Le Quotidien du Midi


 

Covid-19 : 54 départements sous couvre-feu

PARIS. Le Premier Ministre, Jean Castex, a tenu ce jour une conférence de presse sur l'application des mesures pour lutter contre la Covid-19. Extraits : « Nous nous retrouvons pour un point d'information sur la crise épidémique et la présentation des nouvelles mesures décidées hier en Conseil de défense et de sécurité En France comme partout en Europe, la deuxième vague est là. Nous observons aujourd'hui une progression rapide et très préoccupante de l'épidémie dans tous les pays d'Europe, en Italie, au Royaume-Uni, en Belgique, en Allemagne. Disons les choses clairement. La situation est grave. Elle est grave en Europe, elle est grave en France (…) Au cours des derniers jours, la situation sanitaire de notre pays a continué de se dégrader. La circulation du virus atteint aujourd’hui un niveau extrêmement élevé. Le nombre de personnes atteintes du Covid s’établit sur les 7 derniers jours à 251 pour 100 000 personnes, c’est-à-dire une progression de 40 % en une semaine. Le taux de reproduction du virus se situe autour de 1,35 ce qui concrètement signifie un doublement du nombre de cas en 15 jours (…) Cette progression de l'épidémie nous conduit à étendre les mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements et à un territoire d'Outre-mer, la Polynésie. Dans l'ensemble de ces départements et territoires, le couvre-feu s'appliquera de 21 h 00 à 6 h 00, sur l'ensemble du territoire des départements concernés et normalement pour une durée de 6 semaines. Ces règles entreront en vigueur à compter de vendredi minuit. Elles seront les mêmes que pour les métropoles, déjà placées en couvre-feu depuis samedi dernier. Cela signifie qu'à 21 h 00, chacun devra être chez soi et que, sauf exception, tous les lieux, commerces ou services recevant du public seront fermés. Comme pendant la période du confinement, il faudra, pour sortir après 21h00, vous munir d'une attestation prouvant que vous répondez de l'une de ces exceptions (…) Au total, à compter de vendredi minuit, ce sont 54 départements et un territoire d'Outre-mer qui seront soumis à la règle du couvre-feu, soit 46 millions de nos concitoyens. Avec ces mesures, nous poursuivons notre stratégie de riposte graduée et territorialisée (…) Depuis samedi dernier, les forces de l'ordre ont effectué 32 033 contrôles et prononcé 4 777 verbalisations pour non-respect du couvre-feu. Il est trop tôt à ce stade pour mesurer les effets du couvre-feu. C'est la semaine prochaine que nous verrons s’il commence à réduire suffisamment la circulation virale. En fonction des résultats obtenus et de l’évolution de l’épidémie, nous réévaluerons le dispositif pour éventuellement le durcir avec pour priorité absolue la volonté de sauver des vies et de protéger la santé de nos concitoyens à commencer par les plus vulnérables d’entre nous (…) Je vous le dis donc très clairement, les semaines qui viennent seront dures. Nos services hospitaliers vont être mis à rude épreuve et le nombre de morts va continuer d’augmenter (…) Face à l'accélération de l'épidémie qui vient d'être rappelée, nous devons mobiliser tous les outils. Les nouvelles technologies constituent un de ces outils utiles pour retracer les chaînes de contamination, et ce tout particulièrement lorsque la circulation du virus est élevée et nous y sommes. Le Gouvernement lance aujourd'hui la nouvelle application « Tous Anti-Covid ». (22/10/2020)


Covid-19 : le port du masque obligatoire dans le lieux publics clos

PARIS. A compter de ce lundi, toute personne de 11 ans et plus doit porter un masque grand public dans les lieux publics clos, en complément de l’application des gestes barrières. La vigilance de tous est plus que jamais nécessaire pour éviter un rebond épidémique. D’abord, cette décision se fonde sur les indicateurs de suivi de l’épidémie que sont le R effectif, le taux d’incidence hebdomadaire, le nombre et le taux de tests positifs effectués et l’état des capacités d’accueil de malades graves en réanimation. Ils sont régulièrement complétés par une analyse contextualisée (l’étude du nombre de recours aux services d’urgences ou à SOS Médecins pour suspicion de Covid) et par des études territorialisées de la situation sanitaire lorsque les différents seuils de vigilance et d’alerte sont franchis. Ces outils traduisent aujourd’hui d’une détérioration légère, mais encore incertaine de la situation sanitaire. Par ailleurs, des incertitudes demeurent sur la transmission du virus dans l’air, qui a fait l’objet le 6 juillet 2020 d’une lettre à l’OMS signée par 239 scientifiques issus de 32 pays, qui ont notamment fait part de leurs observations sur la fréquence des contaminations et des clusters en milieu clos, particulièrement en cas de brassage d’air, et même en l’absence de projection directe. Les lieux touchés par ce décret sont : salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple, y compris les salles de spectacle et les cinémas ; restaurants et débits de boissons ; hôtels et pensions de famille ; salles de jeux ; établissements d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement ; bibliothèques, centres de documentation ; établissements de culte ; établissements sportifs couverts ; musées ; établissements de plein air ; chapiteaux, tentes et structures ; hôtels-restaurants d’altitude ; établissements flottants ; refuges de montagne ; les gares routières et maritimes ainsi que les aéroports ; magasins de vente, centres commerciaux ; administrations et banques ; marchés. Il revient aux responsables des établissements recevant du public de mettre en place cette mesure à compter dès ce  lundi. Un écriteau « Ici, le port du masque est obligatoire » est mis à disposition pour téléchargement sur le site du Gouvernement et du ministère des Solidarités et de la Santé. Le non-respect de cette mesure pourra être susceptible, comme c’est le cas dans les autres lieux où le port du masque est obligatoire, notamment les transports, d’une contravention de 4eme classe. (20/07/2020)


 

