Le Quotidien du Midi


 

Forte mobilisation contre le projet de réforme des retraites

PARIS. La mobilisation contre la réforme des retraites a rassemblé ce jeudi, jour de grève nationale, plusieurs dizaines de milliers de personnes sur l’ensemble du territoire national (photo/twitter.com/prefpolice). Le ministère de l’Intérieur à comptabilisé 806 000 manifestants et les organisateurs 1,5 million. C'est la plus grosse manifestation depuis l'élection d'Emmanuel Macron à la Présidence de la République. Cheminots, policiers, avocats, enseignants, pompiers, routiers, personnels hospitaliers, étudiants, retraités sont descendus dans la rue pour dire non au projet de réforme des retraites du Gouvernement. Nombreux étaient les fonctionnaires en grève. Dans le secteur des transports, 90% des TGV et 80% des TER n’ont pas circulé. Dans l’Education nationale, de nombreuses écoles n’ont pas ouvert leur porte. Plusieurs manifestations étaient organisées à travers toute la France. A Paris, le défilé a regroupé 65 000 personnes selon la ministère de l’Intérieur, 250 000 selon les organisateurs. La manifestation était encadrée d’un important service d’ordre syndical et de quelques 6 000 policiers et gendarmes. Des heurts entre manifestants et policiers se sont produits boulevard Magenta et en fin de cortège place de la Nation. A 19 h 30, les policiers et gendarmes avaient procédé à 11 490 contrôles préventifs et 90 interpellations. En province, près de 250 cortèges étaient organisés. Parmi les mobilisations les plus importantes, les services de police ont dénombré 35 000 manifestants à Lyon, 33 000 à Toulouse, 20 000 personnes à Bordeaux, 19 000 personnes à Nantes, 15 000 à Clermont-Ferrand, 12 à 13 000 à Lille, Rouen et Grenoble, au moins 10 000 à Tours, Rennes, Brest, Saint-Etienne, Bayonne et Pau, 9 000 à Strasbourg, Perpignan, Limoges, Saint-Nazaire ou Caen. Pour Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT : « Avec plus de 1,5 million de manifestants, la journée d’action du 5 décembre est une première étape réussie de la mobilisation (…) Ce haut niveau de mobilisation est historique, tant au regard du taux de mobilisation dans chaque grande ville que du niveau de grève dans les entreprises. Il démontre le refus d’une grande majorité des travailleurs, des retraités et des jeunes, de voir notre système de protection sociale sacrifié sur l’autel du libéralisme économique (…) Si le président de la République refuse d’entendre les aspirations sociales, il démontrera de nouveau son dogmatisme et sa recherche de confrontation sociale. Il exposera le pays à un conflit social majeur et en portera l’unique responsabilité. Le gouvernement doit renoncer à son projet de réforme et engager de réelles négociations pour assurer la pérennité et l’amélioration de notre système de retraite, comme l’avenir des futures générations ». Et Yves Veyrier, secrétaire général de Force Ouvrière d’ajouter : « La mobilisation a été exceptionnelle par la grève dans l’Education nationale, aux Finances, à Pôle emploi, dans le secteur public de l’énergie, dans les raffineries, les transports urbains, les voies navigables, la Sécurité sociale, les services publics hospitaliers et territoriaux … La grève a touché de nombreuses entreprises du secteur privé, y compris des PME, dans la grande distribution, le transport aérien, la distribution pharmaceutique, la métallurgie, la production automobile et les équipementiers, le secteur alimentaire, la chimie. Elle est déjà reconduite à la SNCF, à la RATP et d’autres secteurs (…) Le gouvernement doit entendre la détermination affichée en nombre et dans le calme (…) Partout en France, des assemblées générales se réunissent, ce soir, demain, pour décider de la suite du mouvement. De nombreux appels à reconduire la grève dès ce vendredi, ce weekend et lundi ont été pris ». Suite à cette mobilisation, « Le Haut Commissaire Jean-Paul Delevoye achèvera les consultations avec les partenaires sociaux en début de semaine et s'exprimera pour effectuer une synthèse de ces discussions, puis le Premier ministre s'exprimera vers le milieu de la semaine prochaine sur l'architecture générale de la réforme», a précisé l'Eysée. (05/12/2019)

Gilets jaunes : un premier anniversaire marqué par des violences à Paris

PARIS. Un an après le premier samedi de mobilisation nationale des gilets jaunes, 28 000 personnes, dont 4 700 à Paris, ont manifesté pour l’acte 53 du mouvement dans la capitale et dans plusieurs villes de province, selon le ministère de l’Intérieur (photo/ twitter.com/prefpolice). Ils étaient 39 000 selon le « Nombre jaune ». A Paris, 147 personnes ont été interpellées et 129 placées en garde à vue. Des heurts entre manifestants, dont plusieurs étaient vêtus de noir et cagoulés, et le forces de l’ordre ont éclaté place d’Italie avant de se poursuivre place de la Bastille et à Châtelet-Les Halles en soirée. Policiers et gendarmes ont fait usage de gaz lacrymogènes. En milieu d’après-midi, la Préfecture de Police de Paris a interdit une manifestation initialement autorisée « au vu des exactions et des violences commises » à la mi-journée. Le Centre commercial Italie 2 a fermé ses portes. Du mobilier urbain a été cassé, des vitrines brisées, des voitures renversées et des poubelles ont été incendiées. La banque HSBC a été prise pour cible. Une stèle célébrant le maréchal Juin , située place d’Italie, a été vandalisée. Des pompiers en intervention ont été la cible de projectiles. 71 verbalisations ont été dressées et la Police a procédé à 8 861 contrôles préventifs. Lors d’une conférence de presse, Didier Lallement, préfet de Police de Paris a déclaré : « Les casseurs ne partiront pas en toute impunité ». En province des manifestations ont eu lieu à Marseille, Lyon, Toulouse, Nantes, Bordeaux, Lille, Montpellier, Perpignan… En début de soirée, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur a écrit dans un twet : « Confiance et reconnaissance aux forces de sécurité et secours qui étaient mobilisées partout en France. Les dégradations et violences commises en marge des manifestations appellent des condamnations fermes et unanimes. Le ministère de l'Intérieur reste vigilant et mobilisé ». (16/11/2019)


 

