Le Quotidien du Midi


 

Acte 28 des "gilets jaunes" : le plus faible mobilisation depuis le début du mouvement

PARIS. C’est la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement lancé le 17 novembre dernier. Selon le ministère de l’Intérieur (photo/twitter.com/Place_Beauvau), les manifestations des « gilets jaunes » ont rassemblé 12 500 personnes en France dont 2 100 à Paris. De son côté le « Nombre jaune » a comptabilisé 35 104 manifestants. A Paris, la Préfecture de Police avait pris un arrêté interdisant les secteurs des Champs Elysées, de l’Assemblée nationale et de Notre-Dame de Paris. Une seule manifestation avait été officiellement déclarée avec un départ en fin de matinée du cimetière du Père Lachaise et une arrivée à la butte Montmartre. Des incidents ont éclaté en fin d’après-midi sur la place de la République entre manifestants et forces de l’ordre. La Préfecture de Police a procédé à 5 026 contrôles préventifs et 64 interpellations. A Amiens, un millier de manifestants s’est retrouvé pour un  rendez-vous national. « Puisqu'on nous empêche de prendre le Palais de Macron, nous prendrons donc sa ville : Amiens » ont déclaré les manifestants. Des heurts ont éclaté en début d’après-midi et des projectiles ont été jetés contre les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.  Des vitrines de banques et compagnies d’assurance ont été dégradées. Selon la préfecture 100 black blocs et 600 personnes « au comportement hostile » étaient présents dans le défilé. 27 personnes ont été interpellées. (25/05/19)


Acte 27 des "gilets jaunes" : six mois de mobilisation

PARIS. Six mois après leur première manifestation du 17 novembre dernier et à un petit peu plus d’une semaine des élections européennes, les « gilets jaunes » étaient à nouveau mobilisés ce samedi. Selon le ministère de l’Intérieur, les manifestations ont rassemblé 15 500 personnes en France dont 1 600 à Paris. Des chiffres contestés par le « Nombre jaune » qui a compté 40 497 manifestants sur l’ensemble du territoire français. Un appel national avait été lancé à Reims et Nancy. A Paris, le cortège où les femmes avaient été placées en tête, est parti du pied de la tour Total , dans le quartier de la Défense, en direction du Sacré Cœur, en haut de le butte Montmartre. A Reims, in millier de manifestants étaient présent. Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants. Les « gilets jaunes » ont lancé des projectiles sur la Police qui a répliqué par des jets de grandes lacrymogènes et des tirs de LBD. Plusieurs manifestants cagoulés et vêtus de noir ont pris part au cortège. Des vitrines ont été brisées, du mobilier urbain dégradé et des poubelles incendiées. Deux manifestants auraient été blessés et pris en charge par les pompiers. Les locaux de France Bleu Champagne-Ardenne (photo/twitter.com/fbleuchampagne) ont été vandalisés. Selon la préfecture de la Marne, une femme de 50 ans qui serait tomée en courant lors d’une charge des CRS, aurait été blessé et transporté au Centre hospitalier universitaire de Reims. Onze personnes ont été interpellées par la Police. A Nancy, 2 000 « gilets jeunes » environ s’étaient donnés rendez-vous. Un drapeau européen a été décroché de son mât à la Métropole du Grand Nancy et remplacé par un autre drapeau « gilets jaunes ». Des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre. Plusieurs manifestants ont été interpellés. Un policier a été blessé à la jambe. (18/05/19)
 

