Le Quotidien du Midi


 

L'Autorité de la concurrence propose la vente de certains médicaments en parapharmacies et grandes surfaces

PARIS. L’Autorité de la concurrence veut assouplir partiellement et de manière strictement encadrée le monopole officinal pour autoriser la dispensation de médicaments (photo/www.e-leclerc.com) en parapharmacies et en grandes surfaces. Le secteur de la distribution du médicament fait face à des mutations profondes. Afin de maintenir le haut niveau de protection de la santé publique, garanti en France par le bon maillage et la qualité du réseau officinal, l'Autorité fait des propositions. Le code de la santé publique réserve la vente de médicaments et de quelques catégories de produits (certaines plantes médicinales, certaines huiles essentielles…) aux seuls pharmaciens et aux seules officines. Mais pour que les patients bénéficient d'une partie des retombées des efforts de modernisation de la profession, l’Autorité de la concurrence évoque un assouplissement partiel et strictement encadré. Sans remettre en cause le monopole pharmaceutique, elle propose une diversification limitée et très encadrée des lieux de distribution de médicaments afin d'améliorer l'accessibilité des produits concernés et de fournir une plus grande concurrence par les prix quand celle-ci est autorisée, au bénéfice du pouvoir d'achat du patient. Cette diversification encadrée viendrait ainsi compléter le maillage officinal, sans se substituer à ce dernier. Un tel assouplissement ne porterait que sur un nombre limité de produits et exclurait les médicaments à prescription médicale obligatoire. Seraient seulement concernés : les médicaments à prescription médicale facultative (traitements des maux de gorge, rhumes, plaies superficielles… ; les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (autotests de dépistage VIH, lecteurs de glycémie, dosage du cholestérol, tests de diagnostic pour la maladie de Lyme…) ; certaines plantes médicinales (inscrites à la pharmacopée) ; certaines  huiles essentielles jusque-là réservées à la vente en officine. Afin de garantir les impératifs de santé publique, la délivrance de ces médicaments et produits serait obligatoirement faite sous la responsabilité d'un pharmacien diplômé, en charge de délivrer médicaments et conseils sur toute l'amplitude horaire du lieu de vente (sur le modèle des réformes introduites en Italie et au Portugal). La vente de ces produits ne pourrait être effectuée que dans un espace dédié, bénéficiant d'une caisse enregistreuse séparée. (04/04/19)

En bref

ROUGEOLE. La rougeole a provoqué le premier décès en France en 2019 suite à une encéphalite annonce ce mercredi l'agence Santé publique France. Depuis le 1er janvier 2019, 350 cas de rougeole ont été déclarés (966 cas sur la même période en 2018), dont 100 (29%) hospitalisés (5 en réanimation), 27 (8%) compliqués de pneumopathies, 1 décès (encéphalite). 90% des cas sont survenus chez des sujets non ou mal vaccinés. 51 départements ont déclaré au moins 1 cas au cours de la période. (13/03/19)
 
 
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