Le Quotidien du Midi


 

Le Gouvernement veut reprendre le contrôle de l'intégration

PARIS. A l’issue du Comité interministériel qui s’est déroulé ce mercredi à l’Hôtel de Matignon, le Premier ministre Edouard Philippe (photo/gouvernement.fr) a tenu un conférence de presse. Quelques extraits de son introduction : « Le comité interministériel qui vient de se tenir s'inscrit dans une démarche que j'avais annoncée à l'occasion de la Déclaration de politique générale le 12 juin dernier (…) Je voudrais, avant de rendre public l'ensemble des décisions, insister auprès des Français sur le sens général que nous voulons donner à notre action. Le sens général de notre action, c'est celui de la souveraineté. Nous voulons reprendre le contrôle de notre politique migratoire. Reprendre le contrôle, c'est exprimer et assumer des choix clairs en matière d'accueil et d'intégration. C'est faire en sorte que la délivrance des titres de séjour relève davantage de nos principes ou des objectifs que nous fixons plutôt que d'un constat passif, comme cela a été trop longtemps le cas (…) Reprendre le contrôle, c'est lutter fermement contre tous les détournements du droit d'asile, contre l'immigration irrégulière. Cette approche générale, cette philosophie, nous la déclinons aujourd'hui avec vingt mesures qui couvrent la totalité des pans de la politique d'immigration, d'asile et d'intégration et qui forment donc un plan d'action profondément interministériel (…) Notre politique migratoire doit d'abord tenir compte des désordres du monde (…) Pour nous, les questions d'immigration et d'asile constituent, avec les questions liées à l'écologie, la priorité de l'action des institutions européennes dans les mois qui viennent. Notre pays va donc jouer tout son rôle avec la Commission et ses partenaires pour que l'Europe se rassemble et refonde profondément l'espace Schengen et le régime d'asile européen. La réalité de l'Europe telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, c'est aussi celle de mouvements migratoires secondaires importants. Nous lutterons vigoureusement contre les abus concernant notre système social ou d'accès aux soins. Lesquels sont très liés à ces mouvements migratoires secondaires. Mais une politique migratoire, ce n'est pas simplement l'addition de contraintes. Notre volonté, c'est de faire des choix en matière d'accueil en fixant des objectifs quantitatifs ou des quotas en matière d'immigration professionnelle. C’est mettre le paquet sur l'intégration par le travail, limiter les irritants qui gênent le parcours d'intégration, par exemple en réduisant les taxes sur les titres de séjour. Et en même temps, notre rôle est aussi de protéger l'immigration familiale en luttant contre certains détournements ou encore de réaffirmer des exigences fermes et fortes pour accéder à la nationalité française. Enfin, nous tenons dur comme fer à la mise en œuvre effective de ces règles. Nous nous donnons les moyens juridiques, financiers, humains d'atteindre l'objectif de réduction du délai d'examen des demandes d'asile, mais aussi d'amplifier notre efficacité en matière d'éloignement des étrangers en situation irrégulière. Voilà pour la présentation d'ensemble, pour la méthode et la philosophie qui ont présidé à l'élaboration de ce plan ». (06/11/2019)

Les dirigeants du G7 soulignent leur grande unité et l'esprit positif de leurs débats

BIARRITZ (Pyrénées-Atlantiques). A l’issue de trois jours de travaux, les chefs d’Etat et de Gouvernement du G7 (photo/elysee.fr) ont rédigé une déclaration commune :  « Les dirigeants du G7 souhaitent souligner leur grande unité et l’esprit positif de leurs débats. Le G7 organisé à Biarritz par la France a pu dégager avec succès des accords sur plusieurs points, repris ci-dessous de manière synthétique, par les chefs d’Etat et de gouvernement eux-mêmes. Commerce : le G7 est attaché à un commerce mondial ouvert et juste et à la stabilité de l’économie mondiale. Le G7 demande aux ministres des Finances d’assurer un suivi de la situation de l’économie mondiale. Pour cela, le G7 veut changer en profondeur l’OMC afin d’être plus efficace dans la protection de la propriété intellectuelle, de régler plus rapidement les différends et d’éradiquer les pratiques commerciales déloyales. Le G7 s’engage à trouver un accord en 2020 pour simplifier les barrières réglementaires et moderniser la fiscalité internationale dans le cadre de l’OCDE. Iran : nous partageons pleinement deux objectifs : faire en sorte que l’Iran ne puisse jamais se doter de l’arme nucléaire ; et favoriser la paix et la stabilité dans la région. Ukraine : la France et l’Allemagne organiseront un sommet en format Normandie dans les prochaines semaines afin d’obtenir des résultats concrets. Libye : nous soutenons une trêve en Libye qui puisse donner lieu à un cessez-le-feu durable. Nous considérons que seule une solution politique permettra d’assurer la stabilité de la Libye. Nous appelons de nos voeux une conférence internationale bien préparée associant toutes les parties prenantes et tous les acteurs régionaux concernés par ce conflit. A cet égard, nous soutenons le travail des Nations Unies et de l’Union africaine afin de mettre en place une conférence inter-libyenne. Hong Kong : le G7 réaffirme l’existence et l’importance de la déclaration sino-britannique de 1984 sur Hong Kong et appelle à éviter les violences ». Le G7, créé en 1975 suite au premier choc pétrolier et sur l’initiative du Président français Valery Giscard d’Estaing réunit depuis 44 ans l’Allemagne, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et le Canada pour parler de paix et de sécurité, de lutte de développement, d’éducation, de santé, d’environnement ou encore de changement climatique. Autant de sujets qui impliquent différents acteurs et nécessitent des réponses collectives. (26/08/2019)


 