Acte 26 des "gilets jaunes" : des heurts à Lyon et Nantes

PARIS. La mobilisation des « gilets jaunes » est en baisse. Selon le ministère de l’Intérieur, 18 600 personnes dont 1 200 à Paris  ont manifesté ce samedi. Des chiffres contestés par le « Nombre jaune » qui a comptabilisé 37 529 manifestants. A Paris (photo/twitter.com/prefpolice), l’accès aux Champs-Élysées était fermé au sein d’un périmètre d’interdiction comprenant le Palais de l’Elysée et l’Assemblée nationale, de même que le secteur de Notre-Dame. La manifestation partie de Jussieu, « en soutien aux enseignants » s’est déroulée dans le calme. A Lyon et Nantes, des manifestations d’ampleur nationale étaient prévues. A Lyon, 7 manifestants ont été interpellés pour « détention d’armes par destinations et jets de projectiles sur les forces de l’ordre » d’après la Préfecture de région qui déclare qu’au moins 10 policiers et gendarmes ont été blessés. Elle évoque également des « éléments radicaux violents, cagoulés, masqués, qui se cachent derrière des banderoles ». A Nantes, des heurts ont éclaté en centre ville. Selon la Police, 26 personnes ont été placées en garde à vue. Des mortiers et fusées de détresse ont été saisis. Les canons à eau ont té engagés. Une automobile a foncé sur les forces de l’ordre. Un gendarme a sorti son arme de service. A Strasbourg, les « gilets jaunes » avaient appelé à manifester devant le Palais des congrès où LaREM tenait un meeting en présence du Premier ministre, Edouard Philippe. Ils ont interrompu le Chef du Gouvernement pendant son discours. (12/05/19)
 

Acte 25 des "gilets jaunes" : la reconquête des ronds-points

PARIS. Trois jours après les manifestations du 1er mai, les « gilets jaunes » se sont à nouveau rassemblés à Paris et en divers endroits du pays. Selon le ministère de l’Intérieur (photo/twitter.com/Place_Beauvau), ils étaient 18 900 sur l’ensemble de la France dont 1 460 à Paris. C’est la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement. D’après le décompte du « Nombre jaune », 40 291 participants ont été recensés dans les rues de 155 localités. A la Roche-sur-Yon (Vendée), 500 personnes ont défilé dans une manifestation interrégionale émaillée par des heurts entre forces de l’ordre et manifestants. Dans l’ensemble les manifestations se sont toutefois déroulées dans le calme, malgré quelques jets de projectiles et de grenades lacrymogènes en région. Selon la Préfecture de Police, 10 personnes ont été interpellées à Paris et 8 gardées à vue. Dans la capitale, trois manifestations déclarées avaient été autorisées. La principale est partie de l’hôpital Lariboisère pour se diriger place de la Nation. Sur leur trajet, les manifestants sont passés à proximité des plus centres hospitaliers de l’est de la capitale (Saint-Louis, Tenon, Saint-Antoine) dans un geste de « soutien aux personnels soignants des hôpitaux et aux citoyens ayant difficilement accès aux soins ». La journée a également été marquée par une reconquête des ronds-points. (04/05/19)
 

