Le Quotidien du Midi


 

Le pape François formule des voeux de paix pour les régions en conflit

ROME (Italie). Après avoir célébré la messe de Pâques place Saint-Pierre (photo/twwitter.com/vaticannews_fr), le Pape François a donné la traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi. Il a demandé paix, lumière et réconfort pour le monde et tout particulièrement pour les régions et les pays en guerre. Le Saint-Père a souhaité d’abord  adresser à tous les premières paroles de la récente Exhortation apostolique consacrée aux jeunes, et intitulée Christus vivit :  « Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Quand tu te sens vieilli par la tristesse, les rancœurs, les peurs, les doutes ou les échecs, il sera toujours là pour te redonner force et espérance ». Et le Pape d’affirmer: « La Résurrection du Christ est le début d’une vie nouvelle pour chaque homme et chaque femme, parce que le vrai renouvellement part toujours du cœur, de la conscience. Mais Pâques est aussi le début du monde nouveau, libéré de l’esclavage du péché et de la mort », avant d’énumérer ses vœux pour différentes régions du monde. « Que la lumière du visage de Ressuscité soit espérance pour le bien-aimé peuple syrien, victime d’un conflit qui perdure, et qui risque de nous trouver toujours davantage résignés et même indifférents ». Le Pape argentin a appelé de ses vœux l’engagement de la communauté internationale pour une solution politique qui réponde aux justes aspirations de liberté, de paix et de justice : « Pâques nous porte à tourner le regard vers le Moyen-Orient, déchiré par des divisions et des tensions continues. Que les chrétiens dans la région, avec une persévérance patiente, témoignent du Seigneur ressuscité et de la victoire de la vie sur la mort ». Le pape a eu une pensée pour la population du Yémen, « en particulier pour les enfants épuisés par la faim et la guerre » et le souverain pontife de souligner : « Que la lumière pascale éclaire tous les gouvernants et tous les peuples du Moyen-Orient, à commencer par les Israéliens et les Palestiniens, et les incite à soulager tant de souffrances et à poursuivre un avenir de paix et de stabilité ». Et de poursuivre : « Que les armes cessent d’ensanglanter la Libye où, de nouveau, des personnes sans défense meurent ces dernières semaines et où de nombreuses familles sont contraintes à quitter leurs propres maisons ». Le Souverain pontife s’est ensuite exprimé sur l’insécurité grandissante au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Nigéria et au Cameroun. Il a déclaré : « Ma pensée va également au Soudan, qui traverse un moment d’incertitude politique et où je souhaite que toutes les instances puissent s’exprimer et que chacun s’efforce de permettre au pays de trouver la liberté, le développement et le bien-être auxquels il aspire depuis longtemps ». Enfin, le Pape François a évoqué l’Ukraine, pour que « Pâques apporte réconfort aux populations des régions orientales du pays, qui continuent de souffrir du conflit encore en cours ». Le Saint-Père a conclu son traditionnel message par l’Amérique latine : « Je pense en particulier au peuple vénézuélien, à beaucoup de personnes privées des conditions minimales pour mener une vie digne et sûre, à cause d’une crise qui perdure et s’approfondit. Que le Seigneur donne à ceux qui ont des responsabilités politiques d’œuvrer pour mettre fin aux injustices sociales, aux abus ainsi qu’aux violences et de faire des pas concrets permettant de guérir les divisions et d’offrir à la population les aides dont elle a besoin ». Il a terminé avec un mot pour le Nicaragua, « souhaitant qu’une solution pacifique et négociée soit trouvée à la crise socio-politique qui agite le pays depuis un an ». Après la bénédiction Urbi et Orbi, le Souverain pontife a exprimé sa douleur après les « graves attentats » survenus ce dimanche au Sri Lanka. (source Vatican News)(21/04/19)

Condamné à six mois de prison avec sursis, Mgr Philippe Barbarin fait appel

LYON (Rhône). Le cardinal Philippe Barbarin, 68 ans, a été condamné ce matin par le tribunal correctionnel de Lyon à six mois de prison avec sursis pour la non-dénonciation d’agressions sexuelles commises, sur un mineur de 15 ans, par un prêtre de son diocèse (photo/lyon.catholique.fr). Le cardinal n’était pas présent à l’annonce du délibéré. La présidente du tribunal l'a « déclaré coupable de non-dénonciation de mauvais traitements » envers un mineur entre 2014 et 2015. Les avocats du cardinal Philippe Barbarin ont annoncé faire appel de cette condamnation. Pour les cinq autres prévenus, le tribunal a considéré que les faits n’étaient pas constitués ou prescrits et n'a donc pas prononcé de condamnation à leur encontre. Les six mis en cause étaient poursuivis pour « non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans ». Lors d’une conférence de presse donnée à la Maison diocésaine de Lyon, à la mi journée, Mgr Philippe Barbarin a dit qu’il allait démissionner. Il a souligné : « Je prends acte de la décision du tribunal. Indépendamment de mon sort personnel, je tiens à redire ma compassion pour les victimes et toute la place qu’elles et leurs familles gardent dans ma prière. J’ai décidé d’aller voir le Saint-Père pour lui remettre ma démission. Il me recevra dans quelques jours ». Les parties civiles reprochaient à Mgr Philippe Barbarin de ne pas avoir alerté la justice alors qu’il était au courant du passé pédophile du prêtre. Lors du procès, en janvier dernier, la procureure n’avait pas requis de condamnation à l’encontre de l’archevêque de Lyon.  Dans un communiqué, « la Conférence des Evêques de France prend acte de la décision de justice rendue aujourd’hui à l‘encontre du cardinal Barbarin pour non dénonciation. Elle ne commentera pas cette décision. La Conférence des Evêques de France rappelle que, comme tout citoyen français, le cardinal Barbarin a le droit d’utiliser les voies de recours à sa disposition. C’est ce qu’il a fait et nous attendons l’issue de cette nouvelle procédure. Quant à sa décision de présenter sa démission au Pape François, elle relève de sa conscience personnelle. Elle aussi n’appelle pas de commentaire de la part de la Conférence des Evêques de France. Il appartiendra au Pape de lui donner la suite qu’il jugera opportune. La Conférence des Evêques de France réaffirme sa volonté de lutter avec détermination contre toutes les agressions sexuelles commises par des clercs sur des mineurs. Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président de la Conférence des Evêques de France, a eu l’occasion d’assurer le Cardinal Barbarin de sa prière pour lui et le diocèse de Lyon ». (07/03/19)

En bref

RELIGION. Après la consultation des données astronomiques fournies par les Observatoires de Paris et de Belgique ainsi que celles recueillies auprès des pays musulmans, l’ensemble des présidents des fédérations musulmanes de France, a décidé que le premier jour du Ramadhan est fixé au lundi 6 mai 2019. (04/05/19)
 
 
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