La Tribune de l'Economie


 

Michelin va tester un pneu sans air

CLERMONT-FERRAND (Puy-de-Dôme). Michelin et General Motors ont conclu un partenariat de recherche dans le cadre duquel les deux sociétés vont tester et éprouver une nouvelle génération de pneus sans air. Le prototype a été baptisé Uptis et pourrait équiper les voitures dès 2024. Cette innovation supprime le risque de crevaison. « Uptis démontre que la vision de Michelin en faveur de la mobilité durable est un rêve atteignable. Notre collaboration avec des partenaires stratégiques tels que GM, qui partagent nos ambitions pour transformer la mobilité, nous permet de nous projeter dans l’avenir dès aujourd’hui » souligne Florent Menegaux, président du Groupe Michelin (photo/www.michelin.com). « General Motors est enthousiasmé par les possibilités qu’offre Uptis et par la collaboration avec Michelin sur cette technologie de rupture. Uptis est la solution idéale pour propulser l'industrie automobile vers l'avenir et illustre parfaitement la façon dont nos clients bénéficient des innovations développées avec nos partenaires équipementiers » poursuit Steve Kiefer, directeur général, en charge des achats et de la supply chain de General Motors. Le prototype Uptis est particulièrement adapté aux formes émergentes de mobilité. Les véhicules et les flottes de demain (autonomes, électriques, partagés ou autres), équipés en Uptis ne nécessiteront aucune maintenance liée aux pneus, ce qui optimisera leur productivité. « Le prototype Uptis démontre la capacité d'innovation de Michelin, tant dans le domaine des matériaux de haute technologie que dans l'approche de développement, en étroite collaboration avec GM. Ce partenariat renforce encore notre plan de route en matière d’innovation, autour de notre concept Vision. Uptis concrétise une étape considérable de l’ambition de Michelin pour la mobilité de demain. Il incarne également notre engagement pour une mobilité meilleure et durable pour tous » ajoute Éric Vinesse, directeur de la Recherche et Développement du groupe Michelin. Uptis présente des caractéristiques révolutionnaires dans l'architecture et les matériaux composites qui lui permettent de supporter à la fois le poids et la vitesse d’une voiture. Ces innovations se combinent pour éliminer l'air comprimé et supporter la charge du véhicule. Elles se traduisent aussi par des économies environnementales significatives : environ 200 millions de pneus dans le monde sont mis au rebut prématurément chaque année à cause d’une crevaison, de dommages causés par les aléas de la route ou d’une usure irrégulière liée à une pression mal adaptée. Les progrès réalisés grâce au prototype Uptis témoignent de l'engagement commun de Michelin et de GM à fournir des solutions de mobilité plus sûres et plus durables. (04/06/19).

Le plan de reprise de l'acierie Ascoval par British Steel validé par le Tribunal

SAINT-SAULVE (Nord) . Le Tribunal de Grande Instance de Strasbourg valide ce jeudi la reprise de l’aciérie Ascoval (photo/ascoval.fr) de Saint-Saulve et de ses 270 salariés par le groupe British Steel. Ce leader de la sidérurgie réalise un chiffre d’affaires de 1,6 milliards d’euros avec 5 000 salariés dans le monde. En reprenant l’aciérie électrique de Saint-Saulve près de Valenciennes, British Steel ouvre une filière complémentaire à celle des hauts fourneaux pour développer une production à partir d’acier recyclé destiné aux « produits longs » (rails ferroviaires, fil machine). Cette nouvelle filière stratégique et plus écologique permettra d’alimenter et faire croître le volume de production des usines et laminoirs de British Steel. En plus de servir les clients du groupe dans le monde entier, Ascoval pourra bénéficier des bureaux de vente internationaux et des fonctions R&D de British Steel, ce qui permettra à l’aciérie de Saint-Saulve de développer et diversifier sa gamme de produits, et d’offrir des aciers spéciaux de haute qualité à de nouveaux marchés. Il est prévu que la capacité maximale de production de l’usine (600 000 tonnes) soit atteinte d’ici trois ans en 2021. Roland Junck, Chairman du groupe British Steel souligne : « Nous nous réjouissons de participer à l’écriture d’une nouvelle page pour Ascoval. Nous avons été très impressionnés, malgré les difficultés traversées, par le dynamisme, la motivation exemplaire et les qualités techniques des équipes, ainsi que par le soutien de toutes les parties prenantes. Nous avons aussi pu apprécier la modernité des équipements de l’aciérie de Saint-Saulve, son emplacement stratégique qui facilite l’interaction avec les marchés européens, et enfin, ses qualités environnementales et économiques ». Les 270 salariés d’Ascoval sont repris avec l’ensemble de leurs droits acquis ainsi qu’un certain nombre de compensations liées au passif social. « Nous sommes très heureux et soulagés de passer sous l’étendard British Steel, qui compte parmi les principaux fabricants d’aciers en Europe et spécialiste des produits longs. Le projet est solide en terme de développement industriel, il permet d’assurer la stabilité financière de l’aciérie, le maintien de tous les emplois et offre des garanties de pérennité avec de nombreuses synergies commerciales, en recherche & développement, et à l’international » poursuit Cédric Orban, CEO d’Ascoval, qui conservera la direction de l’aciérie. (02/05/19)
 