1er mai : des heurts violents en début et fin de manifestation à Paris

PARIS. A l’occasion de la Fête du Travail, de nombreuses manifestations organisées partout en France. A Paris, plusieurs cortèges ont parcouru les rues dès le milieu de matinée : une manifestation syndicale, de Montparnasse à la place d’Italie (photo/twitter.com/Place_Beauvau) ; une manifestation déclarée par les représentants du mouvement des « gilets jaunes », à contresens de la manifestation syndicale ; une manifestation de la Place des Fêtes à Stalingrad ; une manifestation le long de la Seine, de la Place de la Nation vers la Place de la République ; une manifestation auprès de la statue de Jeanne d’Arc. Pour encadrer ces rassemblements, un important dispositif de sécurité avait été déployé : 7 400 policiers et gendarmes étaient mobilisés. « La doctrine de maintien de l’ordre employée ces dernières semaines par les forces de la Préfecture de Police de Paris sera maintenue pour limiter les dégradations, interpeller les casseurs et protéger les manifestants » a souligné le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner qui  a rappelé ses consignes : « mobilité, réactivité, empêchement des violences et interpellation systématique des fauteurs de troubles ». A Paris, plusieurs mesures avait été prises par le Préfet de Police pour assurer la sécurité des personnes et des biens : interdiction de manifester sur les Champs-Elysées, dans un périmètre allant de l’Arc de Triomphe à la Place de la Concorde, comprenant également le secteur de l’Assemblée nationale et celui de Notre-Dame ; fermeture de 584 commerces présents sur l’axe de la manifestation syndicale… Ces mesures étaient associées à des contrôles préalables, à Paris mais également dans les gares ou aux abords des embarquements de cars partout en France, afin de pouvoir interpeller les individus détenant des matériels incompatibles avec une déclaration pacifique de manifestation. Les autorités redoutaient des débordements liés à la présence de « black blocs » et de « gilets jaunes » dans la capitale et dans d'autres villes. Selon le ministère de l’Intérieur, les manifestations ont rassemblé 164 500 personnes en France dont à 28 000 à Paris. La CGT, a dénombré 310 000 personnes dont 80 000 à Paris. Selon, un comptage indépendant, 40 000 personnes étaient présentes à Paris. Les manifestations ont fait 38 blessés, 14 chez les forces de l’ordre, 24 chez les manifestations. A Paris, deux CRS ont reçu un pavé sur la tête. La Police a procédé à 17 306 contrôles préventifs et 330 interpellations. Les premiers heurts entre les « black-blocs », qui avaient rejoint le cortège des « gilets jaunes » et le forces de l’ordre, ont éclaté vers 13 h 00 à Montparnasse, près du restaurant La Rotonde, alors que le départ du cortège n’était fixé qu’à 14 h 30. Au terme du trajet, des incidents ont émaillé la dispersion des personnes ayant participé à la manifestation, Place d’Italie, avec des jets de projectiles contre les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Selon CNews, « des canons à eau ont été utilisés rue de l’Hôpital pour disperser les manifestants. Une agence de la Caisse d'épargne a été saccagée boulevard Saint-Marcel, non loin de la Place d'Italie ». Contraint momentanément de quitter la manifestation, évacué par le service d’ordre du syndicat, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez a accusé la police d’avoir « chargé la CGT ». En réponse la Préfecture de Police de Paris a précisé :  « Les forces de l ordre ont pour mission de faire respecter l ordre républicain qui permet à chacun d exprimer ses opinions en toute sécurité. La CGT n a jamais été la cible des policiers et gendarmes qui ont assuré leur mission avec détermination face à des casseurs violents ». Le calme était revenu en début de soirée. Une journaliste russe a déclaré avoir reçu des coups de matraque de la police au visage et au bras alors qu’elle couvrait la manifestation. Le ministère russe des Affaires étrangères a aussitôt réagi en invitant les autorités françaises à « mener une enquête minutieuse sur cet incident ». (01/05/19)
 

Acte 24 des "gilets jaunes" : 7 blessés à Strasbourg

PARIS. Deux jours après l’intervention du chef de l’Etat en réponse à la crise sociale, les « gilets jaunes » sont à nouveau descendus dans la rue pour le 24eme samedi consécutif. Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient 23 600 sur l’ensemble du territoire national, dont 2 600 à Paris. C’est l’une des plus faibles mobilisations depuis le début du mouvement en novembre 2018. La semaine dernière, ils étaient 27 900 dont 9 000 à Paris. « Le Nombre Jaune » a compté ce samedi 60 132 manifestants. A Paris, la Préfecture de police a  procédé à 13  500 contrôles préventifs et à 14 interpellations. Un premier défilé, dans lequel avaient pris place des « gilets rouges » de la CGT, est parti du boulevard du Montparnasse pour rallier la place d’Italie. A noter  la présence du chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, accompagné d’Alexis Corbière et Adrien  Quatennens. Un second défilé, parti de la Maison de la Radio, a fait le tour des sièges de plusieurs médias. Un appel « international » avait été lancé à Strasbourg (photo/bas-rhin.gouv.fr). 2 000 manifestants se sont retrouvés place de l’Etoile avant de prendre la direction du centre-ville. Plusieurs tentatives pour pénétrer en force dans des zones interdites à toute manifestation ont eu lieu quai des Bateliers et place de Bordeaux. Des confrontations avec les forces de l’ordre ont eu lieu allée de la Robertsau, boulevard d’Anvers et à proximité du campus de l’Université de Strasbourg. Des tirs de grenades lacrymogènes et des manœuvres de dispersion ont été nécessaires. De nombreuses dégradations ont été constatées (éléments de mobilier urbain détériorés et brûlés, vol de matériel de chantier… ). Quarante-deux personnes ont été interpellées. On dénombre sept blessés légers (trois policiers, trois manifestants et une riveraine) qui ont été pris en charge par le Service Départemental d’Incendie et de Secours. Parmi eux, trois avaient été incommodés par des gaz lacrymogènes et deux ont té transportés à l’hôpital. Prochain rendez-vous : le 1er mai. (27/04/19)
 