"Droit de retrait" ou "grève sauvage" ? le trafic ferroviaire fortement perturbé

SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis). Dans plusieurs régions, des agents de conduite ont engagé ce vendredi, à la veille des départs pour les vacances de la Toussaint, un mouvement de cessation du travail. Ce mouvement d’ampleur nationale fait suite à un accident intervenu en région Grand Est au passage à niveau de Saint-Pierre-sur-Vence, dans les Ardennes, entre un train TER (photo/sncf.com) qui transportait 70 voyageurs et un ensemble routier. Le bilan est de 11 blessés dont le conducteur du train. Les cheminots ont fait valoir leur droit de retrait. La SNCF souligne que « cette grève, sans préavis, est totalement irrégulière » et ajoute : « Elle provoque une gêne insupportable pour des millions d’usagers à travers toute la France. Les motifs indiqués ne justifient d’aucune manière un arrêt sans préavis et irrégulier du travail. Il n’y a aucun danger grave et imminent dans la circulation des trains ». La SNCF se dit prête à examiner en détail toutes les inquiétudes qui lui sont adressées par les organisations syndicales. Elle entend répondre également à toutes les inquiétudes qui peuvent s’exprimer sur les agressions verbales ou physiques contre les conducteurs, ainsi que sur la nouvelle procédure de départ des trains devant s’appliquer à partir du 15 décembre. Pour ce faire, elle a décidé 4 actions concrètes et immédiates : dans chacune des régions, une concertation territoriale a commencé ce matin où seront abordées les questions de sécurité et de sûreté posées par les conducteurs ; le groupe de travail Sécurité des 3 CA se réunit aujourd’hui à la mi-journée pour examiner au plus haut niveau ces questions ; une réunion de concertation nationale entre la direction et l’ensemble des organisations syndicales nationales aura lieu immédiatement après ce groupe de travail ; la SNCF étudie notamment la possibilité juridique et technique de repousser de quelques mois la nouvelle procédure de départ des trains. Les discussions ont démarré à tous les niveaux de l’entreprise. Pour la SNCF, « cette grève n’est donc d’aucune utilité et appelle à la reprise immédiate d’un service normal ». Dans un communiqué, la CGT Cheminots déclare : « Un accident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques a eu lieu le 16 octobre 2019 en Champagne-Ardenne. En effet, un train a percuté un convoi exceptionnel sur un passage à niveau. 70 voyageurs étaient à bord. En cause : les choix irresponsables de la direction SNCF. Dans le seul but d’abaisser ses coûts de production, la direction de la SNCF a accéléré, ces dernières années, sa politique de déshumanisation des gares et des trains. Elle a pour cela généralisé la mise en place des Equipements à Agent Seul (EAS, matériel roulant sans contrôleurs) sur l’ensemble du territoire. Cette logique d’abandon de présence humaine est aussi appliquée aux gares avec la fermeture des guichets et la suppression annoncée de l’autorisation de départ. Ces choix contribuent à détériorer fortement le niveau de sécurité des circulations, la sûreté dans les gares et les trains. Plusieurs accidents récents viennent malheureusement renforcer cette réalité. A chaque fois, les trains circulaient en exploitation « EAS » et à chaque fois, l’agent de conduite s’est retrouvé seul et isolé à devoir traiter une multitude de procédures réglementaires et gérer les usagers, le tout en état de choc, sans dispositif de communication efficient à disposition.La fédération CGT des cheminots exige le retour de contrôleurs sur l’ensemble de ces circulations afin de permettre aux agents de conduite de se concentrer uniquement sur la gestion de la sécurité ferroviaire. Suite à ces perturbations du trafic ferroviaire, des milliers les voyageurs ont du prendre leur mal en patience où trouver d’autres moyens de transport. (18/10/2019)


 

Près de 10 000 sapeurs-pompiers ont manifesté dans les rues de la capitale

PARIS. A l’appel de plusieurs organisations constituées en intersyndicale, les sapeurs-pompiers professionnels ont manifesté ce jour, dans Paris, entre la place de la République et celle de la Nation. Cette mobilisation a rassemblé, au plus fort, 7 400 personnes selon le ministère de l’Intérieur, près de 10 000 selon les organisateurs. Des incidents isolés, en fin de manifestation, ont fait 3 blessés parmi les policiers et ont donné lieu à 6 interpellations. En marge de la manifestation, les organisations syndicales ont été reçues, à leur demande, par le cabinet du ministre de l’Intérieur. « Tous les sujets de préoccupations des sapeurs-pompiers ont pu être abordés très directement et sans tabou » déclare le ministère de l’Intérieur. Dans la continuité des échanges entre le ministre de l’Intérieur et les organisations syndicales, à Vannes, le 20 septembre dernier, lors du congrès national des sapeurs-pompiers, plusieurs rendez-vous important ont été annoncés. Le 6 novembre, une réunion sur la question des retraites des sapeurs-pompiers se tiendra en présence du ministre de l’Intérieur, du haut-commissaire aux retraites, des représentants des collectivités locales employeuses (ADF et  AMF) et des organisations syndicales. Le 14 novembre, une seconde réunion tripartite, en présence du ministre de l’Intérieur, des collectivités employeuses (ADF et AMF) et des organisations syndicales, sera organisée pour évoquer l’ensemble des revendications des sapeurs-pompiers. Par ailleurs,  le cabinet du ministre de l’Intérieur et celui de la ministre des Solidarités et de la Santé recevront conjointement les syndicats sur le thème du secours d’urgence aux personnes tout prochainement. Conscient de leur rôle central, le ministre de l’Intérieur a « réaffirmé son souhait de poursuivre le dialogue avec les organisations syndicales pour construire la sécurité civile de demain ». L’intersyndicale estime que « l’urgence de la situation n’a pas été saisie par nos interlocuteurs, Etat et financeurs. L’intersyndicale est profondément déçue. Elle appelle les agents à maintenir visible la grogne en territoire. Un nouveau préavis de grève de deux mois sera déposé couvrant du 1er novembre au 31 décembre 2019. L’avancée des revendications conditionnera les actions sur le terrain ». (15/10/2019)


 

