Le Quotidien du Midi


 

218 parlementaires rassemblés pour organiser un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris

PARIS. Pour la première fois dans l’histoire, 218 parlementaires issus de 11 groupes parlementaires différents (photo/lessocialistes.fr) ont lancé une procédure de Référendum d’Initiative Partagée, visant à garantir le caractère public des aéroports de Paris. Le Groupe Socialistes et apparentés, signataire de la demande souligne : « Face à l’aberration économique et l’erreur stratégique que constitue le projet du gouvernement de privatiser Aéroports de Paris, nous enclenchons une procédure inédite prévue par l’article 11 de la Constitution en rassemblant des députés et des sénateurs de tous bords. Pendant plusieurs mois, les gilets jaunes ont exprimé leur colère suite à la privatisation des autoroutes : nous ne pouvons pas sortir du Grand débat et leur proposer de privatiser Aéroports de Paris. Pendant plusieurs mois, les Français ont exprimé leur souhait d’être plus directement associés aux décisions politiques : associons les à ce choix stratégique. Nous proposons donc aux Français de reconnaître, par la voie du referendum, que l’aménagement, l’exploitation et le développement de ces aéroports relèvent d’un service public national. Le préambule de la Constitution de 1946 précisant qu’un service public national est la propriété de la collectivité, le Gouvernement ne pourrait plus privatiser les Aéroports de Paris. Pour que ce referendum ait lieu, nous devons désormais rassembler le soutien de 10% des électeurs soit 4,7 millions de Français. Le recueil des signatures sera organisé par le ministère de l’Intérieur. Nous appelons tous les Françaises et les Français à se mobiliser dans les prochains mois pour que ce référendum soit organisé dans les plus brefs délais et que nous combattions ensemble ce projet du gouvernement ». (09/04/19)

Restitution du Grand débat : quatre exigences

PARIS. Trois mois environ après son lancement par le président de la République, le Grand débat national s'achève aujourd'hui. Le Premier ministre Edouard Philippe (photo/gouvernement) a fait part dans un discours au Grand Palais de le restitution de ce Grand débat. Extraits : « Ces trois mois ont été intenses. Ils ont pu paraître trop courts à certains, ils ont peut-être paru trop longs à d'autres. Je crois qu'ils étaient nécessaires, nécessaires pour donner la parole aux Français (…) C’est évidemment difficile de résumer en quelques mots, ou par un discours, les dizaines de millions de mots et les centaines de milliers d’idées qui ont été exprimées par nos concitoyens (…) Je retiens un immense besoin de justice et d'équité et 4 grands axes, 4 exigences. Certaines d'entre elles étaient déjà fortement ressenties et en cela le débat a permis de confirmer un certain nombre d'orientations. D'autres plus nouvelles impliquent de changer d'approche, de changer de méthode et peut-être même de changer d'échelle. La première exigence est en fait une immense exaspération fiscale (…) Notre pays a atteint aujourd'hui une sorte de tolérance fiscale zéro, je ne sais pas si on peut l'appeler comme ça, mais c'est souvent comme cela qu'elle est exprimée. Les débats, je le crois nous indiquent clairement la direction à prendre : nous devons baisser et baisser plus vite les impôts (…) La deuxième exigence va avec cette priorité à la justice, c'est une exigence de fraternité, de proximité, de lien quotidien (…) Nous vivons dans un pays où à certains endroits, on ne se voit plus ou on ne se parle plus. Et quant à son tour le service public ferme ou déménage, c'est l'État qui est bien souvent le dernier rempart qui abandonne aussi. La réponse à ce profond malaise consiste probablement à rétablir l'équilibre entre les métropoles et les communes qui se trouvent à l'extérieur des logiques métropolitaines (…) Nous devons aussi adapter nos services publics pour qu'ils redeviennent des services de contact, pas uniquement numériques, humains (…) Nous devons aussi déployer une culture de la simplicité (…) Nous devons bâtir ensemble une organisation et un fonctionnement qui reposent sur la recherche d'une production beaucoup moins importante de normes et beaucoup plus importante de solutions, où le service aux usagers doit primer (…) La troisième exigence, c'est une exigence démocratique (…) Les Français veulent une démocratie plus représentative, plus transparente, plus efficace et une exemplarité encore renforcée. La dernière exigence est une urgence, une urgence climatique dont les Français ont une claire conscience. Une des nombreuses bonnes nouvelles de ce Grand débat, c'est que les Français, à la différence de nombreux autres peuples, ne sont pas climato-sceptiques. (…) Ces 4 orientations, sans forcément faire l'unanimité font globalement consensus parmi les contributeurs (…) Tout l'enjeu va donc maintenant consister à passer de ces éléments de consensus sur les exigences que j'ai évoquées, à des compromis démocratiques pour atteindre ces objectifs (…) Une chose m'apparaît certaine : nous sommes parvenus à une situation où hésiter serait pire qu’une erreur, ce serait une faute. Le besoin de changement est si radical, que tout conservatisme, toute frilosité, serait à mes yeux impardonnables ». (08/04/19)
 