Acte 23 des "gilets jaunes" : 249 interpellations et 182 gardes à vue

PARIS. Les manifestations organisées dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes » ont rassemblé ce samedi, selon le ministère de l’Intérieur, 27 900 personnes en France, dont 9 000 à Paris. Pour « Le nombre jaune » ils étaient 101 125. Afin de sécuriser et d’encadrer ces manifestations, plus de 60 000 policiers et gendarmes avaient avaient été mobilisés (photo/www.intérieur.gouv). Ils ont procédé à 21 070 contrôles préventifs et 249 interpellations, qui ont donné lieu à 182 gardes à vue. « A Paris, pour faire face aux risques de dégradations et de violences, qui s’annonçaient particulièrement élevés, les parcours présentant des risques de troubles à l’ordre public ont fait l’objet d’arrêtés d’interdiction préfectorale, et un dispositif renforcé a été mis en place, qui a mobilisé plus de 6 700 policiers et gendarmes » souligne le ministère de l’Intérieur. Fondé sur les principes de mobilité, d’autonomie locale des forces engagées et d’intervention immédiate en cas de débordement, ce dispositif a permis de procéder à 20 518 contrôles préventifs, dont 14 521 sur les périmètres interdits ; de faire respecter les périmètres d’interdiction autour des Champs-Elysées, des institutions et de la cathédrale Notre-Dame. 112 personnes ont été verbalisées pour avoir tenté de s’y introduire ; de faire en sorte que les deux trajets déclarés en préfecture n’ayant pas fait l’objet d’une interdiction soient effectivement suivis par les manifestants, et d’éviter les déambulations erratiques dans les rues de la capitale ; de procéder à 227 interpellations, ayant donné lieu à 163 gardes à vue ; et, au final, de contenir les dégradations, les violences et les tentatives de pillage, malgré la présence résolue et les tentatives répétées des casseurs. Des heurts entre policiers et manifestants ont éclaté en direction de la Place de la République où des voitures et scooters ont été incendiés. Des vitrines de boutiques ont été brisées et des magasins pillés. Place de la République, des manifestants ont crié aux policiers : « Suicidez-vous ». Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a réagit sur twitter : « Honte à ceux qui se sont livrés à une telle ignominie ! soutien total à nos forces mobilisées, et à leurs familles. L'immense majorité des Français sait ce qu'elle leur doit ». (20/04/19)
 

Acte 22 des "gilets jaunes" : des incidents à Toulouse

PARIS. La 22eme journée de mobilisation des « gilets jaunes » a rassemblé, selon le ministère de l’Intérieur 31 000 personnes sur l’ensemble du territoire national dont 5 000 à Paris (photo/www.facebook.com/GiletsJaunesToulouse). Des chiffres en hausse par rapport au samedi précédent où l’on comptait 22 300 manifestants dans tout le pays dont 4 00 à Paris. De son côté, le « Nombre jaune » a comptabilisé 80 504 manifestants contre 73 289 la semaine dernière. A Paris, la Préfecture de Police a procédé à 27 interpellations et 9 473 contrôles préventifs. Si dans la capitale les manifestations se sont déroulées dans un calme relatif avec quelques tensions sur la Place de la République, à Toulouse, qui avait été désignée comme point de ralliement national par le mouvement des « gilets jaunes », des heurts violents ont éclaté entre force de l’ordre et manifestants. Moins d’une heure après le départ du cortège, les manifestants se sont trouvés confrontés aux policiers et gendarmes qui ont du utiliser gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes en réponse aux jets de projectiles de leurs opposants. Les dégâts sont importants : dégradation d’une moto de police ; un feu de véhicule utilitaire qui a aussi entraîné la détérioration d’une porte arrière d’un magasin ; l’incendie d’un scooter, d’une remorque de chantier et de poubelles ; la dégradation de vitres d’une agence d’intérim, d’une agence immobilière et d’une agence bancaire ainsi que de la casse de mobilier urbain. La préfecture de la Haute-Garonne dit avoir observé « la présence d’individus habillés en noir, masqués ou cagoulés, équipés ». Selon La Dépêche du Midi, « des blacks blocs originaires d’Espagne, d’Italie et de Suisse »étaient présents. En fin d’après-midi, la préfecture de la Haute-Garonne dénombrait 14 blessés « en urgence relative », dont un représentant des forces de l’ordre, 11 manifestants et deux passants ainsi que 37 interpellations. Les « gilets jaunes » promettent une « grande journée » samedi prochain, suite aux annonces d’Emmanuel Macron. (13/04/19)
 