Ségur de la Santé : une hausse de salaire de 183€ net par mois

PARIS. Le Ségur de la Santé, a réuni au ministère des Solidarités et de la Santé l’ensemble des acteurs du monde de la santé avec un objectif clair : remettre le système de santé sur de bons rails et lui donner de nouvelles ambitions. Au cœur de ces travaux, la question des métiers, des carrières et de la revalorisation a abouti à des accords historiques, pour que les métiers de la santé soient reconnus à la hauteur de l'engagement de ceux qui les exercent. Ces accords sont le fruit d’un dialogue social exigeant et constructif de plus de 40 heures entre le ministre des Solidarités et de la Santé et les organisations syndicales représentatives des professions paramédicales, des médecins, des étudiants et des internes en médecine ainsi que la Fédération Hospitalière de France. Ils ont été signés ce lundi à l'Hotel de Matignon par une majorité d’organisations syndicales représentant d’une part, les professions non médicales (FO, CFDT, UNSA) et d’autre part, les professions médicales (INPH, SNAM-HP, CMH). Ils aboutissent à une reconnaissance historique de ces métiers du soin qui, à l’hôpital comme en EHPAD, dans le secteur public comme dans le privé, seront toujours des métiers de dévouement et d’engagement. Ces accords ont vocation à améliorer dès maintenant la rémunération et le quotidien de 1,8 million de professionnels. En particulier, tous les paramédicaux bénéficieront, à l’hôpital et dans les EHPAD, d’une hausse de salaire de 183€ nets par mois. Ces accords sont aussi un gage pour l’avenir, puisqu’ils garantissent l’attractivité de ces métiers essentiels auprès des futures générations de soignants et la transformation des établissements de santé au service des patients. Ces accords constituent la première étape des conclusions du Ségur de la santé. Ils seront complétés, dans les jours qui viennent, par des décisions sur le système de la santé, couvrant l’ensemble des quatre « piliers » du Ségur : transformer les métiers et revaloriser ceux qui soignent ; définir une nouvelle politique d’investissement et de financement au service des soins ; simplifier les organisations et le quotidien des équipes ; fédérer les acteurs de la santé dans les territoires au service des usagers. (13/07/2020)
 

Covid-19 : Edouard Philippe annonce la réouverture des restaurants et cafés

PARIS. Ce jeudi, le Premier ministre, Edouard Phiiippe, s'est exprimé au sujet de l'organisation de la deuxième phase du déconfinement qui démarrera le 2 juin pour se prolonger jusqu’au 22 juin. A partir du 2 juin, il y aura une zone orange qui regroupe l'Île-de-France, la Guyane et Mayotte faisant encore l'objet d'une vigilance particulière, et une zone verte qui concerne le reste des départements. Le respect des gestes barrière et de la distanciation physique restent d’actualité comme la limitation des regroupements à 10 personnes dans l'espace public. Le télétravail est toujours privilégié. Toutes les écoles réouvriront progressivement dès le 2 juin dans le respect du protocole sanitaire. Les collèges en zone verte pourront accueillir les élèves de la 6eme à la 3eme. Les collèges en zone orange réouvriront progressivement les classes de 6eme et 5eme. Tous les lycées généraux, technologiques et professionnels réouvriront en zone verte. Les lycées généraux, technologiques et professionnels réouvriront en zone orange pour assurer les certifications et pour au minimum les entretiens pédagogiques individuels. L'épreuve orale du baccalauréat de français est annulée. Elle sera validée par le contrôle continu. Une campagne d'identification et de prise en charge des élèves « décrocheurs » sera mise en place à partir du 2 juin. En zone verte, le cafés, bars, restaurants vont pouvoir réouvrir à partir du 2 juin.  En zone orange, réouverture des terrasses seulement. Il faudra respecter une distance minimale d'1 mètre entre chaque table et un maximum de 10 personnes par table. Le port du masque sera obligatoire pour le personnel et les clients lors des déplacements. Les hébergements touristiques (villages vacances, maisons familiales de vacances, auberges collectives et campings), réouvriront en zone verte le 2 juin dans les respect des règles sanitaires spécifiques. En zone orange, ouverture le 22 juin. Les colonies de vacances réouvriront le 22 juin. Il est mis fin à l'interdiction de déplacement de plus de 100 km. Les déplacements entre métropole et Outre-mer restent soumis aux motifs impérieux d'ordre sanitaire, familial ou professionnel, avec des mesures spécifiques pour Mayotte et la Guyane. Dans l'Union européenne, les restrictions aux frontières intérieures sont maintenues jusqu'au 15 juin. Une coordination européenne sera mise en place à compter de cette date pour rouvrir les frontières intérieures. Hors Union européenne, les frontières extérieures restent fermées. Une coordination européenne sera mise en place à compter du 15 juin pour adopter une position commune. Les parcs et jardins réouvriront le 30 mai ; les plages, lacs et plans d'eau le 2 juin ; tous les musées et monuments le 2 juin ; tous les cinémas le 22 juin. Les piscines, gymnases et salles de sport, parcs de loisirs, salles de spectacles et théâtres réouvriront le 2 juin en zone verte et le 22 juin en zone orange. Les rassemblements de plus de 10 personnes dans l'espace public ; les sports collectifs et de contact ; les discothèques et salles de jeux ; les stades et hippodromes restent interdits ou fermés. (28/05/2020)


 

Coup d'envoi du Ségur de la Santé

PARIS. Deux mois jour pour jour après le discours du Président de la République, Emmanuel Macron, qui déclarait « un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital »,  le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, ont donné le coup d’envoi du Ségur de la Santé, ce lundi, aux côtés de près de 300 acteurs du monde de la santé : acteurs institutionnels, élus, représentants des usagers, Agences régionales de santé, Assurance maladie, ordres professionnels, représentants des établissements et employeurs du secteur sanitaire et médico-social, syndicats hospitaliers, syndicats de praticiens et professions paramédicales libéraux, représentants des étudiants et jeunes médecins, représentants des transporteurs sanitaires, conseils nationaux professionnels et collectifs hospitaliers…Ils ont rappelé l’ambition de cette grande concertation avec les acteurs du système de santé : tirer collectivement les leçons de l’épreuve traversée et faire le lien avec les orientations de Ma Santé 2022, pour bâtir les fondations d’un système de santé encore plus moderne, plus résilient, plus innovant, plus souple et plus à l’écoute de ses professionnels, des usagers et des territoires, avec des solutions fortes et concrètes. La méthode et l’organisation proposées ont également été présentées. Le Ségur de la Santé ouvre un mois de concertation, jusqu’à la fin du mois de juin, avec les acteurs du système de santé : des concertations nationales à travers un Comité Ségur national et un groupe Ségur national spécifique autour des carrières et des rémunérations, dès le 26 mai ; des retours d’expérience dans les territoires à partir du 29 mai ; une consultation en ligne via un espace d’expression dématérialisé ouvert début juin. Dans la lignée des orientations fixées par le Président de la République, les concertations du Ségur de la Santé reposeront sur quatre piliers : transformer les métiers et revaloriser ceux qui soignent ; définir une nouvelle politique d’investissement et de financement au service des soins ; simplifier radicalement les organisations et le quotidien des équipes ; fédérer les acteurs de la santé dans les territoires au service des usagers. Les conclusions du Ségur de la Santé sont attendues pour la mi-juillet. (25/05/2020)



 