Suite aux révélations de Médiapart, François de Rugy démissionne

PARIS. Suite aux révélations de Médiapart, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire (photo/www.gouvernement.fr) a démissionné ce mardi du Gouvernement. Il explique sa décision sur son compte Facebook : « Depuis le début de la semaine dernière, Mediapart m’attaque sur la base de photos volées, de ragots, d’approximations, d’éléments extérieurs à ma fonction. La volonté de nuire, de salir, de démolir, ne fait pas de doute. Je suis soumis à un feu roulant de questions nouvelles et contraint de parer sans cesse à de nouvelles attaques. Face aux contre-vérités de Médiapart, j’ai déposé ce matin une plainte pénale en diffamation par la voix du Bâtonnier Pierre-Olivier Sur et de Maître Mathias Chichportich, à qui j’ai confié la défense de mes intérêts. Les attaques et le lynchage médiatique dont ma famille fait l’objet me conduisent aujourd’hui à prendre le recul nécessaire - ce que chacun comprendra. La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le Président de la République et le Premier ministre. Dès lors, j’ai présenté ma démission au Premier ministre ce matin. Je suis trop attaché à l’écologie à laquelle j’ai consacré tout mon engagement militant, pour accepter que notre action écologique soit affaiblie par des mises en cause personnelles incessantes. En ces moments douloureux, je conserve la fierté des actions entreprises avec le soutien de la majorité parlementaire pour mettre en œuvre des transformations importantes pour le climat, l’énergie, l’eau, la lutte contre le gaspillage et la biodiversité. Je suis également fier des mesures concrètes d’accompagnement des Français pour réussir la transition écologique ou encore du lancement de l’assemblée citoyenne de 150 Français tirés au sort, une innovation démocratique inédite. Je remercie le Président de la République et le Premier ministre de la confiance qu’ils m’ont témoignée en me demandant de relever le défi du ministère de la transition écologique et solidaire. Je leur redis ma fidélité. Je pense aussi à mes collaborateurs qui ont servi avec conscience et engagement. Merci à elles et à eux. Je pense enfin à ma femme et à ma famille, que je veux aussi protéger par ma décision difficile. Je veux dire aussi à bientôt. Plus que jamais, c’est le combat pour la République et pour l’écologie qui m’anime ». (16/07/19)
 

L'accélération écologique du Gouvernement

PARIS. Le Premier ministre Edouard Philippe a fait à l’Assemblée nationale (photo/www.gouvernement.fr) une déclaration de politique générale. Extraits : « Voilà deux ans maintenant que nous gouvernons et il y a toujours urgence. Urgence économique, comme le crient les salariés des usines de Belfort, d’Amiens et d’ailleurs ; urgence sociale, comme le crient nos concitoyens des territoires isolés, comme le disent les personnels hospitaliers ; urgence écologique, comme le crient les jeunes Français à l’encontre des gouvernements et des entreprises qui n’en font pas assez ; urgence politique, le 26 mai, l’extrême droite est arrivée en tête des suffrages en France (…) Cette urgence, elle nous rassemble : c’est elle qui a conduit à l’élection du Président de la République ; c’est elle qui a donné une majorité au Président lors des élections législatives ; c’est elle qui a guidé votre vote de confiance au Gouvernement il y a deux ans, pour conduire un intense agenda de transformations (…) je veux simplement dire au gouvernement et à la majorité que je suis fier du travail accompli. Le chômage est au plus bas depuis 10 ans ; l’investissement au plus haut depuis 12 ans ; la progression du pouvoir d’achat la plus dynamique depuis 10 ans ; la France bat des records d’attractivité. Cela nous donne des motifs d’espoir et une légitimité pour continuer le travail (… ) le Gouvernement et la majorité entendent tirer la force d’un nouvel élan. C’est l’« Acte 2 » du quinquennat (…) Au cœur de l’acte II, il y a d’abord l’ambition écologique ( …) Car ces douze prochains mois seront ceux de l’accélération écologique (… ) le gouvernement fermera la centrale de Fessenheim avant la fin 2020 et a proposé un chemin crédible pour réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 2035, avec le développement massif du renouvelable et notamment de l’éolien en mer (…) nous finaliserons d’ici la fin de l’année les contrats de transition écologique à Gardanne, Saint Avold, Cordemais et au Havre, où les centrales à charbon fermeront d’ici 2022 (…) nous voulons rompre avec le gaspillage (…) nous avons déjà acté la suppression des produits plastiques à usage unique les plus néfastes. Mais je veux que nous allions plus loin. Parce que l’Etat se doit d’être exemplaire, tous les produits en plastique jetables seront bannis de l’administration à compter de l’année prochaine. Je souhaite également que nous nous fixions un objectif de 100% de plastique recyclé (…) nous devons produire et manger mieux (…) au cœur de l’acte II, il y a l’ambition écologique et il y a la justice sociale. La justice sociale, c’est de permettre à tous de travailler (…) nous nous fixons plusieurs objectifs : mettre fin au recours abusif aux contrats courts ; faire en sorte que le travail paye toujours plus que l’inactivité ; introduire une dégressivité de l’indemnisation pour les salariés qui perçoivent les salaires les plus élevés et qui sont en mesure de retrouver un emploi plus vite que les autres ; renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emplois (…) je vous confirme que la taxe d’habitation sur les résidences principales sera intégralement supprimée pour l’ensemble des Français. Les 80 % de Français les plus modestes bénéficieront dès ce mois de septembre de la suppression du deuxième tiers de la taxe d’habitation et leur taxe sera intégralement supprimée en 2020. Pour les 20 % de Français restants, la suppression se déploiera sur trois années (…) nous avons choisi de concentrer l’intégralité de la baisse de l’impôt sur le revenu sur les classes moyennes qui travaillent : le taux d’imposition de la première tranche de l’IR, qui regroupe 12 millions de foyers, sera abaissé de trois points. Cela représente un gain moyen par foyer de 350 € (…) ces baisses seront votées dans le projet de loi de finances pour 2020 (…) la prime exceptionnelle de fin d’année sera reconduite pour 1 an en 2020, avec le même régime défiscalisé dans la limite de 1 000 € par bénéficiaire (…) l’acte II, c’est répondre au défi du vieillissement de la population (…) la ministre des Solidarités et de la Santé présentera à la fin de l’année un projet de loi qui définira une stratégie et la programmation des moyens nécessaires pour prendre en charge la dépendance (…) l’autre grand défi de notre génération, c’est la mise en place d’un système universel de retraite (…) il reposera sur un principe simple : les règles seront les mêmes pour tous. C’est-à-dire qu’un euro cotisé ouvrira les mêmes droits pour tous. Ce système sera aussi plus redistributif car il réduira l’écart entre les pensions des plus modestes et celles des plus aisés, entre les pensions des hommes et celles des femmes (…) nous maintiendrons la possibilité d’un départ à 62 ans, mais nous définirons un âge d’équilibre et des incitations à travailler  plus longtemps. La condition pour que ce choix existe, c’est que le chômage recule, et c’est la raison pour laquelle nous lancerons un grand plan pour l’emploi des seniors. L’acte II, c’est aussi répondre à un certain nombre de peurs  qui se sont exprimées durant le grand débat (…) nous devons garantir l’ordre public (… ) durant les douze prochains mois, notre priorité sera de combattre le trafic de stupéfiants qui gangrène des pans entiers de notre territoire (…) j’ai également demandé à Christophe Castaner un plan pour lutter contre la violence gratuite (…) combattre les peurs du pays, montrer que nous gardons le contrôle, c’est avoir le courage d’affronter sans fausse pudeur certaines réalités, notamment concernant la pression migratoire (…) combattre les peurs, c’est « remettre de la conscience dans la science » pour paraphraser une formule célèbre. C’est déterminer ce qui est permis et ce qui ne l’est pas dans des domaines où tout devient techniquement possible. Les Etats généraux de la bioéthique se sont achevés il y a un an. Le Parlement s’est également saisi de ces questions. Le projet de loi que le Gouvernement s’est engagé à préparer pour tirer les conclusions de ces travaux est prêt. Conformément aux engagements du Président de la République, il autorise le recours à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes (…) le projet de loi sera adopté en Conseil des ministres fin juillet et pourra être débattu au Parlement dès la fin septembre, juste avant la discussion budgétaire (…) l’acte II se joue enfin dans la réforme de l’Etat (…) c’est l’ensemble de l’action publique qu’il faut désormais transformer (…) le Président de la République a accepté de revoir sa proposition de baisse d’un tiers du nombre de parlementaires pour viser une réduction d’un quart, qui permet une juste représentation territoriale et l’introduction d’une dose significative de proportionnelle (…) notre feuille de route est claire pour l’année qui vient. Mais notre vision pour le pays va bien au-delà d’une année de travail, aussi intense soit-elle. Nous souhaitons réconcilier la France avec elle-même (…) cette confiance, nous voulons la rebâtir.  En renouant avec l’idée de rassemblement, car notre pays a besoin d’unité et de respect. En renouant avec l’idée de puissance, gage de notre grandeur et de nos modes de vie. En remettant l’humain au cœur de nos préoccupations. Une France fidèle à elle-même, puissance industrielle, militaire et culturelle, une France travailleuse, solidaire et écologique, qui puise dans ce qu’elle produit la ressource de la justice sociale et qui ne vit pas au crédit de ses enfants, ni de leur environnement ».(13/06/19)


