Le Quotidien du Midi


 

Acte 22 des "gilets jaunes" : des incidents à Toulouse

PARIS. La 22eme journée de mobilisation des « gilets jaunes » (photo/www.facebook.com/GiletsJaunesToulouse) a rassemblé, selon le ministère de l’Intérieur, 31 000 personnes sur l’ensemble du territoire nationale dont 5 00 à Paris. Des chiffres en hausse par rapport au samedi précédent où l’on comptait 22 300 manifestants dans tout le pays dont 4 00 à Paris. De son côté, le « Nombre jaune » a comptabilisé 80 504 manifestants contre 73 289 la semaine dernière. A Paris, la Préfecture de Police a procédé à 27 interpellations et 9 473 contrôles préventifs. Si dans la capitale les manifestations se sont déroulées dans un calme relatif avec quelques tensions sur la Place de la République, à Toulouse, qui avait été désignée comme point de ralliement national par le mouvement des « gilets jaunes », des heurts violents ont éclaté entre force de l’ordre et manifestants. Moins d’une heure après le départ du cortège, les manifestants se sont trouvés confrontés aux policiers et gendarmes qui ont du utiliser gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes en réponse aux jets de projectiles de leurs opposants. Les dégâts sont importants : dégradation d’une moto de police ; un feu de véhicule utilitaire qui a aussi entraîné la détérioration d’une porte arrière d’un magasin ; l’incendie d’un scooter, d’une remorque de chantier et de poubelles ; la dégradation de vitres d’une agence d’intérim, d’une agence immobilière et d’une agence bancaire ainsi que de la casse de mobilier urbain. La préfecture de la Haute-Garonne dit avoir observé « la présence d’individus habillés en noir, masqués ou cagoulés, équipés ». Selon La Dépêche du Midi, « des blacks blocs originaires d’Espagne, d’Italie et de Suisse » étaient présents. En fin d’après-midi, la préfecture de la Haute-Garonne dénombrait 14 blessés « en urgence relative », dont un représentant des forces de l’ordre, 11 manifestants et deux passants ainsi que 37 interpellations. Les « gilets jaunes » promettent une « grande journée » samedi prochain, suite aux annonces d’Emmanuel Macron. (13/04/19)

Acte 21 des "gilets jaunes" : une mobilisation en baisse

PARIS. Selon le ministère de l’Intérieur, 22 300 « gilets jaunes »  ont manifesté ce samedi en France dont 3 500 à Paris lors de leur 21eme journée de mobilisation (photo/BFMTV). C’est la plus faible participation depuis le début du mouvement. Des chiffres contestés par les « gilets jaunes » qui  estimaient être 74 000. Il y a une semaine, ils étaient 33 700 sur l’ensemble du territoire national dont 4 000 à Paris. Dans la capitale, deux manifestations déclarées ont conduit les « gilets jaunes » de la place de la République au quartier d’affaires de la Défense et de la gare Montparnasse à la Halle de la Villette. A 16 h 30, la Préfecture de police avait procédé à 28 interpellations et 10 278 contrôles préventifs. Six manifestants, dont Eric Drouet, un des leaders du mouvement, ont été verbalisés à hauteur de 135 euros dans le secteur des Champs-Elysées interdits à tout rassemblement. Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs villes de province. Dans l’ensemble peu d’incidents majeurs ont été relevés. Les manifestations se sont déroulées dans un calme relatif mis à part quelques tensions à Rouen où un appel national avait été lancé. Feux de poubelles, mobilier urbain dégradé, engin de chantier enflammé… et tirs de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre ont émaillé la fin de journée. Ajoutons qu’à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) plusieurs dizaines de « gilets jaunes » venus de toute la France se sont retrouvés pour la seconde « Assemble des assemblées ». (05/04/19)


 