Acte 45 des "gilets jaunes" et Marche pour le climat : 160 interpellations

PARIS. Trois manifestations ont eu ce samedi à Paris : « gilets jaunes », Marche pour le climat, Force Ouvrière. Les premiers avaient annoncé un retour en force au lendemain de la pause estivale. Selon « Le Nombre Jaune », ils étaient 91 430 à travers toute la France. La mobilisation n’a pas été aussi forte qu’attendue et a été éclipsée à Paris par la Marche pour le climat où des heurts ont éclaté dans le cortège entre black blocs et forces de l’ordre (photo/twitter.com/prefpolice). En milieu de matinée, dans le cadre de contrôles préventifs, la Police a saisi du « matériel dangereux » : boules de pétanque, marteau, mortiers dissimulés dans un lecteur DVD… Pour cet acte 45, peu étaient ceux qui avaient revêtu un gilet jaune. Partis de la place de la Madeleine, les manifestants ont tenté de pénétrer sur les Champs Elysées bouclés par policiers et gendarmes qui ont dispersé tous les attroupements.  Des affrontements se sont produits entre manifestants et forces de l’ordre qui ont utilisé les gaz lacrymogènes. Une barricade a été érigée boulevard Saint-Michel, des vitrines ont été brisées, du mobilier urbain saccagé, des poubelles incendiées. 7 500 policiers et gendarmes ainsi que 120 motos, des lanceurs d’eau et des véhicules blindés avaient été mobilisés pour la capitale. Selon la Préfecture de Police, un millier de black blocs et de « gilets jaunes » radicaux se sont mêlés à la Marche pour le climat. A l’issue de la journée, où la préfecture a dénombré 16 000 manifestants pour la Marche pour le climat, on comptait près de 400 personnes verbalisées pour avoir manifesté dans un périmètre interdit, plus de 160 interpellations,120 gardes à vue. D’autres manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes de province. Ajoutons que dans l’après-midi, à l’appel du syndicat Force Ouvrière, plusieurs milliers de personnes ont également défilé pour protester contre la réforme des retraites. En début de soirée, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner écrivait sur son compte twitter : « Gratitude aux forces de l’ordre déployée sur tout le territoire pour préserver l’ordre et garantir la libre expression. Des individus violents ont été interpellés et les exactions stoppées. Le ministère de l’Intérieur reste vigilant et mobilisé : force doit rester à la loi ». Sur le compte twitter de la Préfecture de Police, le préfet Didier Lallement a « salué l’action des policiers, gendarmes et pompiers qui ont oeuvré sans relâche et avec efficacité tout au long de la journée et de la soirée ».(29/09/2019)


 

Acte 44 des "gilets jaunes" : de violents affrontements à Nantes

NANTES (Loire-Atlantique).Les « gilets jaunes » de toute la France s’étaient donnés rendez-vous à Nantes (photo/PN). Selon la Police, 1 800 manifestants étaient présents pour l’acte 44 du mouvement. La situation a rapidement dégénéré avec des lancers de projectiles sur les forces de l’ordre qui ont répondu par des jets de grandes lacrymogènes. Les vitrines de plusieurs magasins ont été brisées, des abribus cassés, des poubelles incendies… D’après la Police, 35 interpellations ont eu lieu. 3 policiers et  2 gendarmes ont été blessés ainsi que 2 manifestants. La Police dit avoir découvert et saisi 22 cocktails Molotov en préparation dans un container poubelle, rue Copernic, à proximité de la place Delorme. Dans la matinée, sur réquisition du procureur, des contrôles préventifs avaient été effectués dans le centre-ville et avaient permis de découvrir des mortiers, rue Gigant, un extincteur…. D’autres mortiers et bombes agricoles ont été découverts  abandonnés, l’après-midi, dans le Jardin des plantes. En référence à l’affaire François de Rugy, ancien président de l’Assemblée nationale, « Nantes Révoltée » souligne sur son compte twitter qu’ « un homard géant en papier mâché était préparé de longue date pour la manifestation. Le véhicule qui devait le transporter a été saisi avec son contenu et 3 personnes raflées ». Des manifestations ont aussi eu lieu à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse… (14/09/2019)


 

Acte 43 des "gilets jaunes" : des heurts à Montpellier et Rouen

PARIS. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi dans plusieurs grandes villes du territoire lors de l’acte 43 des « gilets jaunes ». Une rentrée marquée par des affrontements entre les forces de l’ordre (photo/Préfecture de Police de Paris) et les manifestants. A Paris, l’Arc de Triomphe était sous surveillance suite à des appels à manifester sur place. Des contrôles ont été réalisés pour empêcher tout rassemblement. Plusieurs dizaines de manifestants ont tenté de se rassembler sur les Champs Elysées. En fin de journée, la Préfecture de police de Paris donnaient le chiffre de 107 interpellations. A noter qu’Eric Drouet, l’une des figures du mouvement, a été verbalisé. A Montpellier (Hérault), lieu d’un rassemblement national, 2 000 manifestants selon la préfecture et plusieurs centaines de black blocs s’étaient donnés rendez-vous dans le centre ville. Des heurts entre se sont produits devant la gare Saint Roch, interdite d’accès. Aux jets de projectiles des manifestants, dont certains étaient casqués et cagoulés, habillés de noir, policiers et gendarmes ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et utilisé la lance à eau. Des distributeurs de billets ont été saccagés, des poubelles enflammées…Selon la préfecture, la police a procédé à deux interpellations pour « jets de projectiles, engins incendiaires et possession de couteaux ». Une voiture de la Police municipale, sans occupant, a été incendiée. D’après la préfecture, des manifestants ont ouvert la porte du véhicule avant d’y jeter un cocktail molotov. A Rouen (Seine-Maritime), des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre. Des vitrines de commerces ont été brisées et les vitres du tribunal cassées. 26 personnes ont été interpellées et 111 verbalisées, a précisé la préfecture. (07/09/2019)


 

Acte 37 des "gilets jaunes" : la permanence du député LaREM saccagée

PERPIGNAN (Pyrénées-Orientales). En marge d’un rassemblement des « gilets jaunes » qui a regroupé 300 manifestants environ et quelques blacks-blocs pour l'acte 37 du mouvement,  la permanence parlementaire du député LaREM Romain Grau a été prise pour cible par plusieurs dizaines de personnes (photo/twitter.com/RomainGrau). Selon l’élu présent sur les lieux au moment des faits, les manifestants s’en sont d’bord pris à la vitrine de la permanence qui a été brisée sous les coups de marteau et projectiles divers. Ensuite, toujours selon Romain Grau, un bidon d’essence a été jeté dans le local avant d’être enflammé occasionnant un début d’incendie rapidement éteint à l’aide d’un extincteur. Romain Grau a déposé plainte. Il a réagit sur son compte twitter : « Ma permanence parlementaire a été saccagée ce matin par une centaine de personnes cagoulées dont certaines arboraient un gilet jaune. J’étais sur place et j’ai assisté à cette violence sans nom. Je tiens à remercier le courage et la solidarité de mes voisins qui m’ont fait parvenir un extincteur avant que les flammes ne se propagent dans l’immeuble mettant en danger tous les résidents. Je ne peux pas accepter cette violence à l’encontre de notre République et des valeurs qu’elle porte. En tant qu’élu de proximité, j’ai toujours été à l’écoute de tous et notamment des gilets jaunes que j’ai toujours accepté de recevoir. Ma permanence a toujours été ouverte à tous et à toutes les revendications. Ma détermination à travailler au service de mes concitoyens et ma volonté de rester à l’écoute de tous sont intactes ». Parmi les nombreuses réactions à cet, celles de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, sur twitter : « La violence, le vandalisme et les tentatives d’incendie ne sont pas des moyens d’action tolérables dans une démocratie. Je condamne ces actes au nom de l’Assemblée nationale et exprime mon entière solidarité au député Romain Grau et à ses collaborateurs », et de Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur : « Soutien et solidarité avec Romain Grau. Tout est mis en œuvre pour identifier les lâches auteurs de ces faits inexcusables. Ils devront répondre de leurs actes devant la Justice ». (27/07/2019)