 

Laurent Wauquiez démissionne de son poste de président des Républicains

PARIS. Invité du journal de 20 h 00 de TF1, Laurent Wauquiez (photo/www.tf1.fr) a déclaré qu’il démissionnait de son poste de président des Républicains. Extraits : « J'ai décidé de me retirer de mes fonctions de président des Républicains. Ce n’est pas facile mais il faut le reconnaître avec humilité, ces élections sont un échec. Nous avons fait campagne tous ensemble mais les victoires sont collectives et les défaites sont solitaires. J’ai tout fait pour essayer de rassembler les bonnes volontés mais je ne veux pas être un obstacle à la reconstruction de la droite. Je prends mes responsabilités et me retire de mes fonctions de président des Républicains. J’ai une pensée pour les bénévoles, les militants, les élus de terrain, qui se sont engagés sans compter parce qu’ils ont une vision pour notre pays. Je continuerai à être à leurs côtés parce que je crois en eux et je crois dans l’avenir de la droite. Je suis convaincu qu’il y a un avenir pour la droite. Une droite qui porte des idées claires et des actes fort ». Il y a un petit moins d’une semaine, lors des élections européennes, la liste Les Républicains, conduite par François-Xavier Bellamy, était arrivée en quatrième position avec 8,48% des suffrages, derrière Le Rassemblement National, LaREM et les Verts. (02/06/19)

 