La Chine commande à Airbus 290 A320 et 10 A350 XWB

TOULOUSE. Airbus et China Aviation Supplies Holding Company ont signé un accord commercial portant sur l'acquisition de 300 appareils Airbus (photo/airbus.com) destinés aux  compagnies chinoises. Dans le détail, Airbus va livrer 290 A320 et 10 A350 XWB. Cette commande  reflète la forte demande des compagnies chinoises sur l'ensemble des segments du marché, notamment pour les vols intérieurs, low-cost, régionaux et long-courriers internationaux. « C'est un honneur pour nous de soutenir la croissance de l'aviation civile chinoise grâce à nos familles de monocouloirs et gros-porteurs », souligne Guillaume Faury, président d'Airbus Commercial Aircraft et futur CEO d'Airbus avant de poursuivre « Le renforcement de nos relations avec la Chine démontre notre confiance durable envers ce marché et notre engagement à long terme vis-à-vis de la Chine et de nos partenaires ». Selon les dernières prévisions du marché chinois établies par Airbus pour la période 2018-2037, la Chine aura besoin de quelques 7 400 avions passagers et cargos neufs au cours des 20 prochaines années, ce qui représente plus de 19 pour cent de l'ensemble de la demande mondiale qui s'élève à plus de 37 400 avions neufs. A fin janvier 2019, la flotte Airbus en service auprès des opérateurs chinois comptait quelques 1 730 appareils, dont 1 455 A320 et 17 A350 XWB. Avec un carnet de commandes s'élevant à plus de 14 600 appareils et plus de 8 600 déjà livrés, l'A320 est la famille de monocouloirs la plus plébiscitée au monde. Au sein de cette dernière, l'A320neo constitue la famille de monocouloirs best-seller dans le monde, avec plus de 6 500 appareils commandés par plus de 100 clients depuis son lancement en 2010. L'A320neo a été le premier appareil à bénéficier des technologies les plus récentes, notamment des moteurs de nouvelle génération et un design cabine de référence dans l'industrie qui permettent à eux-seuls de réaliser des économies de carburant de 20%. L'A320neo affiche également des performances environnementales optimisées, avec une réduction de l’empreinte sonore de près de 50% par rapport aux appareils de la génération précédente. La famille d’appareils A350 XWB est la plus moderne au monde. Elle est synonyme de confort, de performance économique et de respect de l’environnement. L'A350 XWB est le leader sur le marché des gros-porteurs long-courrier de grande capacité (300 à plus de 400 sièges). Sa conception lui assure une souplesse et une efficacité opérationnelles incomparables pour l'ensemble des segments de marché jusqu'aux vols ultra-long-courriers (9 700 nm). L'A350 XWB bénéficie d'une conception innovante sur le plan de l’aérodynamique, des matériaux et des moteurs. Son fuselage et sa voilure sont en fibre de carbone, et sa propulsion est assurée par des moteurs Rolls-Royce caractérisés par leur faible consommation de carburant. Combinées, ces technologies récentes se traduisent par des performances opérationnelles incomparables, avec une réduction de 25% de la consommation de carburant et des émissions. (27/03/19)