Acte 21 des "gilets jaunes" : une mobilisation en baisse

PARIS. Selon le ministère de l’Intérieur, 22 300 « gilets jaunes »  ont manifesté ce samedi en France dont 3 500 à Paris lors de leur 21eme journée de mobilisation (photo/BFMTV). C’est la plus faible participation depuis le début du mouvement. Des chiffres contestés par les « gilets jaunes » qui  estimaient être 74 000. Il y a une semaine, ils étaient 33 700 sur l’ensemble du territoire national dont 4 000 à Paris. Dans la capitale, deux manifestations déclarées ont conduit les « gilets jaunes » de la place de la République au quartier d’affaires de la Défense et de la gare Montparnasse à la Halle de la Villette. A 16 h 30, la Préfecture de police avait procédé à 28 interpellations et 10 278 contrôles préventifs. Six manifestants, dont Eric Drouet, un des leaders du mouvement, ont été verbalisés à hauteur de 135 euros dans le secteur des Champs-Elysées interdits à tout rassemblement. Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs villes de province. Dans l’ensemble peu d’incidents majeurs ont été relevés. Les manifestations se sont déroulées dans un calme relatif mis à part quelques tensions à Rouen où un appel national avait été lancé. Feux de poubelles, mobilier urbain dégradé, engin de chantier enflammé… et tirs de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre ont émaillé la fin de journée. Ajoutons qu’à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) plusieurs dizaines de « gilets jaunes » venus de toute la France se sont retrouvés pour la seconde « Assemble des assemblées ». (05/04/19)


 

Acte 20 des "gilets jaunes" : 33 700 manifestants dont 4 000 à Paris

PARIS. Malgré des menaces très sérieuses qui pesaient sur cette nouvelle journée de manifestation des « gilets jaunes », l’acte 20 s’est déroulé dans le calme (photo/twitter.com/place_beauvau). Les forces de l’ordre mobilisées ont dispersé les attroupements et fait respecter la loi. Les manifestations des « gilets jaunes » ont rassemblé 33 700 personnes dans toute la France dont 4 000 à Paris (contre 40 500 personnes dont 5 000 à Paris le 23 mars). Cette semaine, la volonté de semer la violence était encore forte. Les groupes à risque étaient présents, mais l’action préventive des forces de l’ordre et la réponse de fermeté ont montré leurs effets : intervention systématique, dispersion et interpellation en cas de débordement. Partout en France, et en particulier en Avignon, du matériel destiné à l’agression (battes de baseball, machettes, lance-pierres…) et du matériel de défense (masques de hockeys, casques…) ont été saisis. « Les forces de l’ordre ont fait respecter les arrêtés d’interdiction qui ont été sont dissuasifs et efficaces » souligne le ministre de l’Intérieur. A Paris 14 485 contrôles préventifs ont eu lieu, dont 7 265 aux abords des Champs-Elysées. 37 personnes ont été interpellées et 21 verbalisées pour avoir tenté de pénétrer le périmètre d’interdiction de manifester. En Avignon, où les casseurs s’étaient donné rendez-vous, les manifestants qui ont tenté de se regrouper dans le périmètre interdit ont pu être dispersés dans le calme. A Bordeaux comme à Toulouse, certains individus ont tenté de lancer des violences. Les forces de l’ordre sont immédiatement intervenues et ont pu maîtriser les débordements. A 17 h 00 , les forces de l’ordre avaient procédé au total à 103 interpellations, donnant lieu à 56 gardes à vue. A Paris comme en région, les manifestations déclarées ont pu se dérouler dans le calme. Le bilan humain est de 10 blessés légers parmi les forces de l’ordre et les manifestants. (30/03/19)
 