 

Un système universel de retraite

PARIS. Chargé, auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, par le Président de la République et le Premier ministre de préparer la création d’un système universel de retraite, Jean-Paul Delevoye a remis ce jour son rapport au Chef du Gouvernement (photo/twitter.com/EPhilippe). Pour le Haut-Commissaire à la réforme des retraites « le système universel que propose ce document répond aux attentes profondes de nos concitoyens en termes d’équité, de justice, de simplification, de lisibilité, de solidité et de solidarité, mais surtout il entre en résonance avec notre société d’aujourd’hui et de demain » et Jean-Paul Delevoye de présenter ses préconisations : le système universel de retraite remplacera les 42 régimes de retraite actuels. Le système reposera sur des règles communes à tous : salariés du privé et du public, fonctionnaires, indépendants, professions libérales, agriculteurs, parlementaires... Les régimes spéciaux seront fermés. Le système sera financé par répartition : comme dans le système actuel, les cotisations versées par les actifs d’aujourd’hui financeront les pensions des retraités d’aujourd’hui. Chaque jour travaillé permettra d’acquérir des points. Chaque point permettra d’augmenter le niveau de sa retraite. 100% des actifs seront couverts la le système universel, et s’ouvriront des droits sur la totalité de leur rémunération. Les assurés auront la possibilité de partir en retraite à 62 ans. Le système universel conservera également un dispositif de « taux plein » assorti comme aujourd’hui, d’une décote. Ce taux plein correspondra à la pension complète. Il est proposé que, pour la génération 1963, l’âge du taux plein soit fixé à 64 ans. Dans le système universel, la solidarité représentera comme aujourd’hui 25% des droits à retraite. Les périodes de chômage indemnisés, maternité, invalidité et maladie donneront droit à des points de solidarité. Le système universel garantira un minium de retraite augmenté à 85% du Smic. La valeur du point ne pourra pas baisser dans le temps. La pénibilité sera également prise en compte avec la possibilité de partir avant 62 ans à la retraite. Le projet devra être enrichi pour proposer les modalités de convergence vers l’équilibre financier en 2025 dans le cadre du projet de loi portant création du système universel. (18/07/2019)


 

14 juillet : des affrontements sur les Champs-Elysées

PARIS. A l’issue du défilé mliitaire, où, quelques minutes plus tôt, lors de la revue des troupes, Emmanuel Macron avait été sifflé, des incidents ont éclaté sur les Champs Elysées entre plusieurs centaines de manifestants qui avaient envahi le haut de la « plus belle avenue du monde » et les forces de l’ordre. Ces échaufourrées faisaient suite à 152 interpellations pour « organisation de manifestation non déclarée », « violences sur personnes dépositaires de l’ordre public » ou « port d’arme prohibé ». Eric  Drouet, Jérôme Rodrigues, Maxime Nicole, figures des « gilets jaunes », ont été placés en garde à vue. Des poubelles ont été incendiées, du mobilier urbain saccagé, un distributeur de billets vandalisé. Les manifestants, très mobiles, ont tenté d’ériger des barricades avec des barrières métalliques qui avaient été posées pour les spectateurs du défilé. Les forces de l’ordre ont effectué des tirs de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants dont certains avaient le visage dissimulés sous un foulard ou un masque à gaz, d’autres étaient habillés de noir. C’est la première fois depuis le 16 mars que les « gilets jaunes » revenaient manifester sur les Champs Elysées. En milieu d’après-midi, la situation était toujours très tendue. Face au violences, les sommations étaient effectuées et le secteur évacué par la force. En fin d’après-midi, la Préfecture de Police annonçaient avoir procédé à 175 interpellations. Le préfet de Police, Gilles Lallement (photo/bfmtv.com), s’est rendu sur les Champs-Elysées où la circulation automobile avait été partiellement rétablie. Marine Le Pen, présidente du Rassemblent national, a été une des premières à réagir à ces événements. Elle a écrit sur son compte twitter : « Comment est-ce possible que des BlackBlocs et des voyous d’extrême gauche arrivent à tout saccager le jour de notre fête nationale ? Pourquoi cette incompétence chronique d’un ministre de l’Intérieur en dessous de tout et incapable d’assumer la moindre responsabilité ? ». (14/07/2019)

 

Acte 28 des "gilets jaunes" : des manifestants moins nombreux

PARIS. C’est la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement lancé le 17 novembre dernier. Selon le ministère de l’Intérieur (photo/twitter.com/Place_Beauvau), les manifestations des « gilets jaunes » ont rassemblé 12 500 personnes en France dont 2 100 à Paris. De son côté le « Nombre jaune » a comptabilisé 35 104 manifestants. A Paris, la Préfecture de Police avait pris un arrêté interdisant les secteurs des Champs Elysées, de l’Assemblée nationale et de Notre-Dame de Paris. Une seule manifestation avait été officiellement déclarée avec un départ en fin de matinée du cimetière du Père Lachaise et une arrivée à la butte Montmartre. Des incidents ont éclaté en fin d’après-midi sur la place de la République entre manifestants et forces de l’ordre. La Préfecture de Police a procédé à 5 026 contrôles préventifs et 64 interpellations. A Amiens, un millier de manifestants s’est retrouvé pour un  rendez-vous national. « Puisqu'on nous empêche de prendre le Palais de Macron, nous prendrons donc sa ville : Amiens » ont déclaré les manifestants. Des heurts ont éclaté en début d’après-midi et des projectiles ont été jetés contre les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.  Des vitrines de banques et compagnies d’assurance ont été dégradées. Selon la préfecture 100 black blocs et 600 personnes « au comportement hostile » étaient présents dans le défilé. 27 personnes ont été interpellées. (25/05/19)


 