 

Heuliez enregistre une commande historique de 49 bus électriques articulés

RORTHAIS. Installée à Rorthais (Deux-Sèvres), l’entreprise Heuliez Bus vient d’enregistrer une commande de 49 bus électriques articulés GX437 ELEC (photo/heuliezbus.com), passée par la société de transport public néerlandaise Qbuzz. Ces bus seront exploités dans le nord des Pays-Bas, dans la région de Groningen–Drenthe où le plus grand parc électrique sera mis en service en décembre 2019. Heuliez livrera un premiet pour le début de cette concession. Une tranche optionnelle de 51 unités supplémentaires sur 4 ans pourrait venir s’ajouter afin d’électrifier entièrement le parc des lignes  Q-Link qui relient les plus grandes villes du pays en offrant un niveau de confort élevé aux passagers avec des sièges interurbains, des connexions USB entre les sièges, une connexion Wi-Fi gratuite et une climatisation adaptée. « Le bus GX437 ELEC dispose d’une batterie unique qui peut être chargée de manière flexible, charge lente pendant la nuit et possibilité de recharge rapide pendant la journée. Les bus peuvent ainsi être utilisés sans limite. Le GX 437 ELEC présente des atouts majeurs : normes de qualité élevées, fiabilité et excellentes performances. Sa structure est en acier inoxydable à 100%, sa carrosserie est en panneaux composites permettent un gain de poids et le châssis est doté d'une protection renforcée. Plus de 100 personnes peuvent être transportées dans d’excellentes conditions de confort, dans un espace passagers lumineux » souligne Rémy Foyer, général manager Heuliez Bus qui poursuit : « Cette commande couronne des années de recherche et développement dans l’électrification des autobus ». Si la société Heuliez Bus a été créée en juin 1980 sur le site de Rorthais, son histoire remonte au début du XXème siècle, puisque la première carrosserie d’autocar Heuliez a été fabriquée en 1932. L’entreprise, qui doit son nom à Louis Heuliez, charron à Cerizay (Deu-Sèvres), a tout d’abord construit des cars puis des bus urbains à partir des années soixante-dix. Elle a connu un développement permanent grâce des coopérations fructueuses avec les principaux constructeurs européens de véhicules de transport de personnes. (22/04/19)

 

Bruno Le Maire lance la taxe française sur les géants du numérique

PARIS. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie a présenté ce mercredi le projet de loi relatif à la taxation des grandes entreprises du numérique (photo/economie.gouv). Extraits : « Vous le savez tous, nous sommes à un moment de transformation historique de nos économies. Nous vivons des bouleversements technologiques qui ont fait disparaître l’économie du XXe siècle et fait apparaître une économie du XXIe siècle, fondée sur la valeur des données, à laquelle nous ne sommes pas encore adaptés, notamment du point de vue de la fiscalité (…) Et cette économie a vu apparaître des géants du numérique qui ont changé nos modes de vie et nos manières de consommer. Ces géants ont créé des dizaines de milliers d'emplois, ils ont créé de la croissance, de la valeur pour les économies mondiales. Le signe le plus évident de cette valeur, c’est leur capitalisation boursière qui atteint plusieurs centaines de milliards de dollars (…)  Nous devons agir contre les effets pervers du développement de ces géants du numérique. Un cadre réglementaire et fiscal leur a permis de croître sans aucune limite et sans aucun contrôle (…) Certaines de ces entreprises ont déjoué les règles de la concurrence. Elles se retrouvent dans une position dominante et pratiquent des comportements illégaux. Elles se sont également affranchies de payer toute contribution au service public étranger dont elles bénéficient ici en France ou à l’étranger. Nous avons commencé à répondre à ces abus aussi bien au niveau national qu’au niveau européen avec la Commission européenne. Je crois que ces sanctions prouvent que nous sommes en train de créer les règles de l’économie du XXIe siècle. Nous ne faisons que commencer, il faut poursuivre une fois encore (…) Aujourd’hui, nous franchissons une nouvelle étape et nous voulons avec cette taxation des géants du numérique inventer la fiscalité du XXIe siècle (…) Personne ne peut accepter que les plus grandes entreprises du numérique au monde payent 14 points d’impôt de moins que les autres entreprises en Europe et ailleurs (…) C’est pourquoi nous créons cette taxation des plus grandes entreprises numériques au niveau national. Cette taxe est simple, ciblée, efficace. Elle est simple puisqu’elle aura un taux unique : 3 % sur le chiffre d’affaires numérique réalisé en France (…) Elle est ciblée puisqu’elle ne touchera que les plus grandes entreprises du numérique avec 2 seuils cumulatifs : 750 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les activités numériques dans le monde et 25 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisé en France (…) Cette taxe nationale visera les 3 types d’activités numériques qui génèrent le plus de valeur : la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires, la mise en relation des internautes par les plateformes (…) Cette taxation sera efficace puisqu’elle atteindra rapidement les 500 millions d’euros de rendement (…) Cette taxation nationale a vocation à être remplacée le moment venu par une taxation internationale, car notre objectif est d’obtenir un accord international à l’OCDE sur la taxation du digital (…) Le combat pour la fiscalité du XXIe siècle ne fait que commencer… ». (06/03/19)