Acte 19 des "gilets jaunes" : des manifestations dans le calme

PARIS. Selon le ministère de l’Intérieur 40 500 personnes en France, dont 5 000 à Paris, ont participé ce samedi à l’acte 19 de mobilisation des « gilets jaunes ». Les différentes manifestations organisées dans la capitale et plusieurs villes de province se sont déroulées sans grande violence (photo/www.interieur.gouv). 8 545 contrôles préventifs ont été effectués à Paris, dont 5 547 dans le périmètre interdit. 233 personnes ont été interpellées, 172 placées en garde à vue et 107 verbalisées pour avoir tenté de participer à des rassemblements. 65 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés, ainsi que 30.000 sapeurs-pompiers. « La doctrine que nous avions adoptée après le 1er décembre a été appliquée à la lettre. Les mesures supplémentaires, que nous avons proposées avec Laurent Nunez, validées cette semaine par le Premier ministre ont été mises en œuvre. Les bonnes consignes ont été bien appliquées » a posté le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner sur son compte twitter. Et le représentant du Gouvernement de souligner, en fin de journée, lors d’un point presse : « Les ordres aux services de l’ordre étaient clairs : mobilité, réactivité, dispersion immédiate de tous rassemblements dans les zones où les manifestations étaient interdites et interpellation rapide des responsables. Aujourd’hui, les bonnes consignes ont été bien appliquées et les résultats sont là. Toutes les manifestations déclarées à Paris comme en région ont pu se dérouler globalement dans le calme. Et les trop nombreuses tentatives de violences et de pillages ont pu être prévenues, empêchées, stoppées. Je voulais enfin remercier toutes les forces de sécurité intérieure : policiers, gendarmes mais aussi sapeurs-pompiers et aussi les personnels de la sécurité civile qui ont été exemplaires, réactifs et efficaces. Ils ont encore passé une journée éprouvante et ils ont encore montré qu’ils répondaient présent toujours pour la sécurité des Français. Nous restons vigilants, endurants et déterminés pour aujourd’hui, pour demain, pour les semaines qui viennent ». (23/11/19)

 

Acte 18 des "gilets jaunes" : des violences et saccages

PARIS. Quatre mois après le lancement du mouvement des « gilets jaunes » et au lendemain de la fin du « Grand débat »  32 300 personnes dont 10 000 à Paris ont manifesté dans toute la France, selon le ministère de l’Intérieur (photo.twitter.com/CCastaner). Dans la capitale, 5 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés. Mais cela n’a semble-t-il pas suffit pour éviter des débordements. Les premiers heurts entre les forces de  l’ordre et les manifestants qui commençaient à ériger des barricades ont éclaté sur les Champs Elysées et ses environs aux environs de 11 h 00. Policiers et gendarmes ont du faire usage de gaz lacrymogènes et de canon à eau. Dans un tweet la Gendarmerie nationale précise : « Des individus radicaux, violents et masqués tentent de déclencher des incidents en marge des cortèges » et le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, d’ajouter sur son compte twitter : « Aucun doute n’est permis. Ils appellent à la violence et sont là pour semer le chaos à Paris. Des professionnels de la casse et du désordre, équipés et masqués, ont infiltré les cortèges. Ma consigne est de répondre avec la plus grande fermeté à ces attaques inadmissibles ». Plusieurs commerces situés sur  « la plus belle avenue du monde » ont eu les vitrines brisées. Nombre d’entre eux ont été saccagés à l’image du restaurant « Le Fouquet’s » qui était incendié en fin d’après-midi. A quelques mètres de là, rue Franklin Roosevelt, une agence bancaire, située au rez-de-chaussée d’un immeuble, était à son tour incendiée. Les flammes ont envahi l’intérieur du bâtiment. Le bilan est de 11 blessés et 2 personnes sauvées des flammes. Christophe Castaner a réagit dans un tweet : « Les pompiers et les forces de l’ordre viennent de procéder à l’évacuation de tous les habitants d’un immeuble délibérément incendié. Le feu est maîtrisé. Les individus qui ont commis ces actes ne sont ni des manifestants, ni des casseurs. Ce sont des assassins ». Au cours de la journée, des voitures de police ont été attaquées et ont du faire demi-tour. Des manifestants s’en sont pris à un fourgon de gendarmes mobiles. Le premier ministre Edouard Philippe s’est rendu sur les Champs Elysées. «Quelques milliers de casseurs sont venus à Paris pour en découdre avec les forces de l’ordres, avec les symboles de l’Etat, avec la propriété privée, avec la démocratie. C’est inacceptable. Tous ceux qui excusent ou qui encouragent ces actes s’en rendent complices. Comme une immense majorité de Français, je ressens aujourd’hui une très grande colère. Les actes commis aujourd’hui ne sont pas le fait de manifestants mais de pilleurs, d’incendiaires et de criminels. Aucune cause ne justifie cette violence » a précisé le chef du Gouvernement. D'après la Préfecture de police de Paris, 237 manifestants ont été interpellés et 106 gardés à vue. Par ailleurs, le bilan provisoire à 18 h 30 était de 60 blessés, dont  17 membres des forces de l'ordre ; 1 sapeur-pompier ; 42 manifestants. En fin d’après-midi, Emmanuel Macron décidait d’écourter son week-end à La Mongie et de rentrer à Paris pour participer à la cellule de crise du ministère de l’Intérieur. A son arrivée, il a déclaré « vouloir des décisions fortes, complémentaires pour que cela n'advienne plus. Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement, la journée d'aujourd'hui montre que sur ces sujets-là et ces cas-là, nous n'y sommes pas ». (16/03/19)
 