Elections Européennes : le Rassemblement National arrive en tête devant LaREM

PARIS. Plus de 47 millions d’électeurs, en France, étaient appelés aux urnes ce dimanche pour les élections européennes. Il y avait 34 listes. Le taux de participation est de 50,12%. Il était de 42,43% en 2014. Le ministère de l'Intérieur a publié les résultats officiels (photo/www.interieur.gouv). La liste « Prenez Le Pouvoir » conduite par Jordan Bardella et soutenue par le Rassemblement National arrive en tête avec 5 281 576 voix, soit 23,31% des suffrages exprimés. Elle obtient 23 sièges au Parlement européen. Viennent ensuite « Renaissance », la liste de Nathalie Loiseau, appuyée par LaRem et le président de la République Emmanuel Macron (5 076 363 voix ; 22,41% ; 23 sièges) ; « Europe Ecologie Les Verts (Yannick Jadot ; 3 052 406 voix ; 13,47% ; 13 sièges) ; « Union Droite-Centre » (François-Xavier Bellamy ; 1 920 530 voix ; 8,48% ; 8 sièges) ; « La France Insoumise » (Manon Aubry ; 1 428 386 voix ; 6,31% ; 6 sièges) ; « Envie d’Europe » (Raphaël Klucksmann ; 1 401 978 voix ; 5 sièges) ; « Debout La France » (Nicolas Dupont Aignan ; 794 953 voix ; 3,51 % ; 0 siège) ; « Liste Citoyenne » (Benoît Hamon ; 741 212 voix ; 3,27% ; 0 siège) ; « Les Européens » (Jean-Christophe Lagarde ; 566 746 voix ; 2,50% ; 0 siège) ; « Pour l’Europe Des Gens » (Ian Brossat ; 564 717 voix ; 2,49% ; 0 siège) ; « Parti Animaliste » (Hélène Thouy ; 489 570 voix ; 2,17% ; 0 siège) ; « Urgence Ecologie » (Dominique Bourg ; 411 793 voix ; 1,82 % ; 0 siège) ; « Ensemble Pour Le Frexit » (François Asselineau ; 265 957 voix ; 1,17% ; 0 siège) ; « Lutte Ouvrière » (Nathalie Arthaud ; 176 434 vois ; 0,78% ; 0 siège ; « Ensemble Patriotes » (Florian Philippot ; 147 044 voix; 0,65% ; 0 siège) ; « Alliance Jaune «  (Francis Lalanne ; 122 573 voix ; 0,43% ; 0 siège) ; « Les Oubliés De l’Europe » (Olivier Bidou ; 51 404 voix ; 0,23%) ; « Parti Pirate » (Florie Marie ; 31 684 voix ; 0,14% ; 0 siège) ; « Europe Au Services des Peuples » (Nagib Azergui ; 28 447 voix ; 0,13% ; 0 siège) ; « Esperanto » (Pierre Dieumegard ; 18 567 voix ; 0,08% ; 0 siège) ; « Parti Fed Européen » (Yves Gernigon ; 12 581 voix ; 0,06% ; 0 siège) ; « A Voix Egales » (Nathalie Tomasini ; 11 604 voix ; 0,05% ; 0 siège) ; « Décroissance 2019 » (Thérèse Delfel ; 10 479 voix ; 0,05% ; 0 siège ; « Allons Enfants » (Sophie Caillaud ; 8 203 voix ; 0,04% ; 0 siège) ; « PACE » (Audric Alexandre ; 6 875 voix ; 0,03% ; 0 siège) ; « Initiative Citoyenne » (Gilles Helgen ; 6 267 voix ; 0,02% ; 0 siège) ; « UDLEF » (Christian Luc Person ; 5 016 voix ; 0,0% ; 0 siège) ; « Liste de la Reconquête » (Vincent Vauclin ; 4 835 voix ; 0,02% ; 0 siège) ; « Démocratie Représentative » (Hamada Traoré ; 3 463 voix ; 0,02% ; 0 siège) ; « Une France Royale » (Robert de Prévoisin ; 3 393 voix ; 0,01% ; 0 siège ; « Neutre Et Actif » (Cathy Corbet ; 2 694 voix ; 0,01% ; 0 siège) ; « Evolution Citoyenne » Christophe Chalençon ; 2 120 voix ; 0,01%) ; « La Ligne Claire » (Renaud Camus ; 1 897 voix ; 0,01% ; 0 siège) ; « Révolutionnaire » (Antonio Sanchez ; 1 458 voi ; 0,01% ; 0 siège). Les 751 députés européens se répartissent ainsi : 41 sièges gauche radicale ; 149 sièges sociaux démocrates ; 77 sièges écologistes et régionalistes ; 108 sièges centristes et libéraux ; 175 sièges conservateurs ; 58 sièges droites nationaliste et souverainiste, ; 115 sièges extrême droite ; 28 sièges autres. (26/05/1

 

Elections européennes : la France votera les 25 et 26 mai 2019

PARIS. Les élections des représentants au Parlement européen (photo/interieur.gouv.fr) auront  lieu dans tous les États membres de l'Union européenne entre le 23 et le 26 mai 2019. Ce seront les neuvièmes élections européennes depuis le premier vote au suffrage universel direct en juin 1979. Pour la France, les élections européennes se dérouleront en métropole le dimanche 26 mai 2019, sauf à Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, en Guadeloupe, Martinique, Guyane et Polynésie française ainsi que dans les bureaux de vote ouverts par les ambassades et postes consulaires situés sur le continent américain, où elles auront lieu le samedi 25 mai 2019. 34 listes de candidats à l'élection des représentants au Parlement européen ont été officiellement enregistrées. Chacune de ces listes candidates comporte 79 noms, avec une alternance de candidats de chaque sexe. Lors du dernier scrutin pour les élections européennes, le taux de participation était de 42,43 %. Cette année, quelques changements sont prévus. Pour les élections, la loi du 25 juin 2018 a introduit un changement majeur en France : l’adoption d’une circonscription unique mettant fin aux huit circonscriptions régionales. Chaque parti présente une liste de candidats pour l’ensemble du territoire français. Le système de la représentation proportionnelle est toujours conservé. A l'issue du scrutin, les partis ayant obtenu plus de 5% des suffrages bénéficieront d'un nombre de sièges proportionnel à leur nombre de voix. Les sièges du Parlement européen sont attribués en fonction du nombre d’habitants de chaque État membre. En 2019, le nombre de députés européens est réduit à 705. Si le Royaume-Uni est toujours membre de l'UE le 2 juillet, la composition actuelle qui compte 751 députés continuera de s'appliquer jusqu’à son retrait. Pour les représentants des citoyens européens, les lois du 15 septembre 2017, pour la confiance dans la vie politique, introduisent de nouvelles mesures pour prévenir les conflits d’intérêts. Tout représentant au Parlement européen ne pourra plus continuer une activité de conseil débutée moins d’un an avant son mandat, même celle d’avocat, ni conserver le contrôle d’une société de conseil s’il l’a acquise moins d’un an avant son mandat. La loi interdit également d’exercer une activité de lobbyiste. Enfin, en vertu des règles de limitation du cumul des mandats, un représentant des citoyens européens ne peut plus cumuler son mandat de parlementaire avec une fonction exécutive locale (maire, président de région ou vice-président…). Il peut en revanche conserver un mandat local (conseiller municipal, départemental ou régional). Votée en 2014, cette loi s’applique pour la première fois en 2019. Le Parlement européen est composé de représentants élus dans tous les États membres de l’Union européenne. Ils sont élus pour 5 ans et représentent plus de 500 millions de citoyens européens. Le Parlement européen dispose de trois pouvoirs : le pouvoir législatif, budgétaire et de contrôle. (21/05/19)


 