Covid-19 : Edouard Philippe présente la stratégie du plan de déconfinement

PARIS. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a présenté ce mardi, à l'Assemblée nationale la stratégie nationale du plan de déconfinement dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19. Extraits : "Voilà donc le moment où nous devons dire à la France comment notre vie va reprendre (…) Le confinement a été un instrument efficace. Pour lutter contre le virus. Pour contenir la progression de l’épidémie. Pour éviter la saturation de nos capacités hospitalières et, ce faisant, protéger les Français les plus fragiles (…) Il nous faut progressivement, prudemment, mais aussi résolument, procéder à un dé-confinement aussi attendu que risqué et redouté (…) Vivre avec le virus, agir progressivement, adapter localement : voilà les trois principes de notre stratégie nationale. A partir du 11 mai, sa mise en œuvre va reposer sur le triptyque : protéger- tester- isoler (…) Protéger d’abord. Trois décisions ont donc été prises. D’abord d’augmenter la production nationale de masques chirurgicaux autant que faire se peut (…) Ensuite, réserver le stock existant aux soignants hospitaliers (…) Enfin nous avons lancé la production de masques en tissus, pour compléter l’offre et ne pas dépendre des importations dont nous ne savions pas si elles pourraient reprendre, et si oui pour combien de temps. Le Président de la République l’a dit : nous nous appuierons sur les maires et les préfets, avec le concours de tous (…) Les Régions et l’État mettront en place un appui au TPE et aux travailleurs indépendants, au-delà des initiatives déjà prises par certaines branches ou organisations professionnelles. Une plateforme de e-commerce sera mise en place par la Poste à compter du 30 avril et distribuera à ceux qui en ont besoin chaque semaine plusieurs millions de masques grand public.L’État et les collectivités locales assureront la protection de leurs personnels, en particulier ceux qui sont en contact avec le public. Les préfets disposeront d’une enveloppe locale pour soutenir, avec les départements et les régions, les plus petites collectivités. Les personnels de l’éducation et les élèves des collèges recevront également des masques.Les pharmacies et la grande distribution seront invitées à vendre des masques jetables ou lavables.Enfin, nous réserverons une enveloppe hebdomadaire de 5 millions de masques lavables pour que les préfets organisent, avec les maires et les présidents de Conseils départementaux, la distribution de masques à nos concitoyens qui se trouvent dans le plus grand état de précarité.Protéger d’abord. Tester ensuite (...) A la sortie du confinement, nous serons en capacité de massifier nos tests. Nous nous sommes fixés l’objectif de réaliser au moins 700 000 tests virologiques par semaine au 11 mai (…) Dans chaque département, nous constituerons des brigades chargées de remonter la liste des cas contacts, de les appeler, de les inviter à se faire tester en leur indiquant à quel endroit ils doivent se rendre, puis à vérifier que ces tests ont bien eu lieu et que leurs résultats donnent lieu à l’application correcte de la doctrine nationale. Protéger d’abord, tester ensuite, et isoler enfin. L’objectif final de cette politique ambitieuse de tests, c’est de permettre d’isoler au plus vite les porteurs du virus afin de casser les chaînes de transmission (…) Mais, comme je vous l’indiquais, nous allons procéder progressivement et en différenciant en fonction des territoires.Progressivement d’abord. Progressivement parce qu’il ne faut pas laisser repartir l’épidémie (…) Si tout est prêt, comme nous le pensons, le 11 mai, alors commencera une phase qui durera jusqu’au 2 juin. Elle permettra de vérifier que les mesures mises en œuvre permettent de maîtriser l’épidémie, et d’apprécier, en fonction de son évolution, les mesures à prendre pour la phase suivante qui débutera ce 2 juin et qui ira jusqu’à l’été. C’est fin mai notamment que nous statuerons notamment sur la réouverture des cafés et des restaurants(..) La progressivité s’accompagne d’une différenciation selon les territoires (…) La direction générale de la Santé et Santé Publique France ont établi trois ensembles de critères permettant d’identifier les départements où le déconfinement doit prendre une forme plus stricte : le taux de cas nouveaux, les capacités hospitalières, le système local de tests et de détection des cas contacts (…) Ces indicateurs, leur lecture, seront cristallisés le 7 mai, afin de déterminer quels départements basculent le 11 mai en catégorie disons « rouge », circulation élevée, ou « vert », circulation limitée (…)   Notre plan national de déconfinement fixe les règles nationales pour quelques enjeux prioritaires : l’école, les entreprises, les commerces, les transports, la vie sociale (…) Nous proposons une réouverture très progressive des maternelles et de l’école élémentaire à compter du 11 mai, partout sur le territoire, et sur la base du volontariat. Dans deuxième temps, à compter du 18 mai, mais seulement dans les départements où la circulation du virus est très faible, nous pourrons envisager d’ouvrir les collèges, en commençant par la 6ème et la 5ème. Nous déciderons fin mai si nous pouvons rouvrir les lycées, en commençant par les lycées professionnels, début juin (…) Les classes rouvriront dans des conditions sanitaires strictes : pas plus de 15 élèves par classe ; une vie scolaire organisée autour du respect des règles barrière, de mesures d’hygiènes strictes et de la distribution de gels hydro alcooliques. Tous les enseignants et encadrants des établissements scolaires recevront des masques qu’ils devront porter quand ils ne pourront respecter les règles de distanciation (…) Les crèches seront également rouvertes. L’accueil par groupes de 10 enfants maximum sera possible, avec la possibilité d’accueillir plusieurs groupes de 10 enfants si l’espace le permet et si les conditions sont réunies pour que les groupes ne se croisent pas (…) Le déconfinement doit aussi permettre la reprise de la vie économique. Pour cela, il nous faut réorganiser la vie au travail. Le télétravail doit être maintenu partout où c’est possible, au moins dans les 3 prochaines semaines (…) Les commerces rouvriront également à compter du 11 mai (…) Je l’ai dit, nous prendrons une décision sur les bars, cafés et restaurants fin mai, pour décider s’ils peuvent ouvrir après le 2 juin. Les décisions relatives aux transports sont particulièrement ardues. Ils sont pour une bonne part un dispositif clé pour la reprise économique (…) Nous allons prendre deux séries de décision. D’abord, remonter au maximum l’offre de transports urbains. 70% de l’offre de la RATP sera disponible le 11 mai (…) Ensuite, faire baisser la demande, en favorisant le télétravail, en étalant les horaires, en demandant aux Français de considérer que les transports aux heures de pointes doivent être réservés à ceux qui travaillent (…) Le port du masque sera rendu obligatoire dans tous les transports, métros comme bus (…) Les bus scolaires pourront circuler, mais avec la même règle du un sur deux, avec l’obligation de port du masque pour les collégiens et les chauffeurs. Le port du masque sera également obligatoire dans les taxis et les VTC qui ne disposent pas du système de protection en plexiglas. S’agissant des déplacements inter-régionaux ou inter-départementaux, notre logique sera inverse. Nous voulons réduire ces déplacements aux seuls motifs professionnels ou familiaux impérieux, pour des raisons évidentes de limitation de la circulation du virus (…) Enfin, le déconfinement, c’est le retour de la vie sociale (...) Elle va reprendre, mais là encore, progressivement (…) Il sera à nouveau possible de circuler librement, sans attestation, sauf, comme je l’ai dit, pour les déplacements à plus de 100 km du domicile, qui ne seront possibles que pour un motif impérieux, familial ou professionnel. Il sera possible, les beaux jours aidant, de pratiquer une activité sportive individuelle en plein air, en dépassant évidemment la barrière actuelle du km et en respectant les règles de distanciation physique. Il ne sera possible, ni de pratiquer du sport dans des lieux couverts, ni des sports collectifs ou de contacts.Les parcs et jardins, si essentiels à l’équilibre de vie en ville, ne pourront ouvrir que dans les départements où le virus ne circule pas de façon active. Par mesure de précaution, les plages resteront inaccessibles au public au moins jusqu’au 1er juin.S’agissant des activités culturelles, les médiathèques, les bibliothèques et petits musées pourront rouvrir leurs portes dès le 11 mai. A contrario, les grands musées, qui attirent un grand nombre de visiteurs, les cinémas, les théâtres et les salles de concert ne pourront pas rouvrir. Les salles des fêtes, les salles polyvalentes resteront également fermées, jusqu’à cette marche du 2 juin (…) Les lieux de culte pourront continuer à rester ouverts. Mesdames et Messieurs les députés, la France est face à un de ces moments où ceux qui l’aiment et la servent doivent être à la hauteur. Nous devons protéger les Français sans immobiliser la France au point qu’elle s’effondrerait. C’est une ligne de crête délicate qu’il faut suivre". (28/04/2020)