Acte 16 des "gilets jaunes" : des heurts en province

PARIS. Selon les chiffres  du ministère de l’Intérieur, 39 300 « gilets jaunes » ont manifesté ce samedi en France dont 4 000 à Paris à l’occasion de leur 16eme journée de mobilisation (photo/twitter.com/prudhommeloic). La semaine dernière ils étaient 46 000 sur l'ensemble du territoire national et 5 800 dans la capitale. Si à Paris, le défilé s’est déroulé dans un calme relatif, des heurts entre policiers et manifestants ont eu lieu à Lyon, Toulouse, Nantes, Bordeaux… Dans la capitale, un homme blessé au visage a été conduit à l’hôpital par les services de secours. Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’évacuation de la victime sur un brancard par les pompiers. L’homme pourrait avoir été atteint par un tir de LBD, une arme controversée pour le nombre de blessés graves qu’elle a provoqué depuis le début du mouvement social. Le Parquet de Paris a ouvert une enquête en « recherche des causes de blessures » confiée à l’IGPN (Inspection générale de la Police Nationale). A Lyon, les incidents ont éclaté place Bellecour lorsque une partie des 4 000 manifestants s’est heurtée à un barrage de gendarmes mobiles. A Toulouse, des échauffourées ont émaillé la fin de journée. Les forces de l’ordre ont du faire usage de grenades lacrymogènes et d’un canon à eau pour disperser les manifestants  A Nantes, 1 800 personnes selon la préfecture ont défilé dans les rues de la ville avant que n’éclatent des incidents en fin de parcours. La Direction Départementale de la Sécurité Publique déclare avoir procédé à 15 interpellations. A Bordeaux, environ 4 000 « gilets jaunes » étaient présents. Plusieurs centaines de manifestants ont envahi la gare Saint-Jean avant de descendre sur les voies. Le trafic des trains a été interrompu. Sur Twitter, le député de la France insoumise, Loïc Prud’homme a accusé la police de l’avoir « matraqué » alors qu’il quittait la manifestation et affirmé avoir déposé pliante. Le préfet de Gironde a précisé que les forces de l’ordre avaient « correctement fait leur travail » lors d’une « manifestation non déclarée, sur un axe interdit par arrêté préfectoral et après sommations ». Plusieurs figures du mouvement, Eric Drouet, Priscillia Ludosky et Maxime Nicolle, appellent à une grande mobilisation parisienne le 9 et surtout le 16 mars, au lendemain de la clôture du Grand débat et à la veille des quatre mois de la naissance du mouvement. (02/03/19)