En bref

INVENDUS. Le Premier ministre, Edouard Philippe a annoncé la volonté du Gouvernement de lutter contre le gaspillage et de favoriser l'économie circulaire avec un projet de loi actuellement à l'étude. L'interdiction de l'élimination des produits invendus en faveur d'un recyclage systématique fera partie des mesures. (04/06/19)

AUTOMOBILE. Le Conseil d’administration de Renault s’est réuni aujourd’hui afin d’examiner la proposition reçue de FCA (Fiat Chrysler Automobiles) concernant une potentielle fusion à 50/50 entre Renault S.A. et FCA. Après avoir revu attentivement les termes de cette proposition amicale, le Conseil d’administration de Renault a décidé d’étudier avec intérêt l’opportunité d’un tel rapprochement, confortant l’empreinte industrielle du Groupe Renault et générateur de valeur additionnelle pour l’Alliance. (27/05/19)

EMPLOI. Le taux de chômage est en recul de 0,1 point à 8,7 % de la population active en France entière (hors Mayotte) au 1er trimestre 2019, son plus bas niveau depuis début 2009, selon des chiffres de l’Insee publiés ce jeudi. (16/05/19)

EMPLOI. Selon les statistiques de Pôle Emploi, en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A baissé de -0,7% (-24 200) à l'issue du premier trimestre 2019 et de -1,5% sur un an. Au total, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B, C reste stable ce trimestre (–2 200) et recule de -0,4 % sur un an.  (26/04/19)

DEGATS. Selon la Fédération Française de l'Assurance, le coût des dégâts commis depuis le début de la mobilisation des "gilets jaunes" et jusqu'à l'acte 18 s'élève à 200 millions d'euros. D'après Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, "Le chômage partiel dû au mouvement a touché 73.500 personnes travaillant dans 5 100 entreprises, ce qui représente un coût de près de 40 millions d'euros pour les finances publiques"(19/03/19)

AUTOMOBILE. La DIrection REgionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi, a validé le Plan de Sauvegarde pour l'Emploi de l'usine Ford à Blanquefort (Gironde). Ce Plan de Sauvegarde pour l'Emploi s'élève à 165 millions d'euros. Le constructeur automobile, a salué une "étape importante franchie" qui permet de "lever une partie des incertitudes qui pesaient sur nos employés quant à leur avenir". L'usine de boîtes de vitesse, qui emploie 850 salariés, devrait cesser son activité fin août 2019.(05/03/19)

RECRUTEMENT. A compter de ce jour, les start-ups françaises peuvent bénéficier de conditions assouplies pour le recrutement de talents étrangers, via le dispositif "French Tech Visa". Il est sans condition de diplôme, gratuit et valide pour quatre ans. (01/03/19)
 
 
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