Acte 27 des "gilets jaunes" : six mois de mobilisation

PARIS. Six mois après leur première manifestation du 17 novembre dernier et à un petit peu plus d’une semaine des élections européennes, les « gilets jaunes » étaient à nouveau mobilisés ce samedi. Selon le ministère de l’Intérieur, les manifestations ont rassemblé 15 500 personnes en France dont 1 600 à Paris. Des chiffres contestés par le « Nombre jaune » qui a compté 40 497 manifestants sur l’ensemble du territoire français. Un appel national avait été lancé à Reims et Nancy. A Paris, le cortège où les femmes avaient été placées en tête, est parti du pied de la tour Total , dans le quartier de la Défense, en direction du Sacré Cœur, en haut de le butte Montmartre. A Reims, in millier de manifestants étaient présent. Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants. Les « gilets jaunes » ont lancé des projectiles sur la Police qui a répliqué par des jets de grandes lacrymogènes et des tirs de LBD. Plusieurs manifestants cagoulés et vêtus de noir ont pris part au cortège. Des vitrines ont été brisées, du mobilier urbain dégradé et des poubelles incendiées. Deux manifestants auraient été blessés et pris en charge par les pompiers. Les locaux de France Bleu Champagne-Ardenne (photo/twitter.com/fbleuchampagne) ont été vandalisés. Selon la préfecture de la Marne, une femme de 50 ans qui serait tomée en courant lors d’une charge des CRS, aurait été blessé et transporté au Centre hospitalier universitaire de Reims. Onze personnes ont été interpellées par la Police. A Nancy, 2 000 « gilets jeunes » environ s’étaient donnés rendez-vous. Un drapeau européen a été décroché de son mât à la Métropole du Grand Nancy et remplacé par un autre drapeau « gilets jaunes ». Des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre. Plusieurs manifestants ont été interpellés. Un policier a été blessé à la jambe. (18/05/19)
 

Acte 26 des "gilets jaunes" : des heurts à Lyon et Nantes

PARIS. La mobilisation des « gilets jaunes » est en baisse. Selon le ministère de l’Intérieur, 18 600 personnes dont 1 200 à Paris  ont manifesté ce samedi. Des chiffres contestés par le « Nombre jaune » qui a comptabilisé 37 529 manifestants. A Paris (photo/twitter.com/prefpolice), l’accès aux Champs-Élysées était fermé au sein d’un périmètre d’interdiction comprenant le Palais de l’Elysée et l’Assemblée nationale, de même que le secteur de Notre-Dame. La manifestation partie de Jussieu, « en soutien aux enseignants » s’est déroulée dans le calme. A Lyon et Nantes, des manifestations d’ampleur nationale étaient prévues. A Lyon, 7 manifestants ont été interpellés pour « détention d’armes par destinations et jets de projectiles sur les forces de l’ordre » d’après la Préfecture de région qui déclare qu’au moins 10 policiers et gendarmes ont été blessés. Elle évoque également des « éléments radicaux violents, cagoulés, masqués, qui se cachent derrière des banderoles ». A Nantes, des heurts ont éclaté en centre ville. Selon la Police, 26 personnes ont été placées en garde à vue. Des mortiers et fusées de détresse ont été saisis. Les canons à eau ont té engagés. Une automobile a foncé sur les forces de l’ordre. Un gendarme a sorti son arme de service. A Strasbourg, les « gilets jaunes » avaient appelé à manifester devant le Palais des congrès où LaREM tenait un meeting en présence du Premier ministre, Edouard Philippe. Ils ont interrompu le Chef du Gouvernement pendant son discours. (12/05/19)
 

Acte 25 des "gilets jaunes" : la reconquête des ronds-points

PARIS. Trois jours après les manifestations du 1er mai, les « gilets jaunes » se sont à nouveau rassemblés à Paris et en divers endroits du pays. Selon le ministère de l’Intérieur (photo/twitter.com/Place_Beauvau), ils étaient 18 900 sur l’ensemble de la France dont 1 460 à Paris. C’est la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement. D’après le décompte du « Nombre jaune », 40 291 participants ont été recensés dans les rues de 155 localités. A la Roche-sur-Yon (Vendée), 500 personnes ont défilé dans une manifestation interrégionale émaillée par des heurts entre forces de l’ordre et manifestants. Dans l’ensemble les manifestations se sont toutefois déroulées dans le calme, malgré quelques jets de projectiles et de grenades lacrymogènes en région. Selon la Préfecture de Police, 10 personnes ont été interpellées à Paris et 8 gardées à vue. Dans la capitale, trois manifestations déclarées avaient été autorisées. La principale est partie de l’hôpital Lariboisère pour se diriger place de la Nation. Sur leur trajet, les manifestants sont passés à proximité des plus centres hospitaliers de l’est de la capitale (Saint-Louis, Tenon, Saint-Antoine) dans un geste de « soutien aux personnels soignants des hôpitaux et aux citoyens ayant difficilement accès aux soins ». La journée a également été marquée par une reconquête des ronds-points. (04/05/19)
 