Emmanuel Macron définit les grandes lignes de ses prochaines actions

PARIS. A l’issue du Grand débat national, le Président de la République, Emmanuel Macron, a donné ce jeudi la première conférence de presse de son quinquennat (photo/elysee.fr) où dans un discours préliminaire, il a présenté les orientations qu’il souhaite concrétiser. Extraits : « Que s'est-il passé depuis le mois d'octobre dernier dans notre pays ? Le mouvement des gilets jaunes qui a dit sa colère, son inquiétude, qui a dit aussi son impatience que les choses changent plus vite, plus radicalement et que le peuple français puisse avoir sa part de progrès dans un monde incertain et où il faut bien le dire, il a eu le sentiment durant plusieurs années de plutôt subir des reculs (…) C’est pour cela que j’ai apporté une réponse dès le 10 décembre dernier parce qu’elle me paraissait juste et qu’elle était cohérente avec les orientations que nous avions retenu au début du quinquennat : donner plus de pouvoir d’achat mais plus vite aux classes moyennes et à celles et ceux qui travaillent. C’est aussi pour cela que j’ai voulu ce Grand débat national, dans lequel je me suis personnellement engagé aux côtés des maires, et qui a permis à plusieurs millions de nos concitoyens de participer (…) Je crois dans la définition plus profonde d’une nouvelle ambition, dans la réponse aux questions profondes que se pose notre pays (…) D’abord face au sentiment d’injustice, nous devons apporter une réponse qui place l’homme au cœur de notre projet bien davantage que nous ne l’avons fait. Notre projet national doit être plus juste, plus humain (…) Et pour ce faire il y a quatre orientations que je voulais brosser ce soir devant vous avant de répondre à vos questions et qui sont, en quelque sorte, celles sur lesquelles  je veux construire cette nouvelle étape (…) La première orientation c’est de changer, beaucoup plus en profondeur notre démocratie, notre organisation, notre administration (…) La question du vote obligatoire est souvent revenue. Je ne retiendrai pas cette option, parce qu’on ne répond à la crise démocratique par la contrainte (…) Ensuite, il y a la question du vote blanc (…) Je ne la retiendrai pas parce qu’au fond la crise de notre démocratie est aussi une crise d'efficacité et de capacité à prendre les décisions (…) Enfin, il y a eu la question du référendum d'initiative citoyenne. Tel qu'il est proposé, il me semble remettre en cause la démocratie représentative mais je crois malgré tout nous devons donner plus de place à  la voie référendaire dans notre démocratie (…) Nous devons ensuite changer de méthodes d'organisation de notre République (…) Nous devons sur ce point remettre de la présence de services publics, assurer l'accès aux services publics à moins de 30 minutes avec un accompagnement personnalisé pour les démarches de la vie quotidienne, assurer l'accès aux soins pour tous en luttant contre les déserts médicaux et ne plus avoir d'ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d'hôpitaux ni d'écoles, sans l’accord du maire (…) La deuxième orientation que je souhaite poursuivre pour les prochaines années, c'est de remettre l'humain et la justice au cœur du projet national (…) Il me semble que la meilleure orientation pour répondre au besoin de justice fiscale est de baisser les impôts du maximum, en particulier ceux des classes moyennes (…) Je serais donc simple, je ne veux pas de hausse d'impôts. Je veux des baisses pour ceux qui travaillent en réduisant significativement l'impôt sur le revenu (…) Ensuite c'est l'éducation (…) J’ai demandé au Gouvernement d'y travailler, de pouvoir avoir de la grande section de maternelle au CE1 des classes ne dépassant jamais 24 élèves (…) Cet investissement dans l'école, dans l'université, dans le savoir c’est la première politique de lutte contre les injustices dans notre pays. La deuxième c'est le travail et le mérite (…) Je souhaite que les partenaires sociaux, les associations les élus puissent travailler ensemble avec le Gouvernement pour proposer d'ici à septembre des solutions concrètes (…) Je dois dire que les décisions que nous avons prises à l'automne non seulement ont été mal comprises, elles ont été bien comprises mais mal vécues, elles ont été vues comme injustes et elles doivent donc être corrigées. C'est pourquoi au 1er janvier prochain je souhaite que nous réindexions les retraites de moins de 2000 euros et qu'il n'y ait plus de sous indexation de quelque retraite que ce soit à partir de l'année 2021 (…) La troisième orientation que je souhaite donner c'est d'assumer la clarté, la force d'un investissement dans les grandes transitions pour bâtir la confiance (…)  Nous sommes face à des défis, des grands changements et ils suscitent de la crainte (…) La première de ces transitions, c'est évidemment le climat qui doit être au cœur du projet national et européen (…) Face au vieillissement nous devons rebâtir un système de retraite juste par point. C’est l’engagement que j’ai pris pendant la campagne présidentielle (…) Enfin la quatrième orientation que je souhaite donner aux années qui viennent, c’est de savoir défendre, réaffirmer les permanences du projet français, de ce qui est la trame de notre nation. (… ) Je veux que dans les prochains temps nous puissions redéfinir une véritable ambition et la force d’une politique familiale pour accompagner nos familles qui se sont profondément transformées ces dernières années. (…) Enfin une nation, elle se tient aussi par ses limites et ses frontières. Je crois très profondément dans un patriotisme ouvert, dans une France qui rayonne à l'international qui est conquérante mais pour être ouverts, il faut avoir des limites (…) Il faut des frontières, il faut qu'elles soient respectées, il faut des règles. Et aujourd'hui force est de constater que les choses ne tiennent pas comme elle devrait. D'abord au niveau européen, nous avons décidé d'avoir des frontières communes, c’est le fameux espace Schengen avec les règles des accords de Dublin. Cela ne marche plus. Et pour moi, c'est le deuxième grand combat européen avec le climat, c'est le combat en matière de migration. Nous devons profondément refonder notre politique de développement et notre politique migratoire (…) Voilà, au fond, ce qu'il nous faut faire c'est rebâtir un patriotisme inclusif où chacun prend sa part, où l'intérêt général français et européen est, au fond, réaffirmé mais n'est pas simplement l'addition des intérêts particuliers… ». (25/04/19) 
 