Acte 20 des "gilets jaunes" : 33 700 manifestants dont 4 000 à Paris

PARIS. Malgré des menaces très sérieuses qui pesaient sur cette nouvelle journée de manifestation des « gilets jaunes », l’acte 20 s’est déroulé dans le calme (photo/twitter.com/place_beauvau). Les forces de l’ordre mobilisées ont dispersé les attroupements et fait respecter la loi. Les manifestations des « gilets jaunes » ont rassemblé 33 700 personnes dans toute la France dont 4 000 à Paris (contre 40 500 personnes dont 5 000 à Paris le 23 mars). Cette semaine, la volonté de semer la violence était encore forte. Les groupes à risque étaient présents, mais l’action préventive des forces de l’ordre et la réponse de fermeté ont montré leurs effets : intervention systématique, dispersion et interpellation en cas de débordement. Partout en France, et en particulier en Avignon, du matériel destiné à l’agression (battes de baseball, machettes, lance-pierres…) et du matériel de défense (masques de hockeys, casques…) ont été saisis. « Les forces de l’ordre ont fait respecter les arrêtés d’interdiction qui ont été sont dissuasifs et efficaces » souligne le ministre de l’Intérieur. A Paris 14 485 contrôles préventifs ont eu lieu, dont 7 265 aux abords des Champs-Elysées. 37 personnes ont été interpellées et 21 verbalisées pour avoir tenté de pénétrer le périmètre d’interdiction de manifester. En Avignon, où les casseurs s’étaient donné rendez-vous, les manifestants qui ont tenté de se regrouper dans le périmètre interdit ont pu être dispersés dans le calme. A Bordeaux comme à Toulouse, certains individus ont tenté de lancer des violences. Les forces de l’ordre sont immédiatement intervenues et ont pu maîtriser les débordements. A 17 h 00 , les forces de l’ordre avaient procédé au total à 103 interpellations, donnant lieu à 56 gardes à vue. A Paris comme en région, les manifestations déclarées ont pu se dérouler dans le calme. Le bilan humain est de 10 blessés légers parmi les forces de l’ordre et les manifestants. (30/03/19)
 

Acte 19 des "gilets jaunes" : des manifestations dans le calme

PARIS. Selon le ministère de l’Intérieur 40 500 personnes en France, dont 5 000 à Paris, ont participé ce samedi à l’acte 19 de mobilisation des « gilets jaunes ». Les différentes manifestations organisées dans la capitale et plusieurs villes de province se sont déroulées sans grande violence (photo/www.interieur.gouv). 8 545 contrôles préventifs ont été effectués à Paris, dont 5 547 dans le périmètre interdit. 233 personnes ont été interpellées, 172 placées en garde à vue et 107 verbalisées pour avoir tenté de participer à des rassemblements. 65 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés, ainsi que 30.000 sapeurs-pompiers. « La doctrine que nous avions adoptée après le 1er décembre a été appliquée à la lettre. Les mesures supplémentaires, que nous avons proposées avec Laurent Nunez, validées cette semaine par le Premier ministre ont été mises en œuvre. Les bonnes consignes ont été bien appliquées » a posté le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner sur son compte twitter. Et le représentant du Gouvernement de souligner, en fin de journée, lors d’un point presse : « Les ordres aux services de l’ordre étaient clairs : mobilité, réactivité, dispersion immédiate de tous rassemblements dans les zones où les manifestations étaient interdites et interpellation rapide des responsables. Aujourd’hui, les bonnes consignes ont été bien appliquées et les résultats sont là. Toutes les manifestations déclarées à Paris comme en région ont pu se dérouler globalement dans le calme. Et les trop nombreuses tentatives de violences et de pillages ont pu être prévenues, empêchées, stoppées. Je voulais enfin remercier toutes les forces de sécurité intérieure : policiers, gendarmes mais aussi sapeurs-pompiers et aussi les personnels de la sécurité civile qui ont été exemplaires, réactifs et efficaces. Ils ont encore passé une journée éprouvante et ils ont encore montré qu’ils répondaient présent toujours pour la sécurité des Français. Nous restons vigilants, endurants et déterminés pour aujourd’hui, pour demain, pour les semaines qui viennent ». (23/11/19)

 