1er mai : des heurts violents en début et fin de manifestation à Paris

PARIS. A l’occasion de la Fête du Travail, de nombreuses manifestations organisées partout en France. A Paris, plusieurs cortèges ont parcouru les rues dès le milieu de matinée : une manifestation syndicale, de Montparnasse à la place d’Italie (photo/twitter.com/Place_Beauvau) ; une manifestation déclarée par les représentants du mouvement des « gilets jaunes », à contresens de la manifestation syndicale ; une manifestation de la Place des Fêtes à Stalingrad ; une manifestation le long de la Seine, de la Place de la Nation vers la Place de la République ; une manifestation auprès de la statue de Jeanne d’Arc. Pour encadrer ces rassemblements, un important dispositif de sécurité avait été déployé : 7 400 policiers et gendarmes étaient mobilisés. « La doctrine de maintien de l’ordre employée ces dernières semaines par les forces de la Préfecture de Police de Paris sera maintenue pour limiter les dégradations, interpeller les casseurs et protéger les manifestants » a souligné le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner qui  a rappelé ses consignes : « mobilité, réactivité, empêchement des violences et interpellation systématique des fauteurs de troubles ». A Paris, plusieurs mesures avait été prises par le Préfet de Police pour assurer la sécurité des personnes et des biens : interdiction de manifester sur les Champs-Elysées, dans un périmètre allant de l’Arc de Triomphe à la Place de la Concorde, comprenant également le secteur de l’Assemblée nationale et celui de Notre-Dame ; fermeture de 584 commerces présents sur l’axe de la manifestation syndicale… Ces mesures étaient associées à des contrôles préalables, à Paris mais également dans les gares ou aux abords des embarquements de cars partout en France, afin de pouvoir interpeller les individus détenant des matériels incompatibles avec une déclaration pacifique de manifestation. Les autorités redoutaient des débordements liés à la présence de « black blocs » et de « gilets jaunes » dans la capitale et dans d'autres villes. Selon le ministère de l’Intérieur, les manifestations ont rassemblé 164 500 personnes en France dont à 28 000 à Paris. La CGT, a dénombré 310 000 personnes dont 80 000 à Paris. Selon, un comptage indépendant, 40 000 personnes étaient présentes à Paris. Les manifestations ont fait 38 blessés, 14 chez les forces de l’ordre, 24 chez les manifestations. A Paris, deux CRS ont reçu un pavé sur la tête. La Police a procédé à 17 306 contrôles préventifs et 330 interpellations. Les premiers heurts entre les « black-blocs », qui avaient rejoint le cortège des « gilets jaunes » et le forces de l’ordre, ont éclaté vers 13 h 00 à Montparnasse, près du restaurant La Rotonde, alors que le départ du cortège n’était fixé qu’à 14 h 30. Au terme du trajet, des incidents ont émaillé la dispersion des personnes ayant participé à la manifestation, Place d’Italie, avec des jets de projectiles contre les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Selon CNews, « des canons à eau ont été utilisés rue de l’Hôpital pour disperser les manifestants. Une agence de la Caisse d'épargne a été saccagée boulevard Saint-Marcel, non loin de la Place d'Italie ». Contraint momentanément de quitter la manifestation, évacué par le service d’ordre du syndicat, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez a accusé la police d’avoir « chargé la CGT ». En réponse la Préfecture de Police de Paris a précisé :  « Les forces de l ordre ont pour mission de faire respecter l ordre républicain qui permet à chacun d exprimer ses opinions en toute sécurité. La CGT n a jamais été la cible des policiers et gendarmes qui ont assuré leur mission avec détermination face à des casseurs violents ». Le calme était revenu en début de soirée. Une journaliste russe a déclaré avoir reçu des coups de matraque de la police au visage et au bras alors qu’elle couvrait la manifestation. Le ministère russe des Affaires étrangères a aussitôt réagi en invitant les autorités françaises à « mener une enquête minutieuse sur cet incident ». (01/05/19)
 

Acte 24 des "gilets jaunes" : 7 blessés à Strasbourg

PARIS. Deux jours après l’intervention du chef de l’Etat en réponse à la crise sociale, les « gilets jaunes » sont à nouveau descendus dans la rue pour le 24eme samedi consécutif. Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient 23 600 sur l’ensemble du territoire national, dont 2 600 à Paris. C’est l’une des plus faibles mobilisations depuis le début du mouvement en novembre 2018. La semaine dernière, ils étaient 27 900 dont 9 000 à Paris. « Le Nombre Jaune » a compté ce samedi 60 132 manifestants. A Paris, la Préfecture de police a  procédé à 13  500 contrôles préventifs et à 14 interpellations. Un premier défilé, dans lequel avaient pris place des « gilets rouges » de la CGT, est parti du boulevard du Montparnasse pour rallier la place d’Italie. A noter  la présence du chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, accompagné d’Alexis Corbière et Adrien  Quatennens. Un second défilé, parti de la Maison de la Radio, a fait le tour des sièges de plusieurs médias. Un appel « international » avait été lancé à Strasbourg (photo/bas-rhin.gouv.fr). 2 000 manifestants se sont retrouvés place de l’Etoile avant de prendre la direction du centre-ville. Plusieurs tentatives pour pénétrer en force dans des zones interdites à toute manifestation ont eu lieu quai des Bateliers et place de Bordeaux. Des confrontations avec les forces de l’ordre ont eu lieu allée de la Robertsau, boulevard d’Anvers et à proximité du campus de l’Université de Strasbourg. Des tirs de grenades lacrymogènes et des manœuvres de dispersion ont été nécessaires. De nombreuses dégradations ont été constatées (éléments de mobilier urbain détériorés et brûlés, vol de matériel de chantier… ). Quarante-deux personnes ont été interpellées. On dénombre sept blessés légers (trois policiers, trois manifestants et une riveraine) qui ont été pris en charge par le Service Départemental d’Incendie et de Secours. Parmi eux, trois avaient été incommodés par des gaz lacrymogènes et deux ont té transportés à l’hôpital. Prochain rendez-vous : le 1er mai. (27/04/19)
 

Acte 23 des "gilets jaunes" : 249 interpellations et 182 gardes à vue

PARIS. Les manifestations organisées dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes » ont rassemblé ce samedi, selon le ministère de l’Intérieur, 27 900 personnes en France, dont 9 000 à Paris. Pour « Le nombre jaune » ils étaient 101 125. Afin de sécuriser et d’encadrer ces manifestations, plus de 60 000 policiers et gendarmes avaient avaient été mobilisés (photo/www.intérieur.gouv). Ils ont procédé à 21 070 contrôles préventifs et 249 interpellations, qui ont donné lieu à 182 gardes à vue. « A Paris, pour faire face aux risques de dégradations et de violences, qui s’annonçaient particulièrement élevés, les parcours présentant des risques de troubles à l’ordre public ont fait l’objet d’arrêtés d’interdiction préfectorale, et un dispositif renforcé a été mis en place, qui a mobilisé plus de 6 700 policiers et gendarmes » souligne le ministère de l’Intérieur. Fondé sur les principes de mobilité, d’autonomie locale des forces engagées et d’intervention immédiate en cas de débordement, ce dispositif a permis de procéder à 20 518 contrôles préventifs, dont 14 521 sur les périmètres interdits ; de faire respecter les périmètres d’interdiction autour des Champs-Elysées, des institutions et de la cathédrale Notre-Dame. 112 personnes ont été verbalisées pour avoir tenté de s’y introduire ; de faire en sorte que les deux trajets déclarés en préfecture n’ayant pas fait l’objet d’une interdiction soient effectivement suivis par les manifestants, et d’éviter les déambulations erratiques dans les rues de la capitale ; de procéder à 227 interpellations, ayant donné lieu à 163 gardes à vue ; et, au final, de contenir les dégradations, les violences et les tentatives de pillage, malgré la présence résolue et les tentatives répétées des casseurs. Des heurts entre policiers et manifestants ont éclaté en direction de la Place de la République où des voitures et scooters ont été incendiés. Des vitrines de boutiques ont été brisées et des magasins pillés. Place de la République, des manifestants ont crié aux policiers : « Suicidez-vous ». Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a réagit sur twitter : « Honte à ceux qui se sont livrés à une telle ignominie ! soutien total à nos forces mobilisées, et à leurs familles. L'immense majorité des Français sait ce qu'elle leur doit ». (20/04/19)
 