 

Covid-19 : fin du confinement le 11 mai et réouverture des écoles

PARIS. Le président de la République Emmanuel Macron s’est adressé aux Français ce lundi pour faire un nouveau point sur la période difficile que nous traversons. Extraits : " Nous sommes en train de vivre des jours difficiles (…) Grâce à nos efforts, chaque jour nous avons progressé. Nos fonctionnaires et personnels de santé, médecins, infirmiers, aides-soignants, ambulanciers, secouristes, nos militaires, nos pompiers, nos pharmaciens ont donné dans cette première ligne toute leur énergie pour sauver des vies et soigner. Ils ont tenu. Les hôpitaux français ont réussi à soigner tous ceux qui s'y présentaient. Ces journées, ces semaines ont été et resteront l'honneur de nos soignants, en ville comme à l'hôpital. Dans la deuxième ligne, nos agriculteurs, nos enseignants, nos chauffeurs routiers, livreurs, électriciens, manutentionnaires, caissiers et caissières, nos éboueurs, personnels de sécurité et de nettoyage, nos fonctionnaires, nos journalistes, nos travailleurs sociaux, nos maires et élus locaux et j'en oublie tellement aidé par tant de Français qui se sont engagés. Tous ont permis à la vie de continuer au fond. Et chacun d'entre vous, dans ce que j'ai appelé cette troisième ligne, chacun d'entre vous par votre civisme, en respectant les règles de confinement, grâce aussi à la vigilance de nos policiers et de nos gendarmes, vous avez fait que l'épidémie commence à marquer le pas. Les résultats sont là. Plusieurs régions ont pu être épargnées. Depuis quelques jours, les entrées en réanimation diminuent. L'espoir renaît (…) Le moment, soyons honnêtes, a révélé des failles, des insuffisances. Comme tous les pays du monde, nous avons manqué de blouses, de gants, de gels hydro alcooliques. Nous n'avons pas pu distribuer autant de masques que nous l'aurions voulu pour nos soignants, pour les personnels s'occupant de nos aînés, pour les infirmières et les aides à domicile (…) D'ici trois semaines, nous aurons, imaginez-le, multiplié par cinq la production de masques pour nos soignants en France et nous aurons produit 10 000 respirateurs supplémentaires de plus sur notre sol (…) Mais comme vous, j'ai vu des ratés, encore trop de lenteur, de procédures inutiles, des faiblesses aussi de notre logistique. Nous en tirerons toutes les conséquences, en temps voulu, quand il s'agira de nous réorganiser (…) Mes chers compatriotes, si je tenais à m'adresser à vous ce soir, après avoir largement consulté ces derniers jours, c'est pour vous dire en toute transparence ce qui nous attend pour les prochaines semaines et les prochains mois. L'espoir renaît, je vous le disais, oui, mais rien n'est acquis. (…) Nous devons donc poursuivre nos efforts et continuer d'appliquer les règles. Plus elles seront respectées, plus nous sauveront de vies. C'est pour cela que le confinement le plus strict doit encore se poursuivre jusqu'au lundi 11 mai. C'est durant cette période, le seul moyen d'agir efficacement. C'est la condition pour ralentir encore davantage la propagation du virus, réussir à retrouver des places disponibles en réanimation et permettre à nos soignants de reconstituer leurs forces. Le lundi 11 mai ne sera possible que si nous continuons d'être civiques, responsables, de respecter les règles et que si la propagation du virus a effectivement continué à ralentir (…) Durant les 4 semaines à venir, les règles prévues par le gouvernement devront continuer d'être respectées (…)  Je souhaite aussi que les hôpitaux et les maisons de retraite puissent permettre d'organiser pour les plus proches, avec les bonnes protections, la visite aux malades en fin de vie afin de pouvoir leur dire adieu. Durant cette phase de confinement, le pays continue à vivre, et heureusement. Certaines activités sont interdites, car incompatibles avec les règles sanitaires. Pour tous les autres secteurs économiques, quand la sécurité des travailleurs et des entrepreneurs est bien garantie, ils doivent pouvoir produire et l’ont largement fait depuis maintenant un mois (…) Le 11 mai prochain, mes chers compatriotes, sera donc le début d’une nouvelle étape. Elle sera progressive, les règles pourront être adaptées en fonction de nos résultats car l’objectif premier demeure la santé de tous les Français. A partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées (…) Pour les étudiants de l'enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas physiquement jusqu'à l'été (…) Le 11 mai, il s'agira aussi de permettre au plus grand nombre de retourner travailler, redémarrer notre industrie, nos commerces et nos services. (…) Les lieux rassemblant du public, restaurants, cafés et hôtels, cinémas, théâtres, salles de spectacles et musées, resteront en revanche fermés à ce stade. Les grands festivals et événements avec un public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu'à mi-juillet prochain. La situation sera collectivement évaluée à partir de mi-mai, chaque semaine, pour adapter les choses et vous donner de la visibilité (…) Nous aurons à partir du 11 mai une organisation nouvelle pour réussir cette étape. L'utilisation la plus large possible des tests  (…) Le 11 mai, nous serons en capacité de tester toute personne présentant des symptômes (…) Jusqu'à nouvel ordre, nos frontières avec les pays non-européens resteront fermées (…) Il y a dans cette crise une chance : nous ressouder et prouver notre humanité, bâtir un autre projet dans la concorde. Un projet français, une raison de vivre ensemble profonde". (13/04/2020)