218 parlementaires souhaitent un référendum sur la privatisation d’ADP

PARIS. Pour la première fois dans l’histoire, 218 parlementaires issus de 11 groupes parlementaires différents (photo/lessocialistes.fr) ont lancé une procédure de Référendum d’Initiative Partagée, visant à garantir le caractère public des aéroports de Paris. Le Groupe Socialistes et apparentés, signataire de la demande souligne : « Face à l’aberration économique et l’erreur stratégique que constitue le projet du gouvernement de privatiser Aéroports de Paris, nous enclenchons une procédure inédite prévue par l’article 11 de la Constitution en rassemblant des députés et des sénateurs de tous bords. Pendant plusieurs mois, les gilets jaunes ont exprimé leur colère suite à la privatisation des autoroutes : nous ne pouvons pas sortir du Grand débat et leur proposer de privatiser Aéroports de Paris. Pendant plusieurs mois, les Français ont exprimé leur souhait d’être plus directement associés aux décisions politiques : associons les à ce choix stratégique. Nous proposons donc aux Français de reconnaître, par la voie du referendum, que l’aménagement, l’exploitation et le développement de ces aéroports relèvent d’un service public national. Le préambule de la Constitution de 1946 précisant qu’un service public national est la propriété de la collectivité, le Gouvernement ne pourrait plus privatiser les Aéroports de Paris. Pour que ce referendum ait lieu, nous devons désormais rassembler le soutien de 10% des électeurs soit 4,7 millions de Français. Le recueil des signatures sera organisé par le ministère de l’Intérieur. Nous appelons tous les Françaises et les Français à se mobiliser dans les prochains mois pour que ce référendum soit organisé dans les plus brefs délais et que nous combattions ensemble ce projet du gouvernement ». (09/04/19)

 

Restitution du Grand débat : quatre exigences

PARIS. Trois mois environ après son lancement par le président de la République, le Grand débat national s'achève aujourd'hui. Le Premier ministre Edouard Philippe (photo/gouvernement) a fait part dans un discours au Grand Palais de le restitution de ce Grand débat. Extraits : « Ces trois mois ont été intenses. Ils ont pu paraître trop courts à certains, ils ont peut-être paru trop longs à d'autres. Je crois qu'ils étaient nécessaires, nécessaires pour donner la parole aux Français (…) C’est évidemment difficile de résumer en quelques mots, ou par un discours, les dizaines de millions de mots et les centaines de milliers d’idées qui ont été exprimées par nos concitoyens (…) Je retiens un immense besoin de justice et d'équité et 4 grands axes, 4 exigences. Certaines d'entre elles étaient déjà fortement ressenties et en cela le débat a permis de confirmer un certain nombre d'orientations. D'autres plus nouvelles impliquent de changer d'approche, de changer de méthode et peut-être même de changer d'échelle. La première exigence est en fait une immense exaspération fiscale (…) Notre pays a atteint aujourd'hui une sorte de tolérance fiscale zéro, je ne sais pas si on peut l'appeler comme ça, mais c'est souvent comme cela qu'elle est exprimée. Les débats, je le crois nous indiquent clairement la direction à prendre : nous devons baisser et baisser plus vite les impôts (…) La deuxième exigence va avec cette priorité à la justice, c'est une exigence de fraternité, de proximité, de lien quotidien (…) Nous vivons dans un pays où à certains endroits, on ne se voit plus ou on ne se parle plus. Et quant à son tour le service public ferme ou déménage, c'est l'État qui est bien souvent le dernier rempart qui abandonne aussi. La réponse à ce profond malaise consiste probablement à rétablir l'équilibre entre les métropoles et les communes qui se trouvent à l'extérieur des logiques métropolitaines (…) Nous devons aussi adapter nos services publics pour qu'ils redeviennent des services de contact, pas uniquement numériques, humains (…) Nous devons aussi déployer une culture de la simplicité (…) Nous devons bâtir ensemble une organisation et un fonctionnement qui reposent sur la recherche d'une production beaucoup moins importante de normes et beaucoup plus importante de solutions, où le service aux usagers doit primer (…) La troisième exigence, c'est une exigence démocratique (…) Les Français veulent une démocratie plus représentative, plus transparente, plus efficace et une exemplarité encore renforcée. La dernière exigence est une urgence, une urgence climatique dont les Français ont une claire conscience. Une des nombreuses bonnes nouvelles de ce Grand débat, c'est que les Français, à la différence de nombreux autres peuples, ne sont pas climato-sceptiques. (…) Ces 4 orientations, sans forcément faire l'unanimité font globalement consensus parmi les contributeurs (…) Tout l'enjeu va donc maintenant consister à passer de ces éléments de consensus sur les exigences que j'ai évoquées, à des compromis démocratiques pour atteindre ces objectifs (…) Une chose m'apparaît certaine : nous sommes parvenus à une situation où hésiter serait pire qu’une erreur, ce serait une faute. Le besoin de changement est si radical, que tout conservatisme, toute frilosité, serait à mes yeux impardonnables ». (08/04/19)

En bref

EUROPE ECOLOGIE-LES VERTS. Julien Bayou a été élu secrétaire national avec 92,6% des voix. Il succède à 39 ans, à David Corman. (30/11/2019)


OFFENSIVE TURQUE. Le Président de la République a réuni dimanche 13 octobre le Conseil de Défense et de Sécurité nationale pour faire le point de la situation dans le Nord-Est syrien. Il a souligné que l’offensive unilatérale engagée par la Turquie comportait le risque d’entraîner des conséquences humanitaires dramatiques, une résurgence de Daech dans la région, et une déstabilisation durable du Nord-Est syrien. La France la condamne dans les termes les plus fermes. Les décisions suivantes ont été actées :La France accentuera ses efforts diplomatiques,  obtenir la cessation immédiate de l’offensive turque en cours. Des mesures seront prises dans les prochaines heures pour assurer la sécurité des personnels français militaires et civils présents dans la zone au titre de la coalition internationale contre Daech ou de l’action humanitaire. Un programme de réponse humanitaire d’urgence sera mis en œuvre pour faire face aux besoins des populations du Nord-Est syrien. La priorité absolue doit être d’empêcher la résurgence de Daech dans la région. Le risque d’évasion, en raison de l’offensive de la Turquie, des terroristes de Daech faits prisonniers, est pleinement pris en compte. Des mesures ont également été adoptées pour renforcer la sécurité du territoire national dans ce contexte. (14/10/019)

 

LES REPUBLICAINS. Christian Jabob a été élu président des "Républicains" avec 62,58% des voi. Les autres candidats, Julien Aubert et Guillaume Larrivé, obtiennent 21,28% et 16,14%. Plus de 62 000 adhérents ont participé au vote, soit une participation de 47,44%. Il succède au président par intérim Jean Leonetti suite à la démission de Laurent Wauquiez. (13/10/2019)