Acte 22 des "gilets jaunes" : des incidents à Toulouse

PARIS. La 22eme journée de mobilisation des « gilets jaunes » a rassemblé, selon le ministère de l’Intérieur 31 000 personnes sur l’ensemble du territoire national dont 5 000 à Paris (photo/www.facebook.com/GiletsJaunesToulouse). Des chiffres en hausse par rapport au samedi précédent où l’on comptait 22 300 manifestants dans tout le pays dont 4 00 à Paris. De son côté, le « Nombre jaune » a comptabilisé 80 504 manifestants contre 73 289 la semaine dernière. A Paris, la Préfecture de Police a procédé à 27 interpellations et 9 473 contrôles préventifs. Si dans la capitale les manifestations se sont déroulées dans un calme relatif avec quelques tensions sur la Place de la République, à Toulouse, qui avait été désignée comme point de ralliement national par le mouvement des « gilets jaunes », des heurts violents ont éclaté entre force de l’ordre et manifestants. Moins d’une heure après le départ du cortège, les manifestants se sont trouvés confrontés aux policiers et gendarmes qui ont du utiliser gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes en réponse aux jets de projectiles de leurs opposants. Les dégâts sont importants : dégradation d’une moto de police ; un feu de véhicule utilitaire qui a aussi entraîné la détérioration d’une porte arrière d’un magasin ; l’incendie d’un scooter, d’une remorque de chantier et de poubelles ; la dégradation de vitres d’une agence d’intérim, d’une agence immobilière et d’une agence bancaire ainsi que de la casse de mobilier urbain. La préfecture de la Haute-Garonne dit avoir observé « la présence d’individus habillés en noir, masqués ou cagoulés, équipés ». Selon La Dépêche du Midi, « des blacks blocs originaires d’Espagne, d’Italie et de Suisse »étaient présents. En fin d’après-midi, la préfecture de la Haute-Garonne dénombrait 14 blessés « en urgence relative », dont un représentant des forces de l’ordre, 11 manifestants et deux passants ainsi que 37 interpellations. Les « gilets jaunes » promettent une « grande journée » samedi prochain, suite aux annonces d’Emmanuel Macron. (13/04/19)
 

Acte 21 des "gilets jaunes" : une mobilisation en baisse

PARIS. Selon le ministère de l’Intérieur, 22 300 « gilets jaunes »  ont manifesté ce samedi en France dont 3 500 à Paris lors de leur 21eme journée de mobilisation (photo/BFMTV). C’est la plus faible participation depuis le début du mouvement. Des chiffres contestés par les « gilets jaunes » qui  estimaient être 74 000. Il y a une semaine, ils étaient 33 700 sur l’ensemble du territoire national dont 4 000 à Paris. Dans la capitale, deux manifestations déclarées ont conduit les « gilets jaunes » de la place de la République au quartier d’affaires de la Défense et de la gare Montparnasse à la Halle de la Villette. A 16 h 30, la Préfecture de police avait procédé à 28 interpellations et 10 278 contrôles préventifs. Six manifestants, dont Eric Drouet, un des leaders du mouvement, ont été verbalisés à hauteur de 135 euros dans le secteur des Champs-Elysées interdits à tout rassemblement. Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs villes de province. Dans l’ensemble peu d’incidents majeurs ont été relevés. Les manifestations se sont déroulées dans un calme relatif mis à part quelques tensions à Rouen où un appel national avait été lancé. Feux de poubelles, mobilier urbain dégradé, engin de chantier enflammé… et tirs de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre ont émaillé la fin de journée. Ajoutons qu’à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) plusieurs dizaines de « gilets jaunes » venus de toute la France se sont retrouvés pour la seconde « Assemble des assemblées ». (05/04/19)


En bref

GILETS JAUNES. Plusieurs centaines de « gilets jaunes » ont manifesté ce samedi à Paris et dans plusieurs villes de province lors de lacte 46 du mouvement. A Paris, les manifestants ont intégré la 21eme Techno Parade. A Toulouse, près d’un millier de « gilets jaunes » ont défilé dans les rues de la ville. Place du Capitole, ils ont fait face aux forces de l’ordre qui leur barraient le passage et qui ont du utiliser les grenades lacrymogène en réponse aux « jets de projectiles, outrages et injures » des manifestants. La Police a procédé à 5 interpellations. A Montpellier, des heurts ont eu lieu entre les forces de l’ordre et, selon la police, environ 300 manifestant « très déterminés, très offensifs et très agressifs ». Trois policiers ont été blessés et neuf manifestants, dont des black blocs, ont été interpellés et placés en garde  vue. A Bordeaux, les « gilets jaunes » étaient quelques centaines le cortège n’a donné lieu à aucun incident ni interpellation, selon la Police. A Nice, Geneviève Legay, blessée le 23 mars dernier lors d’une charge policière, était présente. (28/09/2019)


GILETS JAUNES. Plusieurs centaines de gilets jaunes ont manifesté pour l'acte 41 à Paris, Toulouse, Bourg-en-Bresse... (24/08/2019)


GILETS JAUNES. Plusieurs centaines de manifestants sont descendus dans la rue de plusieurs villes du pays à l'occasion de l' acte 40 du mouvement des gilets jaunes. A Toulouse, 2 manifestants ont été interpellés pour jets de projectiles et outrage envers une personne dépositaire de l'autorité publique. (17/08/2019)


GILETS JAUNES. Plusieurs manifestations ont eu lieu ce samedi pour l'acte 39 à Paris, Toulouse, Bordeaux... A Toulouse, des heurts se sont produits lorsque les manifestants ont tenté de se rendre place du Capitole malgré l'interdiction préfectorale. La Police qui a chargé et tiré des gaz lacrymogènes a procédé à 4 interpellations pour outrages, injures et violences envers les forces de l'ordre. A Montpellier, la permanence parlementaire du député LaRem Patrick Vignal a été taguée et recouverte d'inscriptions. (10/08/29019)


GILETS JAUNES. Des manifestations étaient organisées dans plusieurs villes de France à l’occasion de l’acte 38 du mouvement. Un acte 38 placé sous le signe de Steve Maia Caniço, jeune homme disparu dans la nuit du 21 au 22 juin lors de la Fête de la musique à Nantes et dont le corps a été retrouvé le 29 juillet dans la Loire. A Paris, les manifestants ont observé une minute de silence en hommage à Steve sur le place de la République. Ils ont bloqué une voiture de police place Clichy qui était le lieu de rassemblement. A Toulouse, des heurts se sont produits dans le centre ville entre les manifestants qui voulaient se rendre place du Capitole et les forces de l’ordre qui faut usage de grenades lacrymogènes. (03/08/2019)