 

Covid-19 : le confinement prolongé jusqu'au 15 avril en France

PARIS. Au terme du Conseil des ministres de ce vendredi, le Premier ministre Edouard Philippe a fait une déclaration : "Sous l’autorité du Président de la République, nous avons fait un point de la situation sanitaire sur la vague épidémique et sur les 10 premiers jours de la période de confinement qui a été décidée Je voudrais saluer le strict respect des consignes de confinement par la très grande majorité des Français. Contrairement à ce que l’on entend parfois ici ou là, la France a adopté des règles de confinement parmi les plus sévères d’Europe. Elle l’a fait tôt face à la vague épidémique et ces mesures sont dans l’ensemble très bien respectées. Ceux qui ne respecte les règles du confinement sont peu nombreux et ils seront sévèrement punis car il en va de la santé de tous et notamment des plus fragiles d’entre nous. Nous avons dit à plusieurs reprises aux Français que le confinement devrait durer aussi longtemps que nécessaire pour casser la vague épidémique et pour permettre à nos hôpitaux de faire face dans toute la mesure du possible à l’afflux de cas sévères causés par le Covid-19. Au terme de ces 10 premiers jours de confinement, il est clair que nous n’en sommes qu’au début de la vague épidémique. Elle a, s’est vrai, submergé le Grand Est depuis plusieurs jours. Elle arrive en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France. C’est pourquoi, avec l’accord du Président de la République, j’annonce aujourd’hui le renouvellement de la période de confinement pour deux semaines supplémentaires à compter de mardi prochain, soit jusqu’au mercredi 15 avril. Les mêmes règles que celles actuellement en vigueur continueront à s’appliquer. Cette période pourra évidemment être prolongée si la situation sanitaire l’exige. Vous savez que le Conseil scientifique qui éclaire les décisions du Gouvernement évalue à au moins 6 semaines globales la période totale de confinement. Il est encore trop tôt pour la savoir avec certitude. Je remercie une nouvelle fois les Français pour leur civisme, pour leur patience et pour leur solidarité. Nous en avons besoin dans ces temps difficiles". (27/03/2020)


 

Covid-19 : le France confinée pendant 15 jours

PARIS. Lors d'une allocution télévisée, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé ce lundi des mesures de confinement renforcées et le report du second tour des élections municipales. Extraits : "Jeudi soir, je me suis adressé à vous pour évoquer la crise sanitaire que traverse notre pays (…) Le Gouvernement a pris, comme je vous l’avais annoncé, des dispositions fermes pour freiner la propagation du virus. Les crèches, les écoles, les collèges, les lycées, les universités sont fermées depuis ce jour. Samedi soir, les restaurants, tous les commerces non-essentiels à la vie de la Nation ont également clôt leurs portes. Les rassemblements de plus de 100 personnes ont été interdits. Jamais la France n'avait dû prendre de telles décisions - évidemment exceptionnelles, évidemment temporaires, en temps de Paix (…) Mais dans le même temps, alors même que les personnels soignants des services de réanimation alertaient sur la gravité de la situation, nous avons aussi vu du monde se rassembler dans les parcs, des marchés bondés, des restaurants, des bars qui n’ont pas respecté la consigne de fermeture. Comme si, au fond, la vie n’avait pas changé (…) Après avoir consulté, écouté les experts, le terrain et en conscience, j'ai décidé de renforcer encore les mesures pour réduire nos déplacements et nos contacts au strict nécessaire. Dès demain midi et pour 15 jours au moins, nos déplacements seront très fortement réduits. Cela signifie que les regroupements extérieurs, les réunions familiales ou amicales ne seront plus permises. Se promener, retrouver ses amis dans le parc, dans la rue, ne sera plus possible. Il s'agit de limiter au maximum ces contacts au-delà du foyer. Partout sur le territoire français, en métropole comme Outre-mer, seuls doivent demeurer les trajets nécessaires, nécessaires pour aller faire ses courses avec de la discipline et en mettant les distances d'au moins un mètre, en ne serrant pas la main, en ne s'embrassant pas, les trajets nécessaires pour se soigner, évidemment, les trajets nécessaires pour aller travailler si le travail à distance n'est pas possible et les trajets nécessaires pour faire un peu d'activité physique mais sans retrouver, là encore, des amis ou des proches (…) Toute infraction à ces règles sera sanctionnée (…) Dans ce contexte, après avoir consulté le Président du Sénat, le Président de l'Assemblée nationale mais également mes prédécesseurs, j'ai décidé que le second tour des élections municipales serait reporté (...) Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire et cela requiert notre mobilisation générale (…) J'ai décidé que toutes les réformes en cours seraient suspendues, à commencer par la réforme des retraites (…) Nous sommes en guerre. J’appelle tous les acteurs politiques, économiques, sociaux, associatifs, tous les Français à s’inscrire dans cette union nationale (…) Nous sommes en guerre. La Nation soutiendra ses enfants qui, personnels soignants en ville, à l’hôpital, se trouvent en première ligne dans un combat qui va leur demander énergie, détermination, solidarité. Ils ont des droits sur nous. Nous leur devons évidemment les moyens, la protection. Nous serons là (…) Nous leur devons des masques, du gel, tout le matériel nécessaire (…) Nous avons décidé avec les scientifiques de réserver les masques en priorité pour l’hôpital et pour la médecine de ville et de campagne, en particulier les généralistes, les infirmières désormais en première ligne aussi dans la gestion de la crise. Des masques seront livrés dans les pharmacies dès demain soir dans les 25 départements les plus touchés (…) Nous devons aussi aux soignants la garde de leurs enfants : un service minimum de garde est en place depuis ce jour dans les crèches et dans les écoles (…) Nous sommes en guerre, oui. Le pays accompagnera dans cette période les régions les plus touchées aujourd'hui comme celles qui le seront demain. A ce titre, je veux assurer les habitants et les personnels soignants du Grand Est que nous serons au rendez-vous pour les appuyer face à l'afflux de patients et à la saturation des hôpitaux (…)  J'ai décidé pour cela qu'un hôpital de campagne du service de santé des armées serait déployé dans les jours à venir en Alsace. Les armées apporteront aussi leur concours pour déplacer les malades des régions les plus affectées et ainsi réduire la congestion des hôpitaux de certains territoires. Nous sommes en guerre (…) Pour nous protéger et contenir la dissémination du virus mais aussi préserver nos systèmes de soins, nous avons pris ce matin entre Européens une décision commune. Dès demain midi, les frontières à l'entrée de l'Union européenne et de l'espace Schengen seront fermées (…) Pour la vie économique, pour ce qui concerne la France, aucune entreprise, quelle que soit sa taille, ne sera livrée au risque de faillite. Aucune Française, aucun Français, ne sera laissé sans ressources. S’agissant des entreprises, nous mettons en place un dispositif exceptionnel de report de charges fiscales et sociales, de soutien au report d’échéances bancaires et de garanties de l’Etat à hauteur de 300 milliards d’euros pour tous les prêts bancaires contractés auprès des banques. Pour les plus petites d’entre elles et tant que la situation durera, celles qui font face à des difficultés n’auront rien à débourser, ni pour les impôts, ni pour les cotisations sociales. Les factures d’eau, de gaz ou d’électricité ainsi que les loyers devront être suspendus (…) Pour les entrepreneurs, commerçants, artisans, un fonds de solidarité sera créé, abondé par l'Etat (…) Nous gagnerons, mais cette période nous aura beaucoup appris…". (16/03/2020)