En bref

GILETS JAUNES. PARIS.Les « gilets jaunes » se sont à nouveau rassemblés en divers endroits du territoire, dans les centres-villes ou à des barrières de péage. L’acte 32 a rassemblé selon le ministère de l’Intérieur, 11 800 personnes sur l’ensemble du pays dont 1 100 à Paris. De son côté le « Nombre jaune » a compté 25 553 manifestants.  A Paris, plusieurs centaines de personnes ont défilé. Le cortège est parti de Bercy pour arriver place d’Estiennes-d’Orves. Il s’est dispersé dans le calme. Un appel national avait été lancé à Marseille, Bordeaux et Charleville-Mézières (Ardennes). Dans la cité phocéenne, entre 400 et 500 « gilets jaunes » s’étaient donnés rendez-vous sur le Vieux Port. La Police a procédé à 12 interpellations dont quatre pour jets de projectiles et huit pour visage masqué et casqué. Dans la capitale girondine, 750 manifestants avaient répondu à l’appel des organisateurs. A Charleville-Mézières, près d’un demi millier de « gilets jaunes » a participé à une manifestation qui a donné lieu à des violences envers les forces de l’ordre selon la préfecture. Une vitrine d’un bar-tabac a été caillassée et quinze personnes ont été interpellées. (22/06/19)


GILETS JAUNES. Pour le 31eme acte des « gilets jaunes », les manifestants ont enregistré leur plus faible mobilisation depuis le début du mouvement. Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient 7 000 sur l’ensemble du territoire et 950 à Paris. De son côté le « Nombre jaune » a comptabilisé 20 401 manifestants. A Paris, le cortège est parti de la place de la Bastille pour arriver place du maréchal Juin..Un appel avait été lancé sur les réseaux sociaux pour  faire de Toulouse la capitale nationale de la journée. Selon la préfecture, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées dans la « ville rose ». Des incidents ont éclaté entre les manifestants et les forces de l’ordre. La Police a procédé à 17 interpellations pour jets de projectiles. Deux manifestants ont été blessés. Les « gilets jaunes » déclarent avoir été rapidement dispersés par les forces de l’ordre qui auraient chargé quelques minutes après le départ de la manifestation. (15/06/19)


GILETS JAUNES. Selon le ministère de l'Intérieur, les manifestations des "gilets jaunes" ont rassemblé 10 300 personnes en France dont 1 100 en Ile-de-France. Le "Nombre jaune" a compté 19 654 manifestants. L’acte 30 a été marqué par une mobilisation nationale en légère hausse par rapport à la semaine dernière. A Paris, une marche partie de Saint-Denis à rejoint Bobigny. Des échauffourées ont éclatés à Drancy et en fin de manifestation. A Montpellier, où un appel national avait été lancé, des heurts ont éclaté, en début de cortège, entre manifestants au nombre de 2 000 environ et les forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. Ils se sont poursuivis toute l’après-midi et ont fait 8 blessés légers. 16 personnes ont été interpellées. (08/06/19)


GILETS JAUNES. Selon le ministère de l'Intérieur, l'acte 29 des manifestations des "gilets jaunes" a rassemblé 9 500 personnes en France dont 1 500 à Paris. De son coté, le "Nombre jaune" a comptabilisé 23 62 manifestants. A Paris, deux manifestations avaient été déclarées. La plus importante est partie de la place Denfert-Richereau pour se disperser place de la Nation. La seconde s'est élancée de la porte Dauphine en direction du 17eme arrondissement. (01/06/19)


CGT. Philippe Martinez a été réélu à la tête de la CGT par le Comité confédéral national. Il était le seul candidat à son poste. (17/05/19)


PRIME D'ACTIVITE. Depuis le 1er janvier, 1 100 000 nouveaux allocataires ont demandé la prime d’activité. Dans le cadre des mesures d’urgence économiques et sociales prises par le Gouvernement en décembre 2018, la prime d’activité a vu son montant augmenter et ses conditions de ressources élargies pour bénéficier jusqu’à 5 millions d’allocataires. (05/03/19)

 
 
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