 

DISPARITION. Jacques Chirac, qui a occupé la fonction de Président de la République française de 1995 à 2007, est décédé à l’âge de 87 ans. Député de la Corrèze et secrétaire d’Etat à partir de 1967, il est nommé Premier ministre par Valéry Giscard d’Estaing en 1974. Deux ans plus tard, il lance le Rassemblement Pour la République (RPR). Il devient maire de Paris en 1977. En 1981, il se présente  l’élection présidentielle remporté par François Mitterrand. Il exerce à nouveau la fonction de Premier ministre de 1986 à 1988. Il est le premier chef du gouvernement d’une cohabitation sous la Veme République. En 1988, il est battu au second tour de l’élection présidentielle face au président sortant. En 1995, il est élu Président de la République  avec 52,6% au second tour face au socialiste Lionel Jospin. En 2002, il est réélu au second tour avec 82,2% des voix, bénéficiant d’un « front républicain » face au candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen. Pendant son second mandat, après avoir lancé l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP), il prend la tête de l'opposition internationale à la guerre d'Irak lancée par George W. Bush. Retiré de la vie politique, il siège jusqu’en 2011 au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit en tant qu'ancien président de la République. Malade, il effectue sa dernière apparition publique en 2014. (26/09/2019)

 

REFERENDUM. Le premier référendum d’initiative partagée vient d’être mis en place. Le référendum d’initiative partagée est une procédure qui permet à une proposition de loi, présentée par un cinquième des membres du Parlement, d’être inscrite à l’ordre du jour des assemblées si elle est soutenue par 10 % des électeurs. Les lois dites « référendaires » ne peuvent porter que sur les domaines mentionnés par l’article 11 de la Constitution. La proposition de loi ne doit pas avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an et elle ne doit pas porter sur un sujet rejeté par référendum il y a moins de deux ans. Tout citoyen français inscrit sur les listes électorales peut soutenir la proposition pendant les neuf mois qui suivent l'ouverture du recueil des soutiens. Le référendum d’initiative partagée a été introduit par la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008. Il est mis en œuvre pour la première fois à l'occasion du dépôt d'une proposition de loi par 248 parlementaires, visant à affirmer le caractère de service public national d'Aéroports De Paris. C'est le ministère de l'Intérieur qui organise le recueil des signatures. Les votes sont recueillis sur le site internet dédié au référendum d'initiative partagée, www.referendum.interieur.gouv.fr.  Il est également possible de déposer un soutien dans la mairie la plus peuplée de chaque canton. 4,7 millions de citoyens doivent apporter leur soutien à la proposition de loi pour que celle-ci soit soumise au vote définitif du Parlement. (26/06/2019)

 

 ENQUETES. Dans le cadre de l'affaire François de Rugy, le rapport d'enquête présenté par l'Assemblée nationale constate aucune irrégularité mais trois dîners aux prestations "nettement supérieures aux usages". Par ailleurs, l'enquête menée par le Gouvernement valide dans l'ensemble les travaux réalisés dans le logement de fonction du ministre démissionnaire. (23/07/2019)

 

 ELYSEE. Comme elle le fait depuis 2009, la Cour des comptes a procédé au contrôle annuel des comptes et de la gestion des services de la Présidence de la République pour l’année 2018. Elle relève que « les charges du compte de résultat ont connu une hausse de 6,6 %, et les produits ont augmenté de 2,9 %. En exécution, l’augmentation des charges s’explique principalement par celle des charges de personnel et de fonctionnement courant, en raison d’un accroissement de l’activité de la Présidence. La dotation budgétaire initiale, de 103 M€, s’étant révélée insuffisante pour couvrir les dépenses, un prélèvement sur la réserve d’un montant de 5,67 M€ a dû être effectué pour contribuer à rétablir l’équilibre budgétaire. Les dépenses, bien que revenues à leur étiage de 2008, doivent faire l’objet d’un cadrage pluriannuel. Au 31 décembre 2018, la Présidence disposait de 816 agents, dont 333 militaires et 483 civils, contre 822 fin 2017. Le commandement militaire représente près de 30 % des effectifs. 81 % des agents sont mis à disposition. La masse salariale a augmenté de 4,2 % en 2018 ». (18/06/2019)

 

GOUVERNEMENT. Elisabeth Borne, 58 ans, a été nommé ministre de la Transition écologique et solidaire. Elle succède à François de Rugy démissionnaire, mais elle n’est pas ministre d’Etat. Sa nouvelle fonction vient s’ajouter à celle de ministre des Transports. Elisabeth Borne est née le 18 avril 1961 à Paris. Diplômée de l'École polytechnique, de l'École nationale des ponts et chaussées et du Collège des ingénieurs, elle intègre en 1987 le ministère de l'Équipement, avant de rejoindre la direction régionale de l'Equipement d'Île-de-France en 1989. Au début des années 1990, elle devient conseillère au ministère de l'Éducation nationale auprès de Jack Lang puis de Lionel Jospin. En 1997, elle intègre, comme conseillère technique chargée des Transports, le cabinet du nouveau Premier ministre, Lionel Jospin. En 2002, elle devient directrice de la stratégie de la SNCF, puis rejoint la société Eiffage en 2007 en tant que directrice des concessions. De 2008 à 2013, Elisabeth Borne est directrice générale de l'Urbanisme à la mairie de Paris. En février 2013, elle est nommée préfète de la région Poitou-Charentes. Après un an passé au ministère de l'Écologie comme directrice du cabinet de Ségolène Royal, Élisabeth Borne devient présidente de la RATP avant de se voir attribuer, le 17 mai 2017, le portefeuille des Transports, dans le nouveau gouvernement d’Edouard Philippe. (16/07/2019)

 