 

Covid-19 : Edouard Philippe annonce des "mesures fortes"

PARIS. Le Premier ministre Edouard Philippe a fait une déclaration ce samedi, en fin d’après-midi, sur Le passage au stade 3 de l’épidémie de Covid-19. Extraits : "Jeudi soir, le Président de la République s’est adressé à la Nation pour annoncer des mesures fortes pour freiner la progression du virus responsable de la maladie connue sous le nom de Covid-19. Vous le savez, nous mettons tout en œuvre pour protéger la population et notre système de santé, sur le fondement des recommandations de nos meilleurs médecins, de nos meilleures scientifiques. Ce que nous observons aujourd’hui, ce sont deux choses. D’une part, une accélération de la diffusion du virus et dans certains territoires une augmentation très importante des personnes en réanimation (…) Nous observons d’autre part que les premières mesures prises de limitation des rassemblements sont imparfaitement appliquées. L’immense majorité des scientifiques le dit : la meilleure façon de freiner la progression de l’épidémie, c’est ce qu’ils appellent « la distanciation sociale » (…) Après les annonces du Président, jeudi soir, vendredi, et encore ce matin, je suis sorti, et chacun a pu faire cette expérience. Nous avons vu trop de gens dans les cafés, dans les restaurants (…) Face à l’accélération de la propagation du virus, j’ai à nouveau consulté aujourd’hui, en lien permanent avec le Président de la République et le ministre des Solidarités et de la Santé, le Conseil scientifique installé auprès du Gouvernement pour nous accompagner au quotidien dans cette crise sanitaire (…) Sur la base des données rassemblées, des simulations de la progression de l’épidémie et de l’évaluation de l’efficacité des mesures, le Conseil scientifique nous a adressé un certain nombre de recommandations qui vont dans le sens d’un renforcement des mesures qui touchent à notre vie sociale. En lien avec le Président de la République, j’ai donc décidé, jusqu’à nouvel ordre, la fermeture à compter de ce soir minuit de tous les lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays. Il s’agit notamment des restaurants, cafés, cinémas, discothèques. Les lieux de culte resteront ouverts, mais les rassemblements et les cérémonies devront être reportés. Il s’agit également de tous les commerces à l’exception des commerces essentiels. Resteront notamment ouverts les magasins et marchés alimentaires, les pharmacies, les stations essence, les banques et les bureaux de tabac et de presse. Tous les services publics essentiels à la vie de nos concitoyens resteront évidemment ouverts. Les transports urbains continueront de fonctionner, mais j’appelle les Français à diminuer leurs déplacements, et en particulier à éviter les déplacements inter-urbains (…) Je le dis avec gravité, nous devons, tous ensemble, montrer plus de discipline dans l’application des mesures (..) Sur le sujet des élections municipales, nous avons à nouveau sollicité le Conseil scientifique au regard des dernières évolutions de l’épidémie. Ils nous ont confirmé que le premier tour pouvait se dérouler demain en respectant strictement les consignes de distanciation et de priorisation des personnes âgées et des personnes fragiles que nous avons rappelées cette semaine. Dans ces conditions, les opérations de vote se dérouleront demain comme prévu (…) Notre objectif, avec le Président de la République est de protéger la Nation, de vous protéger (…) J’ai confiance dans la capacité des Françaises et des Français à comprendre la gravité du moment et adopter tous ensembles les comportements civiques, responsables et solidaires qui nous permettront de surmonter cette crise". (14/03/2020)


 