La France rapatrie de Syrie plusieurs enfants de djihadistes

PARIS. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (photo/diplomatie.gouv) annonce que « La France a procédé ce jour au retour de plusieurs mineurs orphelins et isolés, âgés de 5 ans et moins, qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie. Ces enfants font l’objet d’un suivi médical et psychologique particulier et ont été remis aux autorités judiciaires ». Les proches concernés, qui étaient en contact avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ont été informés. Le ministre Jean-Yves Le Drian souligne : « La France remercie les Forces démocratiques syriennes de leur coopération, qui a rendu possible cette issue. La décision a été prise au regard de la situation de ces très jeunes enfants particulièrement vulnérables. S’agissant des ressortissants français adultes, combattants et djihadistes ayant suivi Daech au Levant, la position de la France n’a pas changé : ils doivent être jugés sur le territoire où ils ont commis leurs crimes. C’est une question de justice et de sécurité à la fois ». (15/03/19)

 

Emmanuel Macron plaide pour une "Renaissance européenne"

PARIS. Emmanuel Macron publie ce mardi matin une tribune diffusée dans les journaux des 28 pays de l'Union et intitulée « Pour une Renaissance européenne ». Il dévoile sa vision de l’Europe et les projets qu’il compte défendre (photo/elysee.fr). Extraits : « Si je prends la liberté de m’adresser directement à vous, ce n’est pas seulement au nom de l’histoire et des valeurs qui nous rassemblent. C’est parce qu’il y a urgence. Dans quelques semaines, les élections européennes seront décisives pour l’avenir de notre continent. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été aussi nécessaire. Et pourtant, jamais l’Europe n’a été autant en danger (…) L’Europe n’est pas qu’un marché, elle est un projet (…) Nous sommes à un moment décisif pour notre continent ; un moment où, collectivement, nous devons réinventer politiquement, culturellement, les formes de notre civilisation dans un monde qui se transforme. C’est le moment de la Renaissance européenne (...) Je vous propose de bâtir ensemble cette Renaissance autour de trois ambitions : la liberté, la protection et le progrès (…) Le modèle européen repose sur la liberté de l’homme, la diversité des opinions, de la création (…) Je propose que soit créée une Agence européenne de protection des démocraties qui fournira des experts européens à chaque Etat membre pour protéger son processus électoral contre les cyberattaques et les manipulations. Dans cet esprit d’indépendance, nous devons aussi interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères (…) Nous devons ainsi remettre à plat l’espace Schengen : tous ceux qui veulent y participer doivent remplir des obligations de responsabilité et de solidarité (…) Je suis favorable à une police des frontières commune et à un Office européen de l’asile, pour des obligations strictes de contrôle, une solidarité européenne à laquelle chaque pays doit contribuer, sous l’autorité d’un Conseil européen de sécurité intérieure. Je crois, face aux migrations, à une Europe qui protège à la fois ses valeurs et ses frontières. Les mêmes exigences doivent s’appliquer à la défense. D’importants progrès ont été réalisés depuis deux ans, mais nous devons donner un cap clair : un traité de défense et de sécurité devra définir nos obligations indispensables, en lien avec l’OTAN et nos alliés européens (…) Nos frontières doivent aussi assurer une juste concurrence (…) Nous devons réformer notre politique de concurrence, refonder notre politique commerciale : sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles (…) L’Union européenne doit fixer son ambition 0 carbone en 2050, division par deux des pesticides en 2025 et adapter ses politiques à cette exigence : Banque européenne du climat pour financer la transition écologique, force sanitaire européenne pour renforcer les contrôles de nos aliments (...) Une Europe qui se projette dans le monde doit être tournée vers l’Afrique, avec laquelle nous devons nouer un pacte d’avenir (…) Nous devons bâtir sur ces piliers une Renaissance européenne. Nous ne pouvons pas laisser les nationalistes sans solution exploiter la colère des peuples (…) D’ici la fin de l’année, avec les représentants des institutions européennes et des Etats, mettons en place une Conférence pour l’Europe afin de proposer tous les changements nécessaires à notre projet politique (…) Donnons un sens aux élections à venir et à notre projet… ». (04/03/19)


En bref

PRIVATISATION. Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, a réagi au propos d'un groupe de députés qui souhaitent un référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'ADP, en déclarant : "Tout ceux qui se réunissent dans un attelage de circonstance pour proposer un référendum d'initiative partagée, alors que le texte n'est même pas encore voté, font le jeu des populismes et affaiblissent la démocratie représentative". (11/04/19)

EUROPEENNES. La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a été investie tête de liste LaREM aux Européennes. En deuxième position figure l'écologiste Pascal Canfin. Suivent la directrice de la Maison de l'Europe à Rennes, Marie-Pierre Vedrenne (MoDem); le président des Jeunes Agriculteurs, Jérémy Decercle; la navigatrice Catherine Chabaud. (26/03/19)

DISSOLUTION. le ministère de l'Intérieur réclame la dissolution de quatre associations "légitimant le jihad armé". (20/03/19)

PARLEMENT. Les sénateurs ont adopté la proposition de loi "anti-casseurs" déjà votéé par l'Assemblée nationale. Le texte vu comme "liberticide" par la gauche et certains élus LaREM fera l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel. (12/03/19)

EUROPEENNES. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (Les Républicains) a déclaré au Figaro dans une interview publiée ce lundi soir qu'il "soutiendra le projet d'Emmanuel Macron" aux élections européennes. L'homme politique précise qu’il "adhère au constat, à la vision et au projet du président". Il ajoute qu'il se mobilisera donc "sans aucune hésitation" aux côtés de LaREM. (04/03/19)

LES REPUBLICAINS. Le parti, présidé par Laurent Wauquiez, a vendu son siège, situé rue de Vaugirard, 46 millions d'euros à un fonds d'épargne allemand. (28/02/19)
 
 
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