Acte 18 des "gilets jaunes" : des violences et saccages

PARIS. Quatre mois après le lancement du mouvement des « gilets jaunes » et au lendemain de la fin du « Grand débat »  32 300 personnes dont 10 000 à Paris ont manifesté dans toute la France, selon le ministère de l’Intérieur (photo.twitter.com/CCastaner). Dans la capitale, 5 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés. Mais cela n’a semble-t-il pas suffit pour éviter des débordements. Les premiers heurts entre les forces de  l’ordre et les manifestants qui commençaient à ériger des barricades ont éclaté sur les Champs Elysées et ses environs aux environs de 11 h 00. Policiers et gendarmes ont du faire usage de gaz lacrymogènes et de canon à eau. Dans un tweet la Gendarmerie nationale précise : « Des individus radicaux, violents et masqués tentent de déclencher des incidents en marge des cortèges » et le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, d’ajouter sur son compte twitter : « Aucun doute n’est permis. Ils appellent à la violence et sont là pour semer le chaos à Paris. Des professionnels de la casse et du désordre, équipés et masqués, ont infiltré les cortèges. Ma consigne est de répondre avec la plus grande fermeté à ces attaques inadmissibles ». Plusieurs commerces situés sur  « la plus belle avenue du monde » ont eu les vitrines brisées. Nombre d’entre eux ont été saccagés à l’image du restaurant « Le Fouquet’s » qui était incendié en fin d’après-midi. A quelques mètres de là, rue Franklin Roosevelt, une agence bancaire, située au rez-de-chaussée d’un immeuble, était à son tour incendiée. Les flammes ont envahi l’intérieur du bâtiment. Le bilan est de 11 blessés et 2 personnes sauvées des flammes. Christophe Castaner a réagit dans un tweet : « Les pompiers et les forces de l’ordre viennent de procéder à l’évacuation de tous les habitants d’un immeuble délibérément incendié. Le feu est maîtrisé. Les individus qui ont commis ces actes ne sont ni des manifestants, ni des casseurs. Ce sont des assassins ». Au cours de la journée, des voitures de police ont été attaquées et ont du faire demi-tour. Des manifestants s’en sont pris à un fourgon de gendarmes mobiles. Le premier ministre Edouard Philippe s’est rendu sur les Champs Elysées. «Quelques milliers de casseurs sont venus à Paris pour en découdre avec les forces de l’ordres, avec les symboles de l’Etat, avec la propriété privée, avec la démocratie. C’est inacceptable. Tous ceux qui excusent ou qui encouragent ces actes s’en rendent complices. Comme une immense majorité de Français, je ressens aujourd’hui une très grande colère. Les actes commis aujourd’hui ne sont pas le fait de manifestants mais de pilleurs, d’incendiaires et de criminels. Aucune cause ne justifie cette violence » a précisé le chef du Gouvernement. D'après la Préfecture de police de Paris, 237 manifestants ont été interpellés et 106 gardés à vue. Par ailleurs, le bilan provisoire à 18 h 30 était de 60 blessés, dont  17 membres des forces de l'ordre ; 1 sapeur-pompier ; 42 manifestants. En fin d’après-midi, Emmanuel Macron décidait d’écourter son week-end à La Mongie et de rentrer à Paris pour participer à la cellule de crise du ministère de l’Intérieur. A son arrivée, il a déclaré « vouloir des décisions fortes, complémentaires pour que cela n'advienne plus. Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement, la journée d'aujourd'hui montre que sur ces sujets-là et ces cas-là, nous n'y sommes pas ». (16/03/19)
 

Acte 16 des "gilets jaunes" : des heurts en province

PARIS. Selon les chiffres  du ministère de l’Intérieur, 39 300 « gilets jaunes » ont manifesté ce samedi en France dont 4 000 à Paris à l’occasion de leur 16eme journée de mobilisation (photo/twitter.com/prudhommeloic). La semaine dernière ils étaient 46 000 sur l'ensemble du territoire national et 5 800 dans la capitale. Si à Paris, le défilé s’est déroulé dans un calme relatif, des heurts entre policiers et manifestants ont eu lieu à Lyon, Toulouse, Nantes, Bordeaux… Dans la capitale, un homme blessé au visage a été conduit à l’hôpital par les services de secours. Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’évacuation de la victime sur un brancard par les pompiers. L’homme pourrait avoir été atteint par un tir de LBD, une arme controversée pour le nombre de blessés graves qu’elle a provoqué depuis le début du mouvement social. Le Parquet de Paris a ouvert une enquête en « recherche des causes de blessures » confiée à l’IGPN (Inspection générale de la Police Nationale). A Lyon, les incidents ont éclaté place Bellecour lorsque une partie des 4 000 manifestants s’est heurtée à un barrage de gendarmes mobiles. A Toulouse, des échauffourées ont émaillé la fin de journée. Les forces de l’ordre ont du faire usage de grenades lacrymogènes et d’un canon à eau pour disperser les manifestants  A Nantes, 1 800 personnes selon la préfecture ont défilé dans les rues de la ville avant que n’éclatent des incidents en fin de parcours. La Direction Départementale de la Sécurité Publique déclare avoir procédé à 15 interpellations. A Bordeaux, environ 4 000 « gilets jaunes » étaient présents. Plusieurs centaines de manifestants ont envahi la gare Saint-Jean avant de descendre sur les voies. Le trafic des trains a été interrompu. Sur Twitter, le député de la France insoumise, Loïc Prud’homme a accusé la police de l’avoir « matraqué » alors qu’il quittait la manifestation et affirmé avoir déposé pliante. Le préfet de Gironde a précisé que les forces de l’ordre avaient « correctement fait leur travail » lors d’une « manifestation non déclarée, sur un axe interdit par arrêté préfectoral et après sommations ». Plusieurs figures du mouvement, Eric Drouet, Priscillia Ludosky et Maxime Nicolle, appellent à une grande mobilisation parisienne le 9 et surtout le 16 mars, au lendemain de la clôture du Grand débat et à la veille des quatre mois de la naissance du mouvement. (02/03/19)


En bref

PRIME D'ACTIVITE. Depuis le 1er janvier, 1 100 000 nouveaux allocataires ont demandé la prime d’activité. Dans le cadre des mesures d’urgence économiques et sociales prises par le Gouvernement en décembre 2018, la prime d’activité a vu son montant augmenter et ses conditions de ressources élargies pour bénéficier jusqu’à 5 millions d’allocataires. (05/03/19)

 
 
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