Covid-19 : tous les établissements scolaires fermés jusqu'à nouvel ordre

PARIS. Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est adressé aux Français, ce jeudi, sur l’épidémie Covid-19, lors d’une allocution télévise. Extraits : "Depuis quelques semaines, notre pays fait face à la propagation d'un virus, le Covid-19, qui a touché plusieurs milliers de nos compatriotes …) Je veux vous dire que nous sommes qu'au début de cette épidémie (…) L'urgence est de protéger nos compatriotes les plus vulnérables (…) Protéger les plus vulnérables d'abord. C'est la priorité absolue. C'est pourquoi je demande ce soir à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans, à celles et ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de troubles respiratoires, aux personnes en situation de handicap, de rester autant que possible à leur domicile (…) La deuxième priorité, c'est freiner l'épidémie (…) Dès lundi et jusqu'à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés pour une raison simple : nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus, même si, pour les enfants, ils n'ont parfois pas de symptômes et, heureusement, ne semblent pas aujourd'hui souffrir de formes aiguës de la maladie. C'est à la fois pour les protéger et pour réduire la dissémination du virus à travers notre territoire. Quand cela est possible, je demande aux entreprises de permettre à leurs employés de travailler à distance. Les ministres l'ont déjà annoncé, nous avons beaucoup développé le télétravail. Il faut continuer cela, l'intensifier au maximum. Les transports publics seront maintenus, car les arrêter, ce serait tout bloquer, y compris la possibilité de soigner. Dans le même temps, notre système de santé, notamment dans les services de réanimation, doit se préparer à accueillir de plus en plus de cas graves de Covid-19 et continuer à soigner les autres malades. Des places doivent se libérer dans les hôpitaux. Pour cela, toutes les capacités hospitalières nationales ainsi que le maximum de médecins et de soignants seront mobilisés (…) La mobilisation générale est également celle de nos chercheurs. De nombreux programmes français et européens, essais cliniques, sont en cours pour produire en quantité des diagnostics rapides, performants et efficaces (…) Cette épreuve exige aussi une mobilisation sociale envers les plus démunis, les plus fragiles. La trêve hivernale sera reportée de deux mois, et je demande au Gouvernement des mesures exceptionnelles, dans ce contexte, pour les plus fragiles. Enfin, l'épreuve que nous traversons exige une mobilisation générale sur le plan économique (…) Dès les jours à venir, un mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel sera mis en œuvre (…) L'Etat prendra en charge l'indemnisation des salariés contraints à rester chez eux (…) Toutes les entreprises qui le souhaitent pourront reporter sans justification, sans formalité, sans pénalité le paiement des cotisations et impôts dus en mars (…) Je compte sur vous pour respecter les consignes qui sont et seront données par les autorités, et en particulier ces fameux gestes barrières contre le virus. Elles sont, aujourd'hui encore, trop peu appliquées. Cela veut dire se laver les mains suffisamment longtemps avec du savon ou avec des gels hydroalcooliques. Cela veut dire saluer sans embrasser ou serrer la main pour ne pas se transmettre le virus. Cela veut dire se tenir à distance d'un mètre (…) Le temps, aujourd'hui, est à la protection de nos concitoyens et à la cohésion de la Nation. Le temps est à cette union sacrée qui consiste à suivre tous ensemble un même chemin, à ne céder à aucune panique, aucune peur, aucune facilité, mais à retrouver cette force d'âme qui est la nôtre et qui a permis à notre peuple de surmonter tant de crises à travers l'histoire". (12/03/2020)


 

Coronavirus : l'OMS reconnaît une pandémie

GENEVE (Suisse). Le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tenu ce mercredi une conférence de presse. Extraits : « Au cours des deux dernières semaines, le nombre de cas de COVID-19 à l'extérieur de la Chine a été multiplié par 13 et le nombre de pays touchés a triplé.  Il y a maintenant plus de 118 000 cas dans 114 pays et 4 291 personnes ont perdu la vie (…) Dans les jours et les semaines à venir, nous nous attendons à voir le nombre de cas, le nombre de décès et le nombre de pays touchés augmenter encore plus. L'OMS a évalué cette flambée 24 heures sur 24 et nous sommes profondément préoccupés à la fois par les niveaux alarmants de propagation et de gravité, et par les niveaux alarmants d'inaction. Nous avons donc estimé que COVID-19 peut être qualifié de pandémie (…) Décrire la situation comme une pandémie ne change rien à l'évaluation par l'OMS de la menace posée par ce virus. Cela ne change pas ce que fait l'OMS et cela ne change pas ce que les pays devraient faire.Nous n'avons jamais vu de pandémie déclenchée par un coronavirus. Il s'agit de la première pandémie causée par un coronavirus. L'OMS est en mode de réponse complète depuis que nous avons été informés des premiers cas. Et nous avons appelé chaque jour les pays à prendre des mesures urgentes et agressives (…) Sur les 118 000 cas signalés dans le monde dans 114 pays, plus de 90% des cas se trouvent dans seulement quatre pays, et deux d'entre eux, la Chine et la République de Corée, ont des épidémies en déclin significatif. 81 pays n'ont signalé aucun cas et 57 pays ont signalé 10 cas ou moins... ». (11/03/2020)


 

Coronavirus : les rassemblements de plus de 1 000 personnes interdits

PARIS. Hier, en fin d’après-midi, s’est tenu à l’Elysée, un Conseil de défense sur le corona virus Covid-19. Ce lundi, le ministère des Solidarités et de la Santé publue un communiqué : « La France est actuellement au stade 2 de la gestion de l’infection au Coronavirus Covid-19. Ce lundi, le virus est présent dans certains territoires et circule, même s’il n’est pas présent partout sur le territoire. Dans certains départements où le virus circule et progresse avec beaucoup d’intensité, les mesures de stade 2 ont été renforcées et le dispositif de prise en charge sanitaire a été adapté. La priorité est de ralentir la circulation et la propagation du virus sur le territoire. Pour cela, la mesure la plus simple est la plus efficace est d’appliquer tous les gestes barrières. Ces gestes vont permettre de réduire l’augmentation du nombre de cas, la transmission du virus et d’atténuer le pic épidémique. Ce jour, d’après les dernières données validées, on dénombre 1 191 cas confirmés. Deux personnes supplémentaires sont décédées, en Corse et Auvergne-Rhône-Alpes, portant à 21 le nombre de personnes décédées. L’objectif est de protéger les personnes plus vulnérables. Il est recommandé d’éviter les visites aux personnes âgées, tout particulièrement celles des enfants de moins de 15 ans ou des personnes présentant des symptômes ou malades. Dans les établissements de santé, les visites sont limitées à une personne par patient. Les mineurs et les personnes malades ne doivent pas rendre visite aux personnes hospitalisées, y compris en maternité. Le système de santé se prépare à faire face aux besoins à venir. Les établissements de santé et médico-sociaux anticipent le passage en plan blanc. Les plans Blanc (pour les hôpitaux et cliniques) et Bleu (pour les EHPAD) seront déclenchés par le directeur de l’établissement de santé en lien avec les Agences Régionales de Santé. En anticipation des besoins à venir, la réserve sanitaire est mobilisée par les Agences Régionales de Santé qui en font la demande, en renfort des établissements de santé. Afin de permettre la continuité des soins dans les services, dans le cadre de cette situation exceptionnelle, un décret va permettre de déplafonner les heures supplémentaires pour les professionnels de santé à l’hôpital. Les professionnels de santé en ville seront les premiers acteurs de la gestion sanitaire lorsque nous serons au stade 3. Pour simplifier leur exercice et permettre l'accès des patients à un médecin en téléconsultation, un décret va assouplir les conditions de réalisation de la télémédecine. L'obligation de passer par son médecin traitant est levée. Chaque patient pourra bénéficier d’une téléconsultation si nécessaire. Pour limiter la diffusion du virus dans la population, à l'échelle nationale, tous les rassemblements de plus de 1 000 personnes sont désormais interdits. Les événements considérés comme utiles à la vie de la nation sont maintenus ». (09/03/2020)