MUNICIPALES. Le ministère de L'intérieur a précisé que les élections des conseillers municipaux et, à Paris, des conseillers de Paris, auront lieu le dimanche 15 mars 2020 pour le premier tour. Le second tour aura lieu, le cas échéant, le dimanche 22 mars 2020. Les électeurs des communes de 1 000 habitants et plus sont également convoqués aux mêmes dates pour le renouvellement des conseillers communautaires. Ces dates ont été retenues conformément aux dispositions du code électoral qui imposent que ces élections soient organisées au mois de mars et en tenant compte du calendrier des vacances scolaires. Elles seront fixées à la rentrée par un décret pris en  Conseil des ministres qui convoquera les électeurs à ces dates. Pour la première fois, les électeurs de la métropole de Lyon éliront le même jour leurs conseillers métropolitains. Depuis le 1er janvier 2015, le conseil de la métropole de Lyon s’est substitué au conseil communautaire de la communauté urbaine de Lyon et, sur le territoire métropolitain, au conseil départemental du Rhône. Ses 150 membres seront élus au suffrage universel direct. La période de prise de candidature sera fixée localement par le préfet. Elle s’achèvera pour tous les candidats le jeudi 27 février. (16/07/2019)

 

MUNICIPALES. Benjamin Griveaux défendra les couleurs de LaREM pour les élections municipales de 2020 à Paris. Il a été officiellement désigné par la Commission  nationale d'investiture du parti présidentiel. Il a té préféré à Hugues Renson et Cédric Vilani. (10/07/2019)

 

GOUVERNEMENT. Plusieurs articles publiés par Mediapart dénoncent les « dîners fastueux » organisés à l’Hôtel de Lassay, par François de Rugy, ancien président de l’Assemblée nationale et qui occupe aujourd’hui la fonction de ministre de la Transition écologique et solidaire. Toujours selon Mediapart, Nicole Klein, directrice de cabinet de François de Rugy, aurait conservé un logement HLM à Paris alors qu’elle n’habitait plus la capitale. Par ailleurs, toujours d’après Mediapart, François de Rugy auraient fait procédé à 63 000 euros de travaux, payés par le contribuable, dans les appartements privés du ministère. Convoqué par le Premier ministre Edouard Philippe, François de Rugy a été confirmé dans ses fonctions et s’est engagé à rembourser chaque euro contesté. (11/07/2019)

 

FINANCES. Dans son rapport, la Cour des comptes constate que "Le déficit public s’est de nouveau réduit en 2018, à 2,5 points de PIB, mais plus faiblement qu’en 2017. La dette publique rapportée au PIB a cessé d’augmenter, pour la première fois depuis dix ans. La trajectoire du programme de stabilité d’avril 2019 prévoit une hausse du déficit et de la dette cette année, en raison de la transformation du CICE en baisse de charges, puis un repli à partir de 2020, mais à un rythme nettement ralenti par rapport au précédent programme. Si la prévision pour 2019 est atteignable, en dépit de risques de dépassement des objectifs de dépenses, la trajectoire 2020-2022, qui ne prend pas en compte les mesures annoncées fin avril à la suite du Grand Débat national, est affectée de nombreuses fragilités, diverge de celle de nos voisins et n’est pas cohérente avec la loi de programmation des finances publiques de janvier 2018". (25/06/2019)

 

ENFANTS. La France a procédé ce jour au retour de 12 jeunes enfants français mineurs, orphelins ou isolés, qui se trouvaient dans des camps du nord-est de la Syrie. Le ministère des Affaires étrangères précise : "Ces enfants ont été remis aux autorités judiciaires françaises, font désormais l’objet d’un suivi médical particulier et d’une prise en charge par les services sociaux. La France remercie les responsables locaux du nord-est de la Syrie de leur coopération, qui a rendu possible cette issue. La décision a été prise au regard de la situation de ces jeunes enfants particulièrement vulnérables. Par ailleurs, en contact avec les autorités néerlandaises, deux mineurs orphelins néerlandais en bas âge ont également été pris en compte et confiés dès leur arrivée à leur tuteur néerlandais". (10/06/2019)

 

CONVENTION. Après la déroute des Républicains aux élections européennes, le président Les Républicains du Sénat Gérard Larcher a annoncé l'organisation en octobre d'une Convention nationale de la Droite et du Centre.(04/06/2019)

 

EUROPEEENES.34 listes de candidats à l'élection des représentants au Parlement européen du 26 mai prochain ont été officiellement enregistrées, à l'issue de la période du dépôt des candidatures le 3 mai à 18 heures. Chacune de ces listes candidates comporte 79 noms, avec une alternance de candidats de chaque sexe. L'ordre de présentation de ces listes candidates a été arrêté par tirage au sort à l'issue du dépôt au ministère de l'Intérieur.  Il détermine à la fois l'ordre d'affichage sur les panneaux électoraux à compter du 13 mai (début de la campagne électorale) et de présentation des bulletins sur la table de décharge dans les bureaux de vote le jour du scrutin. (03/05/2019)

 

DISSOLUTION. L’association « Bastion Social »  et six autres, « Les Petits Reblochons », « Association Lugdunum », « Cercle Frédéric Mistral », « Cercle Honoré d’Estienne d’Orves »,« Association Arvernis »  et « Solidarité Argentoratum », « étroitement liées par leurs slogans, leurs doctrines, leurs méthodes et leurs appels à la violence »,  le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, ont été dissoutes ce jour par le Conseil des ministres. (28/04/2019)

 

PRIVATISATION. Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, a réagi au propos d'un groupe de députés qui souhaitent un référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'ADP, en déclarant : "Tout ceux qui se réunissent dans un attelage de circonstance pour proposer un référendum d'initiative partagée, alors que le texte n'est même pas encore voté, font le jeu des populismes et affaiblissent la démocratie représentative". (11/04/2019)

 

JUGEMENT. Saisi de certaines dispositions de la loi dite « anti-casseurs », le Conseil constitutionnel valide celles permettant en cas de manifestations certains contrôles et fouilles sur réquisition judiciaire ainsi que la répression pénale de la dissimulation volontaire du visage mais il censure, faute de garanties suffisantes, celles relatives au prononcé d'interdictions administratives individuelles de manifester. Le Conseil constitutionnel s'est prononcé sur certaines dispositions de la loi visant à renforcer et garantir le maintien de l'ordre public lors des manifestations, dont il avait été saisi par le Président de la République, par plus de soixante députés et par plus de soixante sénateurs. (04/04/2019)



 
 
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