GILETS JAUNES. Environ 700 "gilets jaunes" auxquels s’était mêlée une cinquantaine de blacks bloc, précédés d’une banderole où l’on pouvait lire "Ca va péter" ont manifesté à Montpellier. Lors de cet acte 36 des "gilets jaunes" des affrontements ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogènes dans le centre ville. Des poubelles ont été incendies, des containers renversés, des vitrines de magasins ont été brisées ainsi que des vitres d’abri de tranmway. La Police a procédé à une interpellation pour jets de projectiles et procédé à une interpellation. Trois policiers dont deux CRS ont été blessés. (20/07/2019)

 

 GILETS JAUNES. Plusieurs centaines de "gilets jaunes" ont manifesté ce samedi à Paris et dans plusieurs villes du pays dans le cadre de l’acte 35 du mouvement. Dans la capitale, quelques légers incidents ont eu lieu sur le parcours qui allait de la place de la Bataille de Stalingrad à la place Mazas, en passant par République et Nation. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes en réponse aux jets de projectiles des manifestants. Le hall de la gare du Nord a été occupé par des "gilets jaunes". Un groupe de manifestants a tenté de pénétrer dans la gare de Lyon aussitôt repoussé par la Police. A Carcassonne (Aude), les "gilets jaunes" ont déployé une banderole sur les remparts de la Cité où était inscrit : « On ne lâche rien ». (13/07/2019)


GILETS JAUNES.  L’acte 34 des « gilets jaunes » n’a rassemblé que quelques centaines de personnes. A Paris, le cortège est parti en début d’après-midi de la Place de la République en direction de la Place de Catalogne. A Toulouse, une manifestation déclarée et une non déclarée se sont déroulées en centre ville. 2 personnes ont té interpellées pour participation à un attroupement en vue de commettre un délit, rébellion, outrage et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, participation à un attroupement avec le visage dissimilé. Il n’y a eu aucun blessé à déplorer et pas de dégradation à constater. (06/07/19)


GILETS JAUNES. La mobilisation diminue.L' acte 33 a rassemblé selon le ministère de l'Intérieur, 5 769 personnes en France dont 1 300 à Paris. De son côté le "Nombre jaune" a compté 10 224 manifestants. A Paris, le cortège est parti de la porte de Clichy en direction de la porte de Pantin. La manifestation avait pour thème la dénonciation des violences policières. Elle s'est déroulée dans une ambiance festive. Des incidents ont éclaté à Rennes et Lille. Dans la capitale des Hauts-de-France, la Police a procédé à 5 interpellations. Il a été constaté des feux de poubelles et des vitrines brisées. Une manifestante aurait été blessée. (29/06/19)


GILETS JAUNES. Les « gilets jaunes » se sont à nouveau rassemblés en divers endroits du territoire, dans les centres-villes ou à des barrières de péage. L’acte 32 a rassemblé selon le ministère de l’Intérieur, 11 800 personnes sur l’ensemble du pays dont 1 100 à Paris. De son côté le « Nombre jaune » a compté 25 553 manifestants.  A Paris, plusieurs centaines de personnes ont défilé. Le cortège est parti de Bercy pour arriver place d’Estiennes-d’Orves. Il s’est dispersé dans le calme. Un appel national avait été lancé à Marseille, Bordeaux et Charleville-Mézières (Ardennes). Dans la cité phocéenne, entre 400 et 500 « gilets jaunes » s’étaient donnés rendez-vous sur le Vieux Port. La Police a procédé à 12 interpellations dont quatre pour jets de projectiles et huit pour visage masqué et casqué. Dans la capitale girondine, 750 manifestants avaient répondu à l’appel des organisateurs. A Charleville-Mézières, près d’un demi millier de « gilets jaunes » a participé à une manifestation qui a donné lieu à des violences envers les forces de l’ordre selon la préfecture. Une vitrine d’un bar-tabac a été caillassée et quinze personnes ont été interpellées. (22/06/19)


GILETS JAUNES. Pour le 31eme acte des « gilets jaunes », les manifestants ont enregistré leur plus faible mobilisation depuis le début du mouvement. Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient 7 000 sur l’ensemble du territoire et 950 à Paris. De son côté le « Nombre jaune » a comptabilisé 20 401 manifestants. A Paris, le cortège est parti de la place de la Bastille pour arriver place du maréchal Juin..Un appel avait été lancé sur les réseaux sociaux pour  faire de Toulouse la capitale nationale de la journée. Selon la préfecture, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées dans la « ville rose ». Des incidents ont éclaté entre les manifestants et les forces de l’ordre. La Police a procédé à 17 interpellations pour jets de projectiles, violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique et outrage. On compte 3 blessés, 2 parmi les manifestants et 1 dans les rangs des forces de l'ordre. Les « gilets jaunes » déclarent avoir été rapidement dispersés par les forces de l’ordre qui auraient chargé quelques minutes après le départ de la manifestation. (15/06/19)


GILETS JAUNES. Selon le ministère de l'Intérieur, les manifestations des "gilets jaunes" ont rassemblé 10 300 personnes en France dont 1 100 en Ile-de-France. Le "Nombre jaune" a compté 19 654 manifestants. L’acte 30 a été marqué par une mobilisation nationale en légère hausse par rapport à la semaine dernière. A Paris, une marche partie de Saint-Denis à rejoint Bobigny. Des échauffourées ont éclatés à Drancy et en fin de manifestation. A Montpellier, où un appel national avait été lancé, des heurts ont éclaté, en début de cortège, entre manifestants au nombre de 2 000 environ et les forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. Ils se sont poursuivis toute l’après-midi et ont fait 8 blessés légers. 16 personnes ont été interpellées. (08/06/19)


GILETS JAUNES. Selon le ministère de l'Intérieur, l'acte 29 des manifestations des "gilets jaunes" a rassemblé 9 500 personnes en France dont 1 500 à Paris. De son coté, le "Nombre jaune" a comptabilisé 23 62 manifestants. A Paris, deux manifestations avaient été déclarées. La plus importante est partie de la place Denfert-Richereau pour se disperser place de la Nation. La seconde s'est élancée de la porte Dauphine en direction du 17eme arrondissement. (01/06/19)


CGT. Philippe Martinez a été réélu à la tête de la CGT par le Comité confédéral national. Il était le seul candidat à son poste. (17/05/19)

 
 
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