 

Coronavirus : les rassemblements de plus de 5 000 personnes annulés

PARIS.  A l’issue d’un Conseil des ministres sur le coronavirus, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a présenté une communication : "A 13 heures aujourd’hui, 73 cas ont été recensés sur le territoire, ce qui représente 59 nouveaux cas en plus des 12 guéris et des deux décédés. Cette crise comporte trois stades et chaque stade appelle des réponses différentes. La France a franchi le stade 2 du plan de prévention et de gestion défini par les autorités. Le virus commence à circuler dans certaines parties du territoire national. Il est en particulier concentré sur deux « clusters » : le premier « cluster » se trouve dans l’Oise, et en particulier sur les communes de Creil, Crépy-en-Valois, Vaumoise, Lamorlaye et Lagny-le-Sec ; le second « cluster » se trouve en Haute-Savoie, dans la commune de La Balme. Dans ce stade 2, l’objectif des pouvoirs publics est de limiter la diffusion du virus et d’empêcher ou, tout du moins, de retarder aussi longtemps que possible le passage au stade 3, où le virus circulera largement dans la population. L’enjeu est de gagner du temps pour mieux se préparer et aussi, si possible, pour sortir de l’épidémie de grippe, afin que les deux évèements ne se télescopent pas. Le passage du stade 1 au stade 2 implique une adaptation du plan d’actions. Certaines mesures, propres au stade 1, n’ont plus de raison d’être. Le virus ne vient plus seulement de Chine et d’Italie. Il n’y a plus de raison de confiner des personnes revenant de zones qui avaient été classées comme orange. A ce titre : les voyages non nécessaires continuent d’être déconseillés ; les contraintes qui ne se justifient plus peuvent être levées. En particulier, les élèves en retour de Lombardie et de Vénétie vont pouvoir retourner à l’école. En revanche, certaines mesures plus contraignantes ont été décidées pour les « clusters » : tous les rassemblements collectifs vont être interdits jusqu’à nouvel ordre ; dans les cinq communes de l’Oise mentionnées et qui sont plus particulièrement touchées, les établissements scolaires qui comptent des cas contacts et qui présentent donc un risque plus élevé ne rouvriront pas lundi ; il sera proposé aux parents une démarche d’évaluation qui permettra de décider qui tester. En fonction de ces investigations, les autorités décideront quels établissements inclure dans cette démarche et n’hésiteront pas à fermer des établissements, si nécessaire ; toujours dans ces cinq communes particulièrement concernées, il est recommandé aux habitants de limiter leurs déplacements : ils peuvent se déplacer pour se nourrir, pour faire leurs courses, mais ils ne doivent pas se rendre à des rassemblements, ils doivent renoncer aux déplacements inutiles et, si possible recourir au télétravail plutôt que d’aller travailler. Comme sur le reste du territoire, la vigilance est nécessaire si des personnes présentent des symptômes. Les mêmes mesures sont applicables dans la commune de La Balme en Haute-Savoie. Pour le reste du territoire national, une série de mesures raisonnables mais plus contraignantes ont été arrêtées. Il convient d’abord de rappeler les mesures de prévention qui sont efficaces au quotidien (se laver les mains très régulièrement, tousser ou éternuer dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, rester chez soi quand on est malade). Il est rappelé que personne n’a besoin de porter un masque si un médecin ne demande pas d’en porter. Se précipiter sur les pharmacies pour demander un masque peut créer une pénurie. Des instructions vont être données aux pharmacies de ne pas délivrer de masque, sauf sur indication. Enfin, toujours avec l’objectif de limiter la diffusion du virus par le brassage des populations, le Gouvernement a décidé d’adopter une politique de prévention plus stricte en matière de rassemblements. Dans les « clusters », dans l’Oise et à Labalme, tous les rassemblements seront interdits jusqu’à nouvel ordre. Sur le reste du territoire national, tous les rassemblements de plus de 5 000 personnes en milieu confiné seront annulés et les préfets recevront des indications pour annuler également, en lien avec les maires, les rassemblements, y compris en milieu ouvert, quand ils conduisent à des mélanges avec des personnes issues de zones où le virus circule possiblement.  A ce titre, par exemple, en lien avec la maire de Paris et le maire de Cannes, seront annulés le semi-marathon de Paris prévu dimanche 1er mars, ainsi que le salon « MIPIM » à Cannes prévu du 10 au 13 mars. Le Carnaval d’Annecy, prévu du 6 au 8 mars, sera également annulé. Ces mesures sont provisoires et seront sans doute appelées à évoluer". (29/02/2020)


 

Trois cas d’infection par le coronavirus en France

PARIS. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé ce vendredi deux premiers cas d’infection par le nouveau coronavirus 2019-nCoV. Un troisième cas, proche parent de l’un des cas, qui était en cours d’investigation, vient d’être confirmé. Les trois patients, ayant séjourné en Chine, sont actuellement hospitalisés dans des Etablissements de Santé de Référence (ESR), l’un à Bordeaux et deux à Paris. Toutes les mesures d’isolement et d’hygiène nécessaires ont été prises. Une enquête épidémiologique approfondie autour de ces cas a été immédiatement mise en œuvre. Toutes les personnes ayant été en contact étroit avec ces patients sont en cours de recensement. Elles vont recevoir de la part des autorités sanitaires des consignes spécifiques pour éviter tout contact, afin de limiter la propagation du virus. Le ministère des Solidarités et de la Santé rappelle, pour les personnes qui auraient séjourné en Chine récemment, les précautions à prendre en cas de signes d’infection respiratoire (fièvre et toux/difficultés respiratoires) : contacter le Samu Centre 15 en faisant état des symptômes et du séjour récent en Chine ; ne pas se rendre chez son médecin traitant ou aux urgences, pour éviter toute potentielle contamination. Depuis le 10 janvier, le système de santé français a été mis en alerte. Les professionnels de santé ont reçu la conduite à tenir. (24/01/2020)


En bref

COVID-19. Le Premier ministre Edouard Philippe, invité du Journal de 13 h de TF1 a annoncé l’interdiction de tous les rassemblements de plus de 100 personnes. Il a précisé : "L’idée est de faire en sorte que nous puissions ralentir la circulation du virus. Notre objectif est de protéger la santé des Français et de préserver la continuité de la vie de la Nation". (13/03/2020)


CORONAVIRUS. Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé a installé ce mercredi installe un Conseil scientifique pour éclairer la décision publique dans la gestion de la situation sanitaire liée au Coronavirus. (11/03/2020)